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Ottawa s'entend avec Pfizer sur une option d'achat de 56 millions de doses de vaccin

Anita Anand parle assis à une table de presse.

La ministre des Services publics et de l'Approvisionnement, Anita Anand

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Radio-Canada

Le gouvernement fédéral a conclu une entente pour une option d'achat de 56 millions de doses supplémentaires du vaccin candidat de la compagnie Pfizer.

L’annonce a été faite mardi après-midi par le bureau de la ministre des Services publics et de l'Approvisionnement, Anita Anand.

Le gouvernement fédéral avait déjà réservé 20 millions de doses auprès du géant pharmaceutique américain.

Pfizer et BioNTech ont annoncé lundi avoir mis au point un vaccin contre la COVID-19 efficace à plus de 90 %, selon l'essai à grande échelle de phase trois en cours.

La protection des patients a été obtenue 7 jours après la deuxième des deux doses et 28 jours après la première, selon les résultats préliminaires.

Pfizer et son partenaire allemand sont les premiers à présenter des résultats positifs pour un essai clinique à grande échelle d'un vaccin contre le nouveau coronavirus.

Les deux entreprises ont déclaré qu'elles n'avaient jusqu'à présent constaté aucun problème sérieux de sécurité relativement au vaccin candidat et qu'elles comptaient demander aux États-Unis une autorisation d'utilisation d'urgence dans le courant du mois.

À Ottawa, le premier ministre Justin Trudeau a jugé la nouvelle très encourageante. Il a rappelé que son gouvernement s'attend à ce que des vaccins soient prêts au début de l'année prochaine.

Si le milieu scientifique a globalement salué l’annonce des entreprises Pfizer et BionNTech, plusieurs de ses membres invitent par contre à la prudence.

Par exemple, le Dr Nicolas Brousseau, médecin à l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), met en garde contre un empressement.

Ce ne sont pas des données publiées dans un journal et révisées par des pairs, c’est simplement un communiqué de presse. Il y a encore plusieurs inconnues.

Dr Nicolas Brousseau
COVID-19             : ce qu'il faut savoir

De multiples ententes

Ottawa a multiplié les initiatives ces derniers mois pour conclure des ententes avec divers fournisseurs afin d'approvisionner massivement le pays en doses d'un futur vaccin contre la COVID-19.

On apprenait par exemple, le 23 octobre dernier, que le gouvernement fédéral avait investi 214 millions de dollars dans la mise au point et la fabrication de vaccins candidats contre la COVID-19 au Canada. La société biopharmaceutique Medicago avait la plus grosse part du gâteau avec une somme de 173 millions de dollars destinée à faire progresser son vaccin candidat.

Cette entente portait alors à 358 millions le nombre de doses de vaccins actuellement en développement que le gouvernement Trudeau a réservées dans l'espoir que l'un d'eux s'avère à la fois efficace et sécuritaire.

Préalablement à cela, Justin Trudeau annonçait avoir signé une entente avec la pharmaceutique britannique AstraZeneca pour réserver 20 millions de doses de son vaccin candidat contre la COVID-19.

Le Canada a également conclu de tels contrats d’approvisionnement avec les pharmaceutiques Sanofi et GlaxoSmithKline, Johnson & Johnson, Novavax et la société de biotechnologie américaine Moderna.

Néanmoins, la signature de ces ententes ne garantit pas que le Canada recevra les doses en question dès le début de leur production.

Selon des informations recueillies par Radio-Canada, la distribution de certains vaccins contre la COVID-19 au Canada pourrait commencer trois mois plus tard qu’en Grande-Bretagne ou aux États-Unis.

C’est le cas du vaccin de la compagnie Novavax. Sur son site web, la compagnie affirme que son vaccin sera prêt aux États-Unis et en Grande-Bretagne dès le premier trimestre de 2021. Toutefois, pour le Canada, la date de livraison se trouve plutôt au deuxième trimestre de 2021.

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