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Archives

Il y a 65 ans survenait un important glissement de terrain à Nicolet

Des hommes qui marchent dans les débris.

Le 12 novembre 1955, un important glissement de terrain emporte une partie de la ville de Nicolet.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le 12 novembre 1955, un glissement de terrain survient à Nicolet, entraînant une partie de la ville dans les eaux de la rivière. Nos archives témoignent de l’ampleur de cette catastrophe qui a causé trois décès et des pertes matérielles évaluées à 7 millions de dollars.

C’est un kilomètre de berges qui glisse et emporte tout dans son éboulement.

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Téléjournal, 12 novembre 1955 (silencieux)

Ces images aériennes tirées de nos archives du 12 novembre 1955 montrent la destruction aux abords de la rivière Nicolet. Route sectionnée, maisons éventrées, automobiles enfouies sous la terre, les dégâts sont importants.

Certains Nicolétains sont rassemblés sur la rive pour constater l’étendue du désastre. D’autres s’affairent à récupérer quelques biens personnels engloutis et à ramasser ce qui peut encore être sauvé.

La cathédrale est épargnée par le glissement de terrain, mais elle sera quand même détruite quelques semaines plus tard pour des raisons de sécurité.

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Le Temps de vivre, 16 mars 1988

Le 16 mars 1988 à l’émission Le temps de vivre, l’animateur Pierre Paquette accueille Lionel Duguay, un citoyen de Nicolet qui a été témoin de l’événement.

Le souvenir est très présent dans la mémoire de l’homme. Ce sont des instants qu’il n’oubliera jamais.

Il était 11 h 45, le 12 novembre 1955, lorsque la terre s’est mise à bouger. En quinze minutes tout au plus, le paysage de Nicolet a changé à tout jamais.

Une école de trois étages s’effondre. Heureusement, c’est un samedi. Malgré tout, l’Académie devait recevoir 200 élèves, deux heures plus tard, pour le visionnement d’un film. Il s’en est fallu de peu pour que l’effondrement fasse plus de victimes.

Le sinistre fait trois morts. Un frère des Écoles chrétiennes, la cuisinière de l’Académie et un bébé sont emportés dans les décombres.

L’éboulement entraîne six bâtiments importants, dont l’archevêché et une station-service.

2000 résidents seront évacués, ce qui constitue à cette époque, 40 % de la ville de Nicolet.

Lors du cinquantième anniversaire de l’événement, la journaliste Jessica Jutras présente un reportage au Téléjournal.

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Téléjournal, 12 novembre 2005

La chaleur et la sécheresse de l’été 1955, qui a été suivi d’un automne pluvieux, ne sont pas étrangères à l’effritement de la terre. Des travaux d’excavation qui avaient lieu pour la construction d’un boulevard cette année-là seraient également responsables de l’affaissement d’une première tranche de terre.

Le sol de Nicolet est très argileux, comme le précise le spécialiste en géomorphologie Claude Genest dans le reportage.

La nappe d’eau s’était beaucoup chargée. Les argiles se sont liquéfiées et ça a décroché.

Claude Genest

La catastrophe aura permis de produire par la suite des règlements de zonage interdisant la construction de bâtiments aux abords des berges dans les régions où les sols sont argileux.

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