•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

« La région où c’est le plus difficile au Québec, c’est le Saguenay-Lac-Saint-Jean »

Le premier ministre du Québec, François Legault, le ministre de la Santé, Christian Dubé et le directeur de la santé publique, Horacio Arruda s'adressent aux médias.

Québec ne lèvera ou n'assouplira aucune de ses restrictions dans les zones rouges d'ici le 23 novembre, a confirmé François Legault.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Saguenay-Lac-Saint-Jean continue de faire mauvaise figure à l’échelle provinciale en raison du nombre élevé de cas de COVID-19 enregistrés sur le territoire régional.

Après le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, qui était de passage dans la région lundi, le premier ministre du Québec, François Legault, a qualifié la situation d’inquiétante et de difficile lors d’un point de presse tenu mardi.

Le Saguenay-Lac-Saint-Jean enregistre 89 cas et quatre décès de plus que la veille. Le premier ministre a réitéré l’importance du respect des consignes d’hygiène et de distanciation pour tenter de freiner la progression du coronavirus chez nous.

« Ce sont cinq régions qui sont inquiétantes. D’abord le Saguenay-Lac-Saint-Jean, et là, c’est vraiment un peu partout. On a des problèmes au Lac, on a des problèmes à Saguenay, autant dans le secteur Jonquière que le secteur Chicoutimi, et on a des problèmes aussi à La Baie. Vraiment, la région actuellement où c’est le plus difficile au Québec, c’est le Saguenay-Lac-Saint-Jean. »

— Une citation de  François Legault, premier ministre du Québec

Les quatre autres régions administratives où la santé publique fait face à d’énormes défis sont Lanaudière, la Mauricie, le Centre-du-Québec et la Gaspésie.

Parallèlement, l’Abitibi-Témiscamingue, la Côte-Nord et le Nord-du-Québec enregistrent peu de cas. Pour les autres régions du Québec, dont Montréal et la Capitale-Nationale, la situation est considérée comme stable.

Le gouvernement du Québec a annoncé, il y a deux semaines, des mesures plus strictes pour tenter de venir à bout de la COVID-19, dont la fermeture de salles d’entraînement, de bars et de restaurants. Au Saguenay- Lac-Saint-Jean comme ailleurs, François Legault annonce le prolongement de ces mesures au moins jusqu’au 23 novembre.

Malheureusement, les indicateurs nous montrent qu’il faut être encore plus prudents , a-t-il indiqué.

Pas de nouvelles mesures, mais des directives claires

La progression du virus continue de se faire dans les écoles, les milieux de travail et la communauté, a indiqué le directeur national de la santé publique, le Dr Horacio Arruda, qui refuse de dire si les écoles, particulièrement celles dans la région de Montréal, constituent le principal vecteur de transmission de la COVID-19.

Une chose est sûre, a répété François Legault, les CHSLD de toutes les régions du Québec sont surveillés de très près et des actions particulières doivent être posées pour protéger les résidents et, par le fait même, préserver le système de santé. Il faut redoubler d’ardeur, dit le gouvernement, parce que le virus entre dans les établissements pour toutes sortes de raisons.

Des directives sont d’ailleurs émises aux directions à ce chapitre.

Les présidents-directeurs généraux des CISSS, des CIUSSS et des CHSLD ont le devoir de s’assurer que tout le monde porte un masque et les équipements de protection. On est très clair, les PDG seront imputables des résultats , a martelé le premier ministre, qui a fait valoir que le gouvernement est à la recherche de l’équilibre entre sauver des vies et la qualité de vie .

Il y a de l’espoir , a toutefois clamé le chef de la CAQ, qui estime que le Québec s’en tire somme toute bien lorsqu’on le compare à d’autres nations. Depuis le 1er septembre, c’est-à-dire le début de la deuxième vague, la province a enregistré 76 décès par million d’habitants, comparativement à 163 pour les États-Unis et 146 pour la France.

Le ministère de la Santé verra à accélérer son plan de communication dans les régions les plus touchées par le virus.

On va peut-être mettre plus l’accent sur les régions. On le voit, Montréal et Québec ont relativement bien fait depuis plusieurs semaines, mais c’est plus en région, où on doit accélérer notre programme de communication , a poursuivi le premier ministre.

Des petits partys à Noël

S’il n’a rien annoncé de concret, le premier ministre a ouvert la porte à l’autorisation, pour les Québécois, de tenir de petits rassemblements à Noël, pourvu que tout le monde y mette du sien d’ici là.

C’est le temps des Fêtes qui s’en vient. On ne doit pas s’attendre à de gros partys, mais on va tout faire pour essayer d’avoir des plus petits partys pour que les familles, les amis puissent se voir à Noël et au jour de l'An. Il est trop tôt pour vous annoncer ce qu'on pourra faire, mais plus on fera d’efforts d'ici au mois de décembre, plus ce sera facile d’adoucir certaines mesures , a-t-il fait valoir.

Enfin, la position récente de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui a déterminé que la COVID-19 peut se propager dans l’air (contamination par aérosol) force Québec à mettre en branle un plan d’amélioration des systèmes de ventilation dans tous ses établissements de santé, de même que dans ses écoles. Une analyse est en cours par des professionnels de l’Institut national de santé publique du Québec à ce sujet.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !