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Le réseau social Parler, plus populaire que jamais depuis la défaite de Trump

La page d'accueil de l'application Parler est visible sur les écrans d'une tablette et d'un téléphone intelligent.

Le réseau social Parler, qui ressemble à Twitter, a été lancé en 2018. Depuis, il fait le plein d'adeptes à droite de l'échiquier politique.

Photo : afp via getty images / OLIVIER DOULIERY

Radio-Canada

Parler, le nouveau réseau social chouchou de la droite américaine qui se vante de protéger la liberté d’expression (même la désinformation), est devenu l’application la plus téléchargée sur le Google Play Store et l’App Store ces derniers jours, alors que Donald Trump refuse toujours de reconnaître sa défaite à l’élection présidentielle.

Parlez librement et exprimez-vous ouvertement, sans crainte de vous voir retirer votre droit de parole en raison de vos opinions, peut-on lire sur la page d’accueil du réseau social, qui se présente comme la première plateforme mondiale de liberté d’expression.

Parler fait le plein d'adeptes chez les sympathisantes et sympathisants républicains depuis son adoption par des ténors du Parti républicain à l'été 2020.

Pendant que Facebook et d’autres réseaux sociaux bannissent des comptes, des pages et des groupes qui publient de la désinformation, notamment au sujet du vol présumé de l’élection présidentielle au profit de Joe Biden et des démocrates, des partisans et partisanes de Trump suggèrent à nouveau de se réfugier sur Parler. Et ces appels semblent avoir eu leur effet.

Dimanche, au lendemain du discours de victoire de Joe Biden, environ 636 000 personnes ont téléchargé l’application C’est un record pour Parler, selon les chiffres de Sensor Tower, une firme de recherche et d’analyse des marchés.

Durant la fin de semaine, l’application a pris la première position des applications les plus populaires sur les deux principales boutiques d’applications pour téléphones intelligents, l’App Store et le Google Play Store, encore selon les chiffres de Sensor Tower.

Parler compterait aujourd’hui 7,6 millions d'abonnements, comparativement à 4,5 millions la semaine dernière, d’après Jeffrey Wernick, pdg et investisseur stratégique de l’entreprise.

Dans une lettre d’opinion publiée sur le site web du réseau Fox en juillet, Wernick dernier parlait de son implication auprès du réseau social comme d’un investissement dans la liberté.

Le web est en train d’être colonisé par des oligarques de la technologie tels que Twitter et Facebook, écrivait-il. Ils utilisent la technologie qui devait servir à nous libérer pour plutôt nous réduire à la soumission.

La censure de Facebook, entre autres, décriée

La semaine dernière, Facebook a fait fermer le groupe Stop the Steal (Arrêtez le vol), qui comptait plus de 350 000 membres et propageait la théorie, non fondée, selon laquelle les démocrates ont volé l’élection au moyen de fraudes électorales massives.

Le réseau social mené par Mark Zuckerberg a souvent été critiqué pour sa réticence à retirer des contenus trompeurs et politiquement controversés. Cette fois-ci, Facebook a décidé d’agir de manière exceptionnelle, car ce groupe était constitué autour de la délégitimation du processus électoral et on y retrouvait de préoccupants appels à la violence.

Cette décision a été critiquée par le camp Trump. Facebook a fermé la page Stop the Steal, qui comptait 365 000 membres : les réseaux sociaux traitent-ils de la même façon Black Lives Matter? a écrit Chris Barron dans un message retweeté par Donald Trump Jr.

L’annonce de la victoire de Joe Biden samedi n’a pas mis un terme à la bataille politique menée sur les réseaux sociaux aux États-Unis. Alors que les sympathisants et sympathisantes démocrates s’amusent à narguer la droite républicaine à coup de GIF sur le thème de la défaite (loser), les pro-Trump continuent à espérer que des contestations juridiques puissent remettre leur président en selle et partagent des allégations de fraude électorale.

Avec les informations de Washington Post, et TechCrunch

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