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Après des mois difficiles, la scierie de Matagami connaît un nouveau souffle

Du bois et l'usine de la scierie de Matagami

La scierie de Matagami est opérée par Eacom. Une entente avec l’usine Nordic Kraft à Lebel-sur-Quévillon lui assure vendre ses copeaux et de maximiser ses bénéfices.

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

Alors que la mine de Matagami cessera ses opérations d’ici l’été 2022, l’autre gros joueur industriel de la municipalité connaît de bons moments. La scierie de Matagami, gérée par Eacom Timber, roule à plein régime depuis l’officialisation d‘un contrat de vente de copeaux à l’usine Nordic Kraft, de Lebel-sur-Quévillon.

Un opérateur charge du bois avec sa machinerie lourde.

La scierie de Matagami est opérée par Eacom.

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

La scierie de Matagami, comme d’autres au Québec, a connu son lot de difficultés au cours des dernières années. La relance de l’usine de pâtes à Lebel-sur-Quévillon a toutefois apporté un souffle nouveau sur l’entreprise qui emploie environ 160 personnes, incluant les sous-traitants, explique le directeur général des opérations pour le Québec chez Eacom, Michel Sigouin.

Pour nous c’était difficile de vendre nos gros produits et nos copeaux avant que le projet de Lebel-sur-Quévillon redémarre. Avec sa relance, c’est venu nous permettre de stabiliser la vente de nos gros produits pour la scierie de Matagami, indique-t-il.

Cette entente, d’une durée de cinq ans, apporte également beaucoup de stabilité.

La vente des copeaux correspond à environ 30 % du chiffre d’affaires de la scierie de Matagami. La pâte produite à partir des copeaux de Matagami servira également à produire du carton, un créneau dont l’avenir est meilleur que celui du traditionnel papier journal.

L’avenir est reluisant pour Lebel-sur-Quévillon, donc c’est un projet porteur pour Matagami et ça offre un débouché à long terme pour les copeaux, explique Daniel Cliche.

Le bois est chargé sur la remorque d'un camion.

La scierie de Matagami est opérée par Eacom.

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

Il estime que la scierie de Matagami peut s'estimer heureuse d’avoir pu compter sur ce partenaire qu’est l’usine de Lebel-sur-Quévillon puisqu’il y a peine deux mois, deux autres scieries ont annoncé des fermetures, soit celles de Port-Cartier, sur la Côte-Nord.

À Matagami, il y a deux poumons économiques, les mines et la forêt.

René Dubé, maire de Matagami

De l’oxygène pour notre industrie forestière

Le maire René Dubé peut se réjouir de compter sur une industrie forestière revigorée, même si la fermeture de la mine de Glencore à Matagami apportera son lot d'incertitudes.

On veut maintenir le plan de sciage chez nous et maintenir notre usine dans le Nord-du-Québec, c’est très important, car nous sommes proches de la ressource, indique-t-il.

Depuis janvier 2019, la scierie de Matagami, qui emploie 86 personnes en plus de près de 80 sous-traitants, vend ses copeaux à l’usine Nordic Kraft, pour le rodage et pour entreposer des copeaux même si l’usine n’a été ouverte qu'en août 2020. Le contrat liant les usines de Matagami et de Lebel-sur-Quévillon est valide pour cinq ans.

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