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Une mère bloque temporairement une opération de réaffirmation de genre

Un bâtiment de béton, au soleil, où on peut lire : Court of Appeal et Supreme Court.

La mère de la personne transgenre de 17 ans affirme que les traitements hormonaux et la mastectomie ont été prévus sans son consentement.

Photo : Radio-Canada / Timothé Matte-Bergeron

Radio-Canada

Une juge de la Cour suprême de la Colombie-Britannique a octroyé une injonction qui empêche la tenue d’une opération de réaffirmation de genre désapprouvée par la mère de la personne, âgée de 17 ans.

La personne dont il est question est née dans le corps d’une fille et a commencé la prise d’hormones en juillet dans le cadre d’une transition de genre. Une double mastectomie, c’est-à-dire l’ablation des deux seins, était prévue le 6 novembre.

Sa mère a toutefois poursuivi en justice, le 3 novembre, le médecin et le chirurgien plastique dans le but de suspendre les traitements de son enfant, qui ont lieu, dit-elle, sans sa permission jusqu’à ce que la Cour puisse trancher sur la question.

Le juge Shelley C. Fitzpatrick a accepté la demande de la mère et octroyé une injonction temporaire, le 5 novembre, afin d’empêcher la tenue de la mastectomie, prévue 24 heures plus tard.

Ni la mère, ni son enfant, ni les professionnels de la santé mentionnés dans l’ordre de la cour ne sont nommés ici afin de protéger la vie privée de la personne concernée.

La justice devra déterminer si cette dernière a les aptitudes mentales et émotionnelles et la maturité pour comprendre son état et la nature irréversible de l’opération, soutient la mère de l’enfant. Dans une déclaration faite par son avocat, elle affirme que son enfant est victime d'une mode.

Elle blâme également le programme SOGI 123, une ressource éducative mise en place par la province pour aider les enseignants à parler de discrimination autour de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre. Selon elle, le SOGI 123 pousse des filles dépressives et anxieuses vers des cliniques de changement de genre alors qu’elles ont besoin de soins psychiatriques.

Dans l’avis de réclamation civile, la mère indique que le médecin et le chirurgien plastique n'ont pas obtenu son consentement avant de prescrire de la testostérone et organiser la double mastectomie de son enfant cette année.

Outre la suspension de la chirurgie, la mère souhaite obtenir un autre ordre de la cour qui empêcherait le médecin d’offrir des traitements qui interfèrent avec la puberté, ce qui inclut les traitements hormonaux.

Elle souhaite aussi que les deux professionnels de la santé lui remettent tous les documents de communication qu’ils ont échangés avec son enfant, y compris les courriels, les messages textes, les rapports médicaux et les notes de rencontre.

L’injonction concernant la double mastectomie expirera le 27 novembre. Ensuite, peu importe si la Cour a rendu une décision concernant le droit au consentement de la mère, l’avocat de cette dernière peut demander une prolongation de l’injonction ou la laisser prendre fin.

Avec les informations de Rhianna Schmunk

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