•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le déménagement des résidents du CHSLD Herron préoccupe des proches

Des personnes portant des tenues de protection.

Des préposés en tenue de protection s'occupent des résidents du CHSLD Herron.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Au lendemain de l’annonce par le groupe Katasa de la fermeture du centre de soins de longue durée (CHSLD) Herron, à Dorval, la question du déménagement, qui pourrait prendre de 6 à 12 mois, met de l'avant le manque de ressources qui sévit dans plusieurs foyers de soins.

Cette annonce rappelle de douloureux souvenirs à Peter Wheeland, dont le père Kenneth Wheeland, un résident du CHSLD Herron, est décédé des suites de la COVID-19 à l’âge de 85 ans, a-t-il confié en entrevue à Tout un matin.

En plus du décès de son père en avril, il lui a fallu transférer sa mère dans un appartement, où il a dû prendre soin d’elle avec sa sœur pendant cinq mois avant de lui trouver une place dans une nouvelle résidence à Ottawa qui coûte 6000 $ par mois.

Ils y constatent toutefois, là aussi, un manque de personnel flagrant : ils doivent souvent y rester pour assister leur mère. Ils comptent donc la reloger, mais cette fois-ci dans un appartement en comptant sur des ressources locales pour prendre soin d'elle.

Complètement ridicule

Peter Wheeland estime que le déplacement annoncé des résidents du CHSLD Herron est complètement ridicule parce que les autres centres souffrent également de problèmes de ressources.

Les résidents et leurs familles sont désarmés face cette situation, estime-t-il.

Les gens qui veulent garder le parent à l’extérieur du système n’ont pas beaucoup de choix.

Peter Wheeland

En optant pour un centre tout neuf, M. Wheeland pensait pouvoir assurer une meilleure prise en charge et des soins de qualité pour sa mère, mais le manque de personnel n’a pas amélioré la situation.

Le CHSLD Herron à Dorval a été plongé dans la tourmente au mois d'avril lorsqu'on a appris que des dizaines de résidents étaient décédés en quelques semaines seulement.

Il fait présentement l'objet d'une enquête du coroner, d'une enquête policière et d'une demande d'action collective.

Un rapport d'enquête (Nouvelle fenêtre) accablant sur la crise aux CHSLD Herron révélait en septembre que le manque de personnel était criant au plus fort de la crise. Des dizaines de travailleurs se sont placés en isolement dès le 26 mars. Trois jours plus tard, il ne restait que trois membres du personnel du CHSLD pour prendre soin de 133 résidents.

Les culottes d’incontinence avaient débordé, les lits étaient sales et les cernes laissent penser que ça datait de plusieurs jours. Lors des changements de culottes d’incontinence, certains résidents avaient la peau brûlée, peut-on lire dans le rapport.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !