•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Montréal demeure dans le « rouge pâle », estime la Dre Drouin

Plan rapproché de Mylène Drouin, de profil et assise.

La directrice régionale de santé publique de Montréal, la Dre Mylène Drouin.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Montréal n'est toujours pas prête à passer au niveau orange dans le palier d'alerte créé par Québec pour évaluer la propagation de la COVID-19, estime la direction régionale de santé publique, qui s'inquiète notamment de la situation dans les milieux de vie pour aînés.

Le nombre de cas de la maladie a atteint un plateau élevé dans la métropole, mais avec une légère tendance à la hausse, si bien que Montréal se trouve aujourd'hui dans le rouge pâle, mais pas dans l’orange bien affirmé, a déclaré mardi la Dre Mylène Drouin, en entrevue à l'émission Tout un matin.

Ce plateau, on n’arrive évidemment pas à le faire baisser, constate-t-elle, en précisant être particulièrement préoccupée par l'augmentation des cas enregistrée la dernière semaine dans les milieux de vie pour personnes âgées.

Plus ça dure dans le temps un plateau – un plateau haut, qui est inconfortable –, plus il y a des chances pour que ça rentre dans nos milieux de vie pour aînés.

Dre Mylène Drouin, directrice de santé publique de Montréal

Il faut vraiment essayer de trouver des mesures plus ciblées qui vont nous aider à protéger ces milieux et réduire tranquillement la transmission communautaire, ajoute-t-elle, en évoquant toute la question de la mobilité du personnel.

Pour endiguer la situation, la Dre Drouin affirme que ses équipes ont entrepris cette semaine de faire ce qu'elle appelle du traçage à rebours, afin d’identifier ces cas qui sont liés à des événements de supertransmission, et pour lesquels on pense qu’on peut faire des gains si on les attrape très tôt.

Au cours des cinq dernières journées, plus de 260 cas de COVID-19 ont été recensés à Montréal, après deux journées consécutives sous la barre des 210 cas.

Aucune éclosion liée aux tam-tams sur le mont Royal

Dans un autre ordre d'idées, la Dre Drouin ne s'est pas montrée trop inquiète du fait que des Montréalais se réunissent toujours au pied du mont Royal pour écouter des joueurs de tam-tam sans trop se soucier des mesures sanitaires en vigueur, comme la distanciation physique et le port de masques.

Évidemment, c’est à l’extérieur. Clairement, on souhaiterait que les gens respectent la distanciation, le [port du] couvre-visage. C’est aux policiers à intervenir et à sensibiliser les gens, a-t-elle dit, avant de reconnaître qu'aucune éclosion liée à cet événement n'a été recensée jusqu'ici.

Je peux comprendre le gouvernement

La Dre Drouin affirme par ailleurs que son bureau continue de discuter avec les autorités provinciales de la santé publique au sujet des demandes d’assouplissements qui ont été faites la semaine dernière. Révélées par Radio-Canada, ces requêtes ont été rejetées pour l'essentiel par le premier ministre François Legault.

C’est sûr que ce genre de document, ce sont des recommandations. Je tiens à dire qu’on les a faites le 26 octobre, et entre le 26 octobre et aujourd’hui, évidemment, on réévalue la situation, a relativisé la directrice régionale de la santé publique à ce sujet.

La Dre Drouin estime que certaines recommandations, dont celle de rouvrir les bibliothèques, demeurent recevables puisqu'il y a peu de risque de transmission de la maladie dans ces endroits. Elle convient toutefois que la donne provinciale conditionne les décisions de Québec.

Nous, on aurait été plus confortables si on avait vu une baisse [du nombre de cas]. Dans certaines régions, on voit vraiment qu’ils sont dans une hausse exponentielle, donc, je peux comprendre que le gouvernement veut être plus prudent.

Dre Mylène Drouin, directrice de santé publique de Montréal

Je comprends la logique gouvernementale de se dire qu’on a vraiment des territoires où il y a vraiment une hausse importante et où, avant de changer complètement le palier rouge, on va essayer d’être vraiment soit sur une stabilisation [du nombre de cas], voire même une pente descendante, ajoute-t-elle.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !