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Bunker des Hells Angels : le terrain sera transformé en zone naturelle protégée

Vue du bunker des Hells Angels de Sherbrooke à travers une clôture industrielle

Un changement de zonage permettra de classer le terrain de l'ex-bunker des Hells Angels de Sherbrooke en zone de conservation.

Photo : Radio-Canada / ICI Estrie/Carl Marchand

Radio-Canada

Après la démolition de l’ancien bunker des Hells Angels, un changement de zonage permettra à la Ville de Sherbrooke de protéger le terrain et de le classer en zone de conservation.

Étant donné que cette propriété est voisine du boisé adjacent à l’école internationale du Phare, ça devenait intéressant pour la Ville de classer ce terrain-là avec un zonage de conservation pour s’assurer qu’il n’y ait pas de projets immobiliers futurs sur cette propriété, indique d’emblée le conseiller Vincent Boutin, également président du comité consultatif d'urbanisme.

La saga judiciaire entourant l’ancien bunker des Hells Angels s’est conclue en avril dernier, avec le refus de la Cour suprême d’entendre l’appel concernant la confiscation du repaire. La propriété ainsi que son terrain appartiennent désormais au Directeur des poursuites criminelles et pénales et au gouvernement du Québec, rappelle Vincent Boutin.

Le changement de zonage permettra, selon lui, de protéger le terrain de façon définitive pour les générations à venir.

Lorsqu’une Ville décide de mettre un terrain en zone de conservation, c’est un geste qu’on envoie pour l’avenir de dire que ce terrain-là est maintenant protégé, insiste-t-il.

C’est la façon qu’on a trouvée pour s’assurer de protéger [ce terrain] pour les années futures.

Une citation de :Vincent Boutin, président du comité consultatif d'urbanisme

L’équivalent de deux parcs Victoria

Ce changement de zonage sera déposé en bonne et due forme au cours des prochaines semaines au conseil municipal. Pour Vincent Boutin, ramener les 113 000 m2 de cette propriété dans un territoire protégé permettra de mettre à la disposition de la population des espaces naturels dont ils pourront jouir.

C’est presque l’équivalent de deux parcs Victoria qu’on va ajouter dans notre stratégie pour atteindre nos 12 % d’aires protégées à Sherbrooke. Quand il y a des opportunités comme celle-là, il faut les saisir, lance-t-il.

La conseillère Karine Godbout, également présidente du comité d’environnement, se réjouit de cette décision de la Ville. Je pense que c’est un choix gagnant pour le bien commun. [...] C’est un gain de protéger nos espaces verts, de créer des corridors pour la biodiversité et de se donner des endroits où il fait bon se promener à proximité et bouger, indique-t-elle.

Même son de cloche du côté de la conseillère Évelyne Beaudin. C’est une excellente nouvelle pour la protection de notre territoire, dit-elle. C’est une solution extrêmement intéressante pour préserver à peu de frais un terrain qui est collé à une zone de conservation.

De son côté, le maire de Sherbrooke, Steve Lussier, pense que classer cette propriété en zone de conservation de milieu naturel était la meilleure solution pour ne pas avoir à acheter le terrain. Sachant qu’il n’y aurait pas de construction, on n’avait pas besoin de l’acheter, dit-il. À moins que le gouvernement décide de nous donner le terrain, conclut-il.

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