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Cet article sur le virologue allemand Hendrik Streeck est trompeur

Il contient plusieurs inexactitudes et manque de contexte.

Capture d'écran d'un article sur le virologue allemand Hendrick Streeck. Le mot « ATTENTION » est superposé sur la photo.

L'article trompeur a été partagé plus de 16 000 fois.

Photo : Capture d'écran

Plusieurs lecteurs ont envoyé à l’équipe des Décrypteurs un article qui présente de manière incomplète et trompeuse l’opinion du médecin allemand Hendrik Streeck sur les stratégies de confinement pour contenir le coronavirus, demandant des clarifications à son sujet. Si le discours du médecin détonne effectivement de celui de plusieurs de ses pairs, il est plus nuancé – et bien plus contesté – que pourrait le faire croire le texte publié sur le site web français FL24.

Le principal expert allemand explose la stratégie anticoronavirus : arrêtons de paniquer et retournons à une vie normale, est le titre de cet article. Il a été partagé plus de 16 000 fois sur les réseaux sociaux depuis sa publication le 8 octobre, et il a beaucoup circulé chez les opposants canadiens aux mesures sanitaires.

On y explique que, selon le virologue, le taux de mortalité est en réalité beaucoup plus faible que prévu et que la société a trop peur. Sa recommandation serait donc d’arrêter de dramatiser et de retourner à une vie normale, écrit-on dans l’article, qui omet de mentionner que le directeur du Centre hospitalier universitaire de Bonn est malgré tout favorable à des mesures sanitaires comme le port du masque et la distanciation sociale.

Hendrik Streeck porte un sarrau blanc et des gants bleus dans un laboratoire.

Le virologue allemand Hendrik Streeck

Photo : Getty Images / Andreas Rentz

Cette manière de traiter les faits est d’ailleurs habituelle pour FL24 (Nouvelle fenêtre), un site web lié à l’extrême droite polonaise connu pour propager de la désinformation.

Selon une enquête du EU DisinfoLab et de Politico (Nouvelle fenêtre), le contenu de FL24 est fréquemment copié-collé de sources traditionnelles [...], mais il est modifié pour concorder avec des idées anti-establishment, anti-migrant, anti-islam et climatosceptiques. Des mots sont changés ou des phrases complètes sont effacées pour se conformer à l'histoire qu'on tente de raconter.

Dans ce cas, le texte de FL24 est adapté d’une chronique (Nouvelle fenêtre) du patron de presse allemand Wolfram Weimer, qui s’est entretenu avec Hendrik Streeck en marge d’un sommet économique. Elle est parue sur le site GMX, une sorte d’équivalent allemand de MSN, et présente elle-même un portrait incomplet du discours du virologue.

Hendrik Streeck, « l'expert le plus qualifié »?

L’article débute en présentant le Dr Streeck comme étant de loin l’expert le plus qualifié en Allemagne dans le domaine de la COVID-19, soutenant que presque aucun autre chercheur en Europe, sauf peut-être le professeur Raoult à Marseille, n’a vu autant de patients atteints de coronavirus que lui.

S’il est vrai que Hendrick Streeck est l’un des médecins les plus médiatisés en Allemagne en raison de son opposition aux confinements généralisés, il est faux de le présenter comme s’il était le principal expert au pays.

L’Allemagne compte dans ses rangs de nombreux éminents experts, comme le prédécesseur du Dr Streeck au Centre hospitalier universitaire de Bonn, le virologue Christian Drosten. Ce dernier est le codécouvreur du virus SARS-CoV, le coronavirus responsable de l'épidémie de syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS).

Le Dr Drosten est considéré comme l’un des plus grands experts internationaux en ce qui concerne les coronavirus, en plus d’être l’un des principaux conseillers du gouvernement allemand depuis le début de la pandémie. Il a été décrit par le quotidien The Guardian (Nouvelle fenêtre) comme le vrai visage de la crise du coronavirus en Allemagne.

Christian Drosten en conférence de presse.

L’Allemagne compte dans ses rangs de nombreux éminents experts, comme le virologue Christian Drosten.

Photo : Getty Images / Pool

Le Dr Drosten a soutenu la décision du pays d’entrer en confinement partiel pour le mois de novembre alors qu’environ 15 000 nouveaux cas quotidiens de COVID-19 y sont rapportés depuis la fin octobre et que la courbe des décès augmente de plus en plus. Les restaurants, les bars, les théâtres, les salles de sport et les cinémas sont fermés et les rassemblements privés sont maintenant limités à un maximum de 10 personnes.

Il n’en demeure pas moins que Hendrik Streeck s’y connaît en maladies infectieuses. Le virologue a par exemple participé au programme de recherche sur le VIH de l'armée américaine et mène actuellement la plus grande étude allemande sur les infections transmises sexuellement (ITS). Il a également mené une étude controversée sur la COVID-19 dans le premier foyer allemand de l’épidémie au printemps dernier, mais ça, on y reviendra plus tard.

Que pense Hendrik Streeck des confinements?

Comme le rapporte FL24, Hendrik Streeck croit qu’il y a trop de peur et de panique entourant la gestion de la pandémie – ce qui ne veut toutefois pas dire pour autant qu’il nie sa dangerosité ou l’efficacité de plusieurs mesures sanitaires. Il est d’ailleurs l’un des architectes d’un document de position (Nouvelle fenêtre) de différents médecins et scientifiques appelant à un changement de stratégie en Allemagne.

Selon ce document présenté à la fin octobre par l'Association nationale des médecins légaux d'assurance maladie (KBV), la baisse du nombre de cas de COVID-19 en Allemagne est une tâche urgente, mais pas à n'importe quel prix. Une stratégie à long terme pour vivre avec le virus devrait être élaborée, selon les signataires.

Leur proposition : implanter un système de feux de signalisation uniforme à l'échelle nationale, qui servirait d’indicateur de la gravité de la situation pandémique. Celui-ci s’appuierait non seulement sur le nombre de cas confirmés, mais aussi sur le nombre d’hospitalisations, de personnes aux soins intensifs et sur la proportion de tests positifs. Des mesures d’endiguement régionales, plus ciblées, pourraient être prises quand la situation l’exige.

Le Dr Hendrik Streeck dans un bureau.

Hendrik Streeck est l’un des architectes d’un document de position de différents médecins et scientifiques appelant à un changement de stratégie en Allemagne.

Photo : Getty Images / Andreas Rentz

Pour s’assurer de la collaboration de la population dans la lutte contre la pandémie, le groupe prône des règles plutôt que des interdictions : la distanciation sociale, l’hygiène des mains, le port du masque et la ventilation restent primordiaux; les restaurants, les hôtels et les théâtres devraient être ouverts tant que les règles d'hygiène sont respectées; il faudrait tenir des événements avec des concepts d’hygiène et des stratégies de dépistage sous supervision scientifique avant de complètement les interdire, afin d’évaluer les risques.

Finalement, ce groupe conseille d’abandonner la stratégie gouvernementale de traçage de contacts pour concentrer les ressources sur les groupes de population à haut risque. Il s’agirait par exemple d’exiger un diagnostic négatif d’un test de dépistage rapide pour tout visiteur d’une maison de retraite ou d’un hôpital et tester plus souvent le personnel médical et infirmier.

L’importance des nuances

L’article de FL24 n’explique pas ce qui constitue un retour à la normale aux yeux du Dr Streeck. On met plutôt l’accent sur sa dédramatisation du virus, mentionnant seulement que le virologue plaide pour une nouvelle routine et qu’il faut gérer le risque de manière intelligente, sans détailler en quoi cela consiste.

Nous devons trouver un équilibre entre le chaos à New York [en début de pandémie] et un arrêt total de nos vies. Je ne veux pas banaliser le coronavirus, mais je ne veux pas non plus le dramatiser, a-t-il expliqué au quotidien Handelsblatt (Nouvelle fenêtre) en septembre.

Nous savons que la distanciation sociale, ne pas se rassembler en grands groupes et couvrir son visage peut avoir un grand impact sur les infections. [...] Ce sont là de simples mesures qui peuvent aider à freiner la propagation si vous avez de hauts niveaux d’infection, a-t-il soutenu en entrevue avec le quotidien britannique The Independent (Nouvelle fenêtre), également en septembre.

Certes, le Dr Streeck est le visage médical de l’opposition au confinement en Allemagne, mais ses positions sont plus nuancées qu’on pourrait le croire à la lecture de l’article de FL24, surtout lorsqu’on considère qu’il est en faveur du renforcement des mesures de confinement dans certaines situations.

Pour le moment, nous pouvons traiter le coronavirus, relativement parlant, avec des mesures moins sévères. Si cela change, des mesures locales doivent à nouveau être renforcées.

Le Dr Hendrik Streeck, en entrevue avec le quotidien « Hadelsblatt »

Opposition

Le document de position de l'Association nationale des médecins légaux d'assurance maladie qu’a élaboré Hendrik Streeck joue en Allemagne un rôle semblable à celui de la controversée déclaration de Great Barrington aux États-Unis, dans le sens qu’il s’oppose à l’opinion majoritaire des communautés médicale et scientifique face au confinement.

Les signataires de la déclaration de Great Barrington proposent que les personnes qui présentent moins de risque face à la COVID-19 retournent à une vie normale et que les plus vulnérables soient protégés. L'atteinte de l’immunité collective – laisser le plus de gens possible être infectés afin qu’ils soient immunisés – est préconisée.

Malgré certaines similitudes dans ses positions, le Dr Streeck s’est prononcé contre (Nouvelle fenêtre) la déclaration de Great Barrington parce qu’il appuie le maintien des mesures d’hygiène et cherche à éviter une contamination incontrôlée pour atteindre l’immunité collective.

Mais tout comme la déclaration de Great Barrington, qui a suscité énormément d’opposition du milieu médical, la position de la KBV a été fortement critiquée par des professionnels de la santé allemands, au point où ses idées ont été dénoncées quelques jours plus tard dans une publication rédigée expressément en guise de réponse.

Baptisé « Pandémie de coronavirus : c'est grave » (Nouvelle fenêtre), ce document signé par plusieurs présidents d’associations de recherche médicale soutient que la forte augmentation de cas en Allemagne commence déjà à mettre de la pression sur le système hospitalier et que le taux de mortalité connaîtra sous peu une forte hausse si les gens ne réduisent pas considérablement leurs contacts, comme c’est le cas dans des pays voisins.

Les courbes de nouveaux cas et de décès quotidiens de la COVID-19 en Allemagne.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'Allemagne a plus de 15 000 nouveaux cas de COVID-19 par jour depuis la fin octobre.

Photo : Google

Attendre une forte occupation des lits aux soins intensifs avant de mettre en place des mesures contre la propagation du SRAS-CoV-2 mènerait à une situation de crise dans les soins de santé, peut-on lire dans le document, qui présente plusieurs graphiques illustrant des scénarios de propagation possibles si des mesures d’endiguement ne sont pas mises en œuvre.

Plusieurs groupes signataires du document de position de Streeck se sont distanciés (Nouvelle fenêtre) de la déclaration après sa parution. C’est notamment le cas de l'Association professionnelle des anesthésiologistes allemands, qui compte quelque 20 000 membres. Son président, Götz Geldner, a dit n’avoir eu aucune connaissance de celui-ci avant sa publication.

En tant que société et système de santé, nous ne pouvons pas rester les bras croisés devant l'avalanche, a-t-il déclaré au magazine Süddeutsche Zeitung (Nouvelle fenêtre).

Peu après, l'Association professionnelle des rhumatologues allemands a également pris ses distances. Nous tenons à préciser explicitement que nous ne soutenons pas cette prise de position et que nous n'avons pas consenti à ce que notre association en fasse partie, a-t-elle déclaré dans un communiqué de presse (Nouvelle fenêtre).

Des manœuvres de ce genre pour feindre un large soutien dans la profession médicale ne sont pas acceptables. Dans l'intérêt de nos patients, nous appuyons les mesures décidées par le gouvernement fédéral.

L'Association professionnelle des rhumatologues allemands

Taux de mortalité

Le texte de FL24 dit que Hendrick Streeck a déclaré que le taux de mortalité en Allemagne est actuellement tout à fait normal. Or, il n’est pas clair si cette information a été dite par le virologue lui-même ou si elle a été énoncée par l’auteur du billet cité (Nouvelle fenêtre) par FL24 dans son article.

Quoi qu’il en soit, cette affirmation est discutable. Une récente analyse de l'office allemand de la statistique (Nouvelle fenêtre) indique qu'entre le 23 mars et le 3 mai, le nombre de décès était constamment et nettement plus élevé par rapport à la moyenne des années 2016 et 2019. Pour le mois d'avril, on parle d'une augmentation de décès de 10 %.

Cette période de nette surmortalité coïncide avec le pic de la première vague de COVID-19 en Allemagne. Pour les mois suivants, le taux de mortalité se rapprochait effectivement de la normale, mais puisque la deuxième vague a récemment débuté et que la courbe de décès ne fait que commencer à augmenter, il n’y a pas encore manière de savoir si le pays traverse présentement une période de surmortalité due à la COVID-19.

Ratio de létalité

Selon l’article de FL24, Hendrik Streeck minimise la virulence de la COVID-19 en affirmant que son taux de létalité – soit la proportion de décès parmi l’ensemble des personnes infectées – est au plus de 0,37 %. Il concède que c’est nettement plus dangereux que la grippe (environ 0,1 %), mais que le coronavirus ne sera pas notre perte.

Or, il n’y a pas encore de consensus sur le taux de létalité de la COVID-19. En date du 9 novembre, il y a 682 624 cas déclarés de COVID-19 en Allemagne et 11 372 décès, ce qui correspond à un taux de létalité apparent d’environ 1,7 %. À titre comparatif, ce taux est de 3,9 % au Canada.

Le taux de létalité réel dans ces pays est par contre certainement plus bas que ce que disent ces statistiques, parce qu’elles tiennent seulement compte du nombre de cas répertoriés par les États : plusieurs personnes infectées par le virus n’ont jamais été testées, et il pourrait y avoir beaucoup plus de cas que rapporté, surtout si un pays teste peu.

Le taux de létalité réel pourrait-il donc être de 0,37 %? C’est possible, mais c’est parmi les estimations les plus optimistes. L’Institut Pasteur a estimé en juillet que le taux réel pourrait se situer entre 0,3 % et 0,9 % (Nouvelle fenêtre), tandis que la responsable technique de la cellule chargée de la gestion de la pandémie de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Maria Van Kerkhove, a indiqué en août qu’il pourrait se situer entre 0,6 % et 1 % (Nouvelle fenêtre), selon différentes études.

L’étude Heinsberg

D’où vient donc ce chiffre de 0,37 % qu’avance Hendrik Streeck? Il cite les résultats de la controversée étude qu’il a dirigée au printemps dans Gangelt (Nouvelle fenêtre), la première localité allemande à être durement frappée par la COVID-19, après qu’un couple infecté a participé à un carnaval devenu un important foyer d’éclosion. Notons que l’étude n’a pas encore subi de processus d’examen par les pairs.

Quelque 919 des 12 576 résidents du district ont été sondés dans le cadre de cette étude. À l’aide de tests sérologiques, il a été déterminé que 15 % de la population de Gangelt a été infectée. Seulement 0,37 % des personnes atteintes du virus en étaient décédées.

Si elle a fait grand bruit à l’international, l’étude a été fortement critiquée en Allemagne. Christian Drosten est l’un des membres de la communauté médicale allemande à avoir soulevé des doutes sur sa méthodologie (Nouvelle fenêtre), notamment parce que les tests sérologiques employés pouvaient détecter les anticorps de quatre autres coronavirus responsables de rhumes.

Il n’y avait donc pas moyen de s’assurer que toutes les personnes avec des anticorps avaient attrapé le virus SRAS-CoV-2 à l’origine de la COVID-19. Cela pourrait avoir contribué à faussement augmenter le nombre de personnes infectées, et ainsi à sous-estimer le taux de létalité du virus.

L’implication de la firme de relations publiques StoryMachine dans l’étude a également été critiquée. Elle a mené une importante campagne de promotion de ses résultats sur les réseaux sociaux qui a été financée en partie par des partenaires privés, soit un fournisseur d'accès Internet et la société mère de la chaîne de magasins de décoration Depot.

Une enquête du magazine Capital (Nouvelle fenêtre) a révélé qu’un plan de communication a été présenté à des commanditaires potentiels de l’étude par StoryMachine alors qu’elle était encore en cours. On y mentionnait que l'étude créerait des connaissances qui pourraient être utilisées pour un retour à la normale. Le document présentait également un calendrier avec trois phases de communication liées aux objectifs à atteindre et aux messages à passer.

La firme a nié avoir un quelconque intérêt politique ou commercial avec son implication dans l'étude. Elle a également assuré qu’elle n’intervenait pas dans le processus scientifique et ne faisait qu’observer et documenter le travail de Hendrik Streeck.

L’État fédéré (équivalent d’une province) de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie (RNW), où se situe Gangelt, a financé une partie de l’étude. Après que ses résultats eurent été présentés, la RNW s’est appuyée sur ceux-ci pour justifier un assouplissement de ses restrictions sanitaires et déclarer qu’une immunité grégaire se créait déjà. La RNW a déclaré à Capital qu’elle n’était pas impliquée dans la campagne de relations publiques.

Selon le magazine Kressreport (Nouvelle fenêtre), Streeck a été accusé de ne pas travailler de manière indépendante en raison de la coopération avec l'agence de relations publiques [...] et de sa proximité avec le gouvernement de l'État de RNW.

En entrevue avec ce même magazine, le virologue a affirmé qu’avec le recul, travailler avec StoryMachine était une erreur. Il a toutefois défendu l’intégrité de son travail dans plusieurs entrevues, assurant qu’il avait pu mener son étude de manière indépendante.

Attention aux comparaisons

Si plusieurs internautes canadiens ont partagé l’article de FL24 comme argument contre les mesures sanitaires, rappelons qu’il faut faire attention aux comparaisons entre le Canada et l’Allemagne parce que leurs systèmes de santé sont loin d’avoir les mêmes capacités.

Selon les données de l’OCDE (Nouvelle fenêtre), l’Allemagne a 33,9 lits de soins intensifs pour 100 000 habitants tandis que le Canada en a 12,9. Selon les données de l’OMS (Nouvelle fenêtre), l’Allemagne a 42,49 médecins pour 10 000 habitants alors que le Canada en a 23,11. Toujours selon l’OMS (Nouvelle fenêtre), l’Allemagne a 132,4 infirmières ou sages-femmes pour 10 000 habitants alors que le Canada en a 99,44.

Les positions du Dr Streeck sont donc non seulement plus nuancées et plus contestées que le rapporte FL24, mais elles ne s’appliquent pas de la même manière au Canada parce que notre système de santé est plus fragile que celui de l’Allemagne, sachant que le but des mesures sanitaires est généralement d’éviter de surcharger les hôpitaux.

Decrypteurs. Marie-Pier Élie, Jeff Yates, Nicholas De Rosa et Alexis De Lancer.
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