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Transfert de certains coûts aux patients : des associations s'inquiètent

Mezaun Lakha-Evin est penchée vers Shari Lakha-Evin, atteinte de paralysie cérébrale.

Mezaun Lakha-Evin, directrice générale de l’Association de paralysie cérébrale de l'Alberta, et sa fille, Shari Lakha-Evin, demandent la fin du programme STAMP.

Photo : Radio-Canada / Anis Heydari

Radio-Canada

Des associations de patients ont réagi vivement à l’annonce de la possible mise en place d’un nouveau programme de Services de santé Alberta (AHS) qui, à leur avis, mettrait en péril la santé des patients en leur demandant de prendre en charge une partie des coûts de leurs traitements.

Ce nouveau programme appelé STAMP, Standardizing Access to Medication for Ambulatory Patients, s’il est mis en application, prévoit de transférer le coût de certains médicaments et traitements ambulatoires aux patients.

Les patients touchés par ces changements devront couvrir des frais de traitements jusqu’à présent gratuits ou faire appel à des assurances privées.

Services de santé Alberta estime que ce programme lui permettrait de faire 2,3 M$ d’économie par an.

Ces mesures risquent de nuire à des patients atteints de pathologies graves telles que les cancers, la maladie de Crohn ou encore de paralysie cérébrale, selon des associations.

Myeloma Alberta Support Society, une association qui soutient les patients atteints du cancer de la moelle épinière, a envoyé une lettre au ministre de la Santé, Tyler Shandro, en lui demandant d’abandonner l'idée de ce nouveau programme.

Les types de traitements ambulatoires et de médicaments qui seraient touchés par STAMP sont ceux qui empêchent les gens de se retrouver aux urgences.

Lorelei Dalrymple, ancienne directrice de Myeloma Alberta Support Society

Les personnes atteintes de cancer de la moelle épinière sont souvent des aînés qui ont particulièrement du mal à trouver une assurance maladie, est-il mentionné dans la lettre.

Pour certains, il pourrait bien s’agir d’un choix entre payer son traitement médical ou son épicerie.

Lorelei Dalrymple, ancienne directrice de Myeloma Alberta Support Society

L'Association de paralysie cérébrale de l'Alberta demande également l’annulation du programme STAMP.

La directrice générale associée de l'association, Mezaun Lakha-Evin, souligne que de nombreuses familles paient déjà des centaines ou des milliers de dollars de leur poche pour payer des traitements non couverts par AHS.

Elle affirme que tout ce qui peut réduire la douleur des personnes et leur permettre de mieux vivre est incroyable. Tout coût supplémentaire ne serait pas acceptable, insiste-t-elle.

Les deux associations déplorent aussi le fait de ne pas avoir été concerté dans l'élaboration de ce nouveau programme.

Dialogue

Les deux associations souhaitent qu'un dialogue s'ouvre entre AHS et les patients concernés.

Pour l’instant le représentant du cabinet du ministre de la Santé affirme que le ministre a déjà répondu aux questions posées par les associations de patients.

Les médicaments sur ordonnance obtenus en dehors des hôpitaux ont toujours été payés par les patients. Ce n’est pas nouveau, a-t-il ajouté.

Même dans le cadre de STAMP, AHS continuerait de couvrir les traitements dans certaines situations.

Par ailleurs, AHS a répété qu’aucune décision finale concernant le programme n’avait encore été prise.

AHS a consulté des médecins, des patients et des travailleurs de première ligne dans le cadre de l’examen de ce nouveau programme.

AHS confirme également que des experts continueront d'être consultés afin de peaufiner le programme et son déploiement potentiel.

À partir des informations d'Elise von Scheel (Nouvelle fenêtre)

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