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Benoit Lalande, un jeune cinéaste passionné de voyages

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Benoit Lalande lors d'un tournage extérieur en Californie.

Benoit Lalande lors d'un tournage à Joshua Tree en Californie

Photo : Ryan Valasek / RYAN VALASEK

Le cinéaste de Québec Benoit Lalande traque les images et les paysages époustouflants. Ses courts métrages sur le surf et le vélo de montagne expriment le bouillonnement des sports extrêmes. Le jeune cinéaste de 23 ans, qui a visité une vingtaine de pays, fonce tête et passion premières, d’un projet à l’autre, de la Californie au Québec, en passant notamment par la Namibie.

Un surfeur sous une vague

Photos prises durant le «Rip Curl Cup Padang Padang», en Indonésie, en juillet 2018

Photo : Benoit Lalande / Benoit Lalande

Après un premier voyage en Californie, Benoit Lalande décide de tenter sa chance en allant y poursuivre des études universitaires en marketing et en y lançant sa carrière. En 2015, l’année de ses 18 ans, il s’installe à Long Beach avec l’envie de faire des films... et du surf.

J’ai commencé à surfer quand j'avais 13 ans. J’allais beaucoup dans le Maine avec ma famille. C'est sûr qu'en faisant du surf et en combinant ça avec ma passion de filmer et de prendre des photos, ça m'a vraiment permis de développer un réseau de gens liés à cette industrie-là.

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Un surfeur en action, en noir et blanc.

Extrait de « Nomad », un nouveau film de Benoît Lalande

Photo : Courtoisie / Benoît Lalande

À l’été 2016, l’opportunité se présente d’aller réaliser un film promotionnel pour une compagnie de voyage québécoise, en Indonésie. Il plonge dans l’aventure. Son court métrage Sama Sama lui permet de remporter, cette année-là, le grand prix du TravelCuts Film Festival de Toronto. Désormais armé d’une belle carte de visite, il cogne aux portes qui l’intéressent.

Un des trucs que je faisais avant, et que je fais toujours quand même un peu, c'est dès qu’il y a une compagnie que j'apprécie ou une personne que j'aime ce qu'elle fait, je n’hésite vraiment pas à envoyer un courriel et à prendre contact avec pour voir si elle aurait un intérêt à travailler avec moi.

Benoit Lalande, cinéaste

En 2018, pendant un voyage à Hawaï, Benoit Lalande fait la rencontre du surfeur professionnel Alex Smith. Leur passion commune pour ce sport crée instantanément des liens d’amitié.

Dès l’année suivante, Alex Smith et lui ont la chance de faire équipe et lancent la première vidéo de leur série Nomad, consacrée au surf. Ce court métrage éclatant, énergique et tourné à Hawaï se démarque.

La réponse par rapport à ce projet-là a vraiment été bonne. Et ce projet a gagné différents prix. Ça m'a donné le goût de continuer la série.

Un surfeur en tenue de ville se tient debout sur une dune de sable.

Lors du tournage du film «Nomad Africa» avec Alex Smith, en Namibie. Film lauréat d'un prix Vimeo Staff Pick.

Photo : Benoit Lalande / Benoit Lalande

Leur deuxième film intitulé Nomad Africa met en valeur un lieu plutôt méconnu pour la pratique du surf.

La Namibie, c'était vraiment fou! Je n'ai jamais vu de pays où il y avait autant de diversité. Tu peux te rendre sur la côte de la Namibie et voir des vagues de 20 pieds et après, tu te retournes et tu vois apparaître un zèbre à gauche, quand tu conduis. Il y a des dunes, des flamants roses. C'est vraiment comme hors de ce monde.

Benoit Lalande en tenue d'homme grenouille pour un tournage sous l'eau en Afrique du Sud

Prêt pour une séance de tournage sous l'eau pour le projet «Nomad Africa», en Afrique du Sud.

Photo : Benoit Lalande / Benoit Lalande

Filmer dans l’eau est une expérience gratifiante, imprévisible et riche en adrénaline, selon Benoit Lalande. C'est vraiment unique comme façon de filmer. Pour un clip en surf qui est bon, il y a une cinquantaine de clips où c'est moi qui reçois une vague sur la tête, où je me fais tirer par le courant, où je me cogne contre le récif. Quand tu obtiens un clip qui est beau et que tu peux utiliser dans un film, c'est tellement spécial parce qu'il y a tellement d'efforts derrière.

Un cycliste se tient devant la lune, sur une montagne. Sa silhouette se découpe devant l'astre blond.

Lors du tournage du film «Elude», en Nouvelle-Zélande, un soir de pleine lune, en février 2020. Ce film a remporté un prix Vimeo Staff Pick

Photo : Benoit Lalande / Benoit Lalande

Vélo de montagne

Juste avant la pandémie, Benoit Lalande réalise sa première vidéo de vélo de montagne avec le cycliste professionnel canadien de renom Brandon Semenuk.

J'étais vraiment un grand fan. Donc j'étais surpris qu'il m'envoie un message et qu'il veuille travailler avec moi. Brandon Semenuk, c'est probablement le no 1 en vélo de montagne, au monde! Il m'a approché après avoir vu mes projets "Nomad".

Benoit Lalande, cinéaste

Ce nouveau film haut en énergie est tourné en Nouvelle-Zélande.

C'était à Queenstown plus spécifiquement. C'est vraiment un lieu magique pour ce qui est du vélo de montagne. Il y a des montagnes à ne plus savoir quoi en faire et c'est très beau visuellement. Ce n’était pas très dur de mettre le paysage en valeur. On a filmé au sol et d'autres scènes à partir d'un hélicoptère.

On voit le réalisateur Benoit Lalande dans un hélicoptère, la porte est ouverte pour lui permettre de filmer des airs.

Vol d'hélicoptère en Nouvelle-Zélande durant le tournage du film «Elude»

Photo : Benoit Lalande / Toby Cowley

Des films plus narratifs

Dans un avenir rapproché, Benoit Lalande se voit réaliser des films plus narratifs. Mais il se donne du temps pour songer à un premier long métrage de fiction. C'est quelque chose que je n'ai pas encore exploré. Je pense que je vais commencer par des vidéos de musique ou par des films plus narratifs, des courts métrages de 5 à 10 minutes.

À en juger par la qualité et l’intensité de ses films sur les sports extrêmes, sans parler de ses autres projets promotionnels avec de grandes compagnies telles qu’Air Canada, on n’a pas fini de voir et d’entendre le nom de cet audacieux cinéaste, Benoit Lalande.

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