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Efficacité du vaccin de Pfizer, une bonne nouvelle pour Biotechnologies Ulysse

Un chercheur manipule des échantillons.

Les chercheurs de Biotechonologies Ulysse développent un vaccin à base de probiotiques.

Photo : Radio-Canada / Yoann Dénécé

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La compagnie pharmaceutique Pfizer annonçait lundi matin que son vaccin en phase 3 atteint 90% d’efficacité. Le président de Biotechnologies Ulysse s’en réjouit puisque le vaccin développé par l’entreprise ressemble à celui de Pfizer.

Nous aussi, on développe quelque chose basé sur le même modèle. Par contre, c’est le véhicule qui est complètement différent, explique le président de Biotechnologies Ulysse, Yves Hurtubise. Les deux vaccins travaillent avec la spicule du virus de la COVID-19, l'antenne qui permet au virus de s'accrocher aux cellules, pour activer le système immunitaire.

Le véhicule choisi par Biotechnologies Ulysse, un micro-organisme vivant comme une levure, nécessite une température de 4 degrés Celsius pour être conservé, soit l'équivalent d'un réfrigérateur conventionnel. Ça, on en retrouve partout dans le monde et c’est un côté qui est très avantageux, se réjouit Yves Hurtubise.

Le vaccin développé par Pfizer est basé sur un système génomique qui nécessite une conservation à une température entre -60 et -80 degrés Celsius. Ce qui fait en sorte que ça donne un gros problème de logistique au niveau de la distribution. Un produit comme ça va être très difficile à distribuer par exemple en Afrique, en Amérique du Sud, en Asie du Sud, précise le chercheur.

L’entreprise Biotechnologies Ulysse entreprend cette semaine les essais précliniques pour son vaccin.

Prudence, disent les chercheurs

La nouvelle est encourageante, affirme la Dre Caroline Quach-Thanh, microbiologiste-infectiologue au CHU Ste-Justine. Mais elle précise que les données annoncées n’ont pas été validées par les pairs et ajoute que l’efficacité a été évaluée sur une courte période.

« Ce qu’on ne sait pas, c’est pendant combien de temps cette efficacité-là va durer. »

— Une citation de  Dre Caroline Quach-Thanh, microbiologiste-infectiologue au CHU Ste-Justine

La Dre Quach-Thanh précise que les 20 millions de doses déjà commandées par Ottawa ne suffiront pas à vacciner tous les Canadiens. Elle considère que les mesures sanitaires mises en place vont se poursuivre encore pendant plusieurs mois. Bien qu’on commence à voir la lumière au bout du tunnel, cette lumière-là est encore loin, estime-t-elle.

Les premières doses pourraient arriver au Canada au début de l’année 2021. La Dre Quach-Thanh explique que la priorisation des personnes qui y auront accès se précisera lorsque toutes les données des tests de la phase trois du vaccin seront connues.

Visitez notre dossier sur les vaccins contre la COVID-19.

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