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Vague d’appuis en faveur du terminal de conteneurs Laurentia

Le Port de Québec a dévoilé des détails de son projet Laurentia, vendredi.

Une maquette du projet Laurentia

Photo : Port de Québec

Toujours dans l’attente de l’approbation de l’Agence d’évaluation d’impact du Canada, le Port de Québec continue de travailler sur l’adhésion au projet de terminal de conteneurs Laurentia et annonce un appui de la part de 170 municipalités et MRC de la province.

Lundi matin, le président-directeur général du Port, Mario Girard, a une fois de plus vanté les mérites économiques de Laurentia qui, selon lui, va permettre aux entreprises de la région d’économiser jusqu’à 17 millions de dollars par année en frais d’exportation et d’importation.

Mario Girard fait valoir que le terminal de conteneur va aussi permettre à des centaines d’entreprises d’être plus compétitives en étant mieux connectées aux plus grands marchés des continents européen et asiatique à meilleurs coûts et à meilleurs délais.

Dans Lotbinière, le préfet Normand Côté fait partie des élus locaux qui ont donné leur aval au projet. Il cite les bénéfices pour les entreprises agricoles de sa région qui, souvent, doivent s’approvisionner en passant par le port de Montréal.

J’ai été en discussions avec beaucoup de petites entreprises qui vont chercher à Montréal, elles importent des équipements porcins, et elles me disaient à quel point c’était complexe de trouver un transport et les coûts liés à ça, illustre-t-il.

Laurentia en quelques chiffres

  • Projet de 775 M$
  • 7000 emplois pendant la construction (2021-2024)
  • 1000 emplois une fois en activité
  • 17 M$ d’économies pour les entreprises

Études environnementales

Le PDG du Port de Québec est persuadé que le rapport de l’Agence d’évaluation d’impact du Canada sera rendu public d’ici la fin de l’année.

Le projet Laurentia fait l’objet de nombreuses critiques de groupes environnementaux, notamment en raison de son impact sur l’écosystème du fleuve Saint-Laurent, mais Mario Girard est persuadé de pouvoir répondre à toutes les demandes du gouvernement fédéral en matière d’environnement.

Mario Girard, président-directeur général du Port de Québec.

Mario Girard, président-directeur général du Port de Québec.

Photo : Radio-Canada

On connaît les enjeux et on a confiance de pouvoir trouver des solutions à chacun de ces enjeux-là.

Une citation de :Mario Girard, PDG du Port de Québec

Le Port compte aussi sur une participation financière d'environ 180 millions de dollars des gouvernements provincial et fédéral. Mario Girard est convaincu qu’il n’y aura pas d’hésitation à Ottawa ou à Québec parce que Laurentia s’inscrit parfaitement, selon lui, dans le contexte de relance économique engendré par la pandémie.

Pas d'acceptabilité sociale

Le groupe Accès Saint-Laurent Beauport s'indigne de cette sortie des autorités portuaires de Québec et des maires. Selon son président, Daniel Guay, les élus municipaux qui se rangent derrière le projet ne comprennent pas les impacts réels sur l'environnement du projet Laurentia.

Le Port de Québec cherche des appuis de tous bords tous côtés, surtout des élus et des gens d'affaires. [...] Les citoyens ordinaires, on n'a pas beaucoup de voix puis on veut se faire entendre parce qu'on a de grandes inquiétudes.

L'organisme compte se faire entendre lors des consultations virtuelles de l'Agence d'évaluation d'impact du Canada, au mois de janvier. Daniel Guay soutient que ce projet n'a pas d'acceptabilité sociale dans la région.

Avoir 700 000 conteneurs dans la ville de Québec, les faire voyager par camion et par train à travers la ville pour les sortir via les ponts puis les ramener sur la Rive-Sud pour aller vers les marchés de Montréal, du Midwest américain, de l'Ontario, c'est pas logique, dénonce Daniel Guay.

Appui de Geneviève Guilbault

Le matin même, la ministre responsable de la Capitale-Nationale, Geneviève Guilbault, a publié une lettre ouverte dans Le Journal de Québec pour défendre le projet Laurentia. Il s’agit de la plus récente opération charme du gouvernement Legault pour mettre de l’avant ce projet.

Ce genre de possibilité fait l’envie de plusieurs, d’autant plus que la croissance du Port de Québec et les bénéfices qu’elle amènera constituent un legs de grande valeur pour les générations qui nous suivront, indique la vice-première ministre de la province.

Geneviève Guilbault, vice-première ministre du Québec et responsable de la région de la Capitale-Nationale

Geneviève Guilbault, vice-première ministre du Québec et responsable de la région de la Capitale-Nationale

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Son gouvernement, mené par François Legault, presse Ottawa depuis le 29 octobre de confirmer sa participation financière. Geneviève Guilbault défend également la viabilité environnementale du projet. Laurentia se veut un terminal de conteneurs entièrement électrifié à la fine pointe de la technologie, synonyme de 7 millions de kilomètres de camionnage en moins sur nos routes sur une base annuelle.

Ce point de vue n’est pas partagé, entre autres, par les associations étudiantes de l'Université Laval qui ont récemment annoncé qu’elles se mobiliseraient contre le projet d'expansion du Port de Québec dans la baie de Beauport.

Par courriel, le cabinet du président du Conseil du Trésor du Canada réplique que nonobstant les prises de positions politiques de tous et chacun, nous devons respecter les procédures en place, lesquelles comprennent une évaluation environnementale qui n'a toujours pas été complétée et qui s'opère de manière indépendante de toutes formes d'interventions politiques.

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