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Pas de nouvelles mesures pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean, dit Christian Dubé

Avec huit nouveaux décès et 94 nouveaux cas de COVID-19, la situation dans la région continue d'inquiéter les autorités de la santé publique.

Gros plan du ministre Christian Dubé.

Le ministre Christian Dubé a fait le point sur la situation dans la région.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le ministre de la Santé, Christian Dubé, n’a pas l’intention d’accoler de nouvelles mesures à la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean qui est en zone rouge depuis le début du mois.

Un retour aux consignes de base est la stratégie adoptée par le gouvernement provincial afin de calmer la progression des cas de COVID-19 dans cette région qui retient l‘attention, pour les mauvaises raisons, depuis plusieurs jours.

La forte augmentation du nombre de cas de coronavirus au cours des dernières semaines a incité le ministre de la Santé, Christian Dubé, à se rendre au Saguenay-Lac-Saint-Jean pour visiter les infrastructures et voir ce qui peut être fait pour améliorer le bilan régional.

Il a rencontré la presse, de façon virtuelle, en compagnie de la ministre responsable du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Andrée Laforest, et du directeur de la santé publique au Saguenay-Lac-Saint-Jean, le Dr Donald Aubin, dans l’objectif de passer un message très très clair à la population .

On s’attend à ce que la situation soit pire avant de s’améliorer , a prévenu d’entrée de jeu le ministre Christian Dubé. Les gens doivent s’attendre à des nouvelles négatives dans les prochains jours avant que le bilan ne soit à nouveau plus positif, selon lui.

Il n’a toutefois pas voulu s’avancer quant aux projections de cas confirmés de COVID-19 pour les jours à venir.

Le nombre de cas confirmés quotidiennement au Saguenay-Lac-Saint-Jean a doublé en l’espace de quelques semaines passant d’une cinquantaine de cas à près d’une centaine. Après avoir dépassé le cap des 100 cas quotidiens à cinq reprises depuis le 1er novembre, le bilan régional se retrouvait, lundi, à 94 nouveaux cas.

Comme à Québec

Le ministre de la Santé compare la situation actuelle du Saguenay-Lac-Saint-Jean à ce que la région de Québec a vécu il y a quelques semaines.

Les gens de Québec ont fait ce que je suis certain que les gens du Saguenay-Lac-Saint-Jean vont faire, ils se sont pris en main, a relaté le ministre. Ils se sont dit : "On n’a pas connu ça à la première vague. Maintenant qu’on sait tout l’impact que cela a sur le réseau de la santé, les gens qu’on aime qui sont dans des milieux de vie ou des CHSLD, on va se prendre en main."

Il ajoute en guise d’encouragement que la région de Québec est passée, en l’espace de quelques semaines, de l’épicentre de cette deuxième vague à un bel exemple de revirement de situation.

On n’a pas fait de règle spéciale pour Québec. On a dit : "Faites juste suivre les consignes et assurez-vous qu’on les respecte bien". Ce que je veux, c’est que les gens qui ont peut-être relâché se reconnaissent aujourd’hui. C’est là qu’on fera une différence dans les prochains jours , a-t-il indiqué.

Le ministre Dubé est d’avis qu’une bonne proportion de la population respecte les consignes de base. Ce n’est pas là l’enjeu, c’est dans le détail de tout ceux qui le font moins bien. C’est cette fameuse règle de Pareto. C’est 20 % des gens qui causent 80 % du problème , a-t-il exposé.

Un appel d’Andrée Laforest

On a une fierté au Saguenay-Lac-Saint-Jean et on va toujours la défendre. Notre région est forte, je n’ai pas d'inquiétude. Notre région a toujours été très très forte, on va le démontrer , a lancé la députée de Chicoutimi et ministre responsable de la région, Andrée Laforest.

L’élue a, elle aussi, rappelé l’importance du port du masque, de la distanciation physique et du lavage des mains. Celle qui est également ministre des Affaires municipales et de l’Habitation en a profité pour inviter les élus à rappeler aux citoyens le respect de ces consignes.

Effort de la population

Le ministre de la Santé y va, lui aussi, à un appel à l’effort collectif. Si on ne réduit pas nos contacts, si on pense que notre effort à nous ne fait pas de différence, on continuera d’avoir une augmentation des cas. Les contacts créent des cas, ces cas-là vont aller à l’hôpital avec toutes les conséquences que ça apporte , résume-t-il.

Il assure comprendre que la population peut être lassée des mesures et consignes découlant de la gestion de la pandémie qui s’accumulent depuis maintenant des mois.

Je sais que c’est plate, mais si on veut avoir un beau Noël, il faut passer de 6, à 5, à 4 contacts , expose-t-il.

Christian Dubé invite d’ailleurs la population à calculer le nombre de contacts quotidiens qu’ils ont. L’exercice permettrait de cibler rapidement les contacts qui ne sont pas essentiels.

Le réseau de la santé surveillé de près

Le ministre a rappelé que l’imposition de mesures et les changements de paliers d’alerte sont mis de l’avant notamment afin de limiter la pression exercée sur le système de santé. Il ajoute que les mesures de base qui peuvent sembler fort simplistes ont une grande incidence à l’intérieur du réseau de la santé.

Force est d’admettre que la contamination communautaire ne peut être totalement éliminée. Toutefois, le ministre Dubé croit qu’elle est, en ce moment, trop élevée, ce qui augmente les risques qu’elle entre davantage dans les milieux de vie plus vulnérables.

C’est encore plus important lorsque le fameux virus qui commence dans la communauté entre dans nos milieux de vie et nos milieux de soins. Lorsqu’un cas est généré en milieu de travail ou en école, c’est une chose, mais quand ces cas se transmettent en milieu de soins, c’est là qu’il y a des conséquences très négatives , a-t-il dit.

Le ministre a, dans une communication écrite transmise dimanche aux PDG des CIUSSS et des CISSS du Québec, réitéré l’importance pour les travailleurs de la santé de suivre les meilleures pratiques afin d’éviter tout relâchement au cours de leur journée de travail.

Des rencontres permettant la révision des pratiques existantes se sont déroulées lundi. Le ministre a souligné l’importance d’y aller d’un rappel à tous après autant de mois à travailler dans un contexte de pandémie.

Lorsqu'on oublie ces mesures-là dans le réseau de la santé, c’est habituellement des décès qui s’en suivent assez rapidement. Ce n’est pas pour trouver des coupables, au contraire. C’est pour arrêter cette mauvaise chaîne. Ça peut s’appliquer à des gens qui dînent ensemble, qui covoiturent sans se protéger adéquatement , a-t-il rappelé.

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