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Les commerces du « PATH » à Toronto souffrent de l'absence des employés de bureau

Seulement 10 % des employés de bureau sont de retour dans les tours du centre-ville

Deux hommes qui portent des masques marchent dans une aire de restauration du réseau souterrain du centre-ville de Toronto.

Certains commerces restent ouverts, malgré le faible achalandage.

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

Les corridors souterrains du « PATH », qui relient des édifices du centre-ville de Toronto, sont peu achalandés à l’heure du lunch ces temps-ci, alors qu’auparavant, ils fourmillaient de monde.

Les employés de bureau ont déserté les tours du quartier financier au début de la pandémie pour passer au télétravail.

La pâtisserie Nadège, située dans le souterrain du Centre Richmond-Adelaide, est fermée depuis mars.

On aurait trop de pertes alimentaires. Si c’est pour avoir 10 clients par jour, ça n’a aucun sens [d’ouvrir], explique Nadège Nourian, la propriétaire.

Nadège Nourian en entrevue.

La propriétaire de la pâtisserie Nadège du PATH affirme que son entreprise réussit à survivre grâce aux livraisons à domicile et à ses deux autres magasins à Toronto.

Photo : Radio-Canada / Julia Kozak

La majorité des commerçants du Centre Richmond-Adelaide ont aussi pris la décision de garder leur boutique fermée pour l’instant.

La situation est différente dans le souterrain de la gare Union où quelques entreprises, comme Biscotteria Forno Cultura, sont ouvertes.

Même si à Union c’est super lent, il y a quand même des gens qui circulent tous les jours, qui n’ont jamais arrêté de travailler, explique la gérante de la pâtisserie, Manon Lair.

Le commerce a rouvert il y a trois semaines, après sept mois de fermeture.

Manon Lair en entrevue.

La gérante de la pâtisserie Biscotteria Forno Cultura de la gare Union, Manon Lair, affirme que le commerce servait de 100 à 150 clients par jour avant la pandémie.

Photo : Radio-Canada / Julia Kozak

Une trentaine ou une quarantaine de clients, c’est une bonne journée, explique sa gérante. Avant la pandémie, la pâtisserie avait de 100 à 150 clients par jour, selon elle.

Manon Lair ajoute qu’il est encore trop tôt pour évaluer si ça valait le coup de rouvrir le commerce.

Les gens doivent être rassurés, doivent reprendre leurs habitudes, traverser la gare Union et réaliser qu’on est ouvert, explique-t-elle.

Elle ajoute que l'objectif de la réouverture est aussi de revoir les réguliers, revoir les gens avec qui on a travaillé pendant deux ans et avec qui on a construit quelque chose. Au-delà d’une business, c’est une communauté.

Seulement une fraction des clients de retour

L’association des commerçants du district financier estime que seulement 10 % des employés de bureau sont de retour physiquement au travail.

Nous avons besoin de politiques intelligentes pour soutenir les petites entreprises du PATH tout en gérant la pandémie, écrit Patrick Burke, le porte-parole de l’organisation.

Deux passants dans le réseau souterrain désert du centre-ville.

Le PATH abrite 1200 restaurants, boutiques et services, selon la Ville de Toronto.

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

Il ajoute que la nouvelle subvention d’urgence du gouvernement fédéral pour aider les entreprises à payer leur loyer devrait aider. L’association espère que le programme sera rapidement sur pied et que le financement restera prévisible pour les prochains mois.

L'association tente aussi d'attirer les clients en soulignant que plusieurs magasins et restaurants sont ouverts et qu'ils respectent les protocoles de sécurité comme le port du masque et la distanciation physique.

Ralentissement de longue haleine

Les commerçants du réseau souterrain s’attendent à ce que l’achalandage reste faible pendant encore plusieurs mois.

Un caissier attend les clients seul dans un commerce d'aliments préparés.

Avant la pandémie, la Ville de Toronto estimait que 4600 personnes travaillaient dans le PATH.

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

Je ne vois pas comment on pourra revenir à une vie un petit peu normale avant l’été ou encore septembre l’année prochaine, affirme Nadège Nourian.

Et même après la pandémie, elle s’attend à ne jamais servir autant de monde qu’avant.

Les gens qui étaient dans leur bureau, ils ont envie de revenir, mais ils ne reviendront jamais à plein temps parce qu’ils ont appris à travailler très bien de la maison, conclut-elle.

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