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Dopés par la victoire de Biden, les marchés ont connu une forte hausse, lundi

Un courtier regarde les résultats de la Bourse sur un tableau d'affichage numérique.

Les principaux marchés boursiers étaient largement dans le vert, lundi.

Photo : afp via getty images / Bryan R. Smith

Radio-Canada

Les principaux marchés boursiers ont enregistré des gains importants, lundi, deux jours après l'annonce de la victoire de Joe Biden à l'élection présidentielle américaine. En Asie, en Europe et en Amérique du Nord, les indices ont terminé la journée dans le vert.

Sur le Vieux Continent, la progression des indices boursiers a dépassé ainsi les 4 %, tandis que les gains franchissait la barre des 1 % en Asie.

Lundi, toujours, l'indice composé S&P/TSX de la Bourse de Toronto a gagné 193,03 points (1,18 %) pour terminer la séance avec 16 475,86 points.

La moyenne Dow Jones des valeurs industrielles a grimpé de 834,59 points, soit 2,95 %, à 29 157,97 points.

L'indice élargi S&P 500 a avancé de 41,06 points (1,16 %) à 3550,50 points, tandis que l'indice composé du NASDAQ a reculé de 181,45 points (-1,53 %) à 11 713,78 points, après avoir atteint un sommet record de 12 108,07 points.

Les investisseurs se réjouissent principalement de la perspective d'un Congrès américain divisé, ce qui compliquerait la mise en oeuvre de mesures qu'ils redoutent, soulignent gérants et analystes.

Pour les marchés, c'est une situation assez idéale, dit John Plassard, spécialiste en investissement pour Mirabaud. Tout d'abord, il est peu probable qu'avec un Sénat républicain, Joe Biden puisse faire passer sa réforme fiscale.

Il est vraisemblable que le président élu privilégie les mesures de soutien à la hausse des impôts, ajoute-t-il avant de prédire le maintien par la Réserve fédérale d'une politique extrêmement accommodante pour amortir les dégâts infligés à l'économie américaine par la crise du coronavirus.

Certains jugent que l'optimisme des marchés, qui misaient avant l'élection sur une vague bleue permettant aux démocrates de prendre le contrôle du Sénat, facilitant ainsi l'adoption d'un plan de relance, a de quoi surprendre.

Zoom perd des plumes

Pour sa part, la plateforme vidéo Zoom a vécu une journée difficile lundi. Le cours de son action a chuté de 17,37 % à la Bourse de New York, pour atteindre une valeur de 413,24 $ US l'action. Le plongeon avait été un peu plus marqué au début des échanges.

Le groupe pharmaceutique américain Pfizer et l'allemand BioNTech ont en effet annoncé lundi que le vaccin qu'ils ont développé contre la COVID-19 était efficace à 90 %, après la première analyse intermédiaire de leur essai de phase 3, la dernière avant une demande d'homologation.

Un vaccin pourrait donc être disponible prochainement, ce qui signifie que les salariés pourront progressivement retourner au bureau, les élèves à l'école, faisant largement diminuer l'utilisation de Zoom pour les réunions et classes.

Car les mesures de confinement mises en place partout dans le monde depuis le début de l'année ont fait exploser l'usage de cette plateforme de vidéoconférences. À tel point que l'on ne parle plus de faire une réunion virtuelle, mais une réunion Zoom.

Quant aux apéros Zoom, ils pourraient être relégués au rang de souvenir de l'époque du grand confinement du printemps 2020, quand des millions de personnes étaient cloîtrées à domicile partout dans le monde, pour tenter d'enrayer la propagation du virus.

Si le vaccin de Pfizer et BioNTech tient ses promesses, Zoom sera aussi désertée dans les prochains mois par les cours de yoga, conférences, ou encore consultations médicales.

Le prix de l'action a été multiplié par plus de 7 depuis le début de l'année, et la valorisation boursière du groupe, qui était de 13,4 milliards de dollars américains le 2 janvier, dépasse aujourd'hui les 100 milliards.

Zoom est entré en Bourse en avril 2019, à 38 $ [par action], et a grossi jusqu'à 600 $, rappelle Tom Cahill de Ventura Wealth Management, précisant à l'AFP que cette croissance n'était pas durable.

Beaucoup de voyages d'affaires ont été annulés à cause de la COVID-19, et l'un des principaux bénéficiaires [...] a été Zoom, évidemment, a-t-il détaillé.

Ils ont en effet été remplacés par des rencontres via Zoom, des signatures de gros contrats se faisant même par ce moyen. Des conférences de presse des autorités et des entreprises, des auditions judiciaires se sont pour la plupart tenues ces derniers mois par Zoom.

Or, l'annonce de Pfizer et BioNTech suggère qu'à un moment, l'année prochaine, peut-être à la fin du deuxième trimestre ou au troisième trimestre, il va y avoir un retour à la vie normale, dit M. Cahill.

Un télétravail bien installé

Toutefois, la pandémie aura ancré le télétravail dans les habitudes, et beaucoup de salariés continueront, au moins une partie de la semaine, à travailler de chez eux.

L'espoir suscité par le vaccin a également fait chuter lundi de plus de 20 % l'action du groupe Peloton Interactive, autre grand gagnant des mesures de restriction entré dans le quotidien de millions de ménages.

Peloton cherche à dépoussiérer l'utilisation des vélos et des tapis de course en les associant à des séances en ligne avec des jeunes animateurs dynamiques et souriants.

Ses modèles sont plébiscités par de nombreuses vedettes américaines, et le confinement a presque fait tripler le chiffre d'affaires du groupe au printemps, lui permettant pour la première fois de dégager un bénéfice.

Avec les informations de Agence France-Presse, La Presse canadienne, Reuters, et Associated Press

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