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Toronto : vives critiques sur la gestion de la Ville face à l'itinérance

une femme tient une pancarte où il est inscrit : un cubique n'est pas une maison

Des résidents des campements dans les parcs demandent à la Ville de les laisser rester.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Au parc Alexandra dans l’ouest de Toronto, des résidents des campements se sont réunis avec la communauté pour demander à la Ville de cesser les expulsions et une chance d'avoir des logements décents.

Arrêtons de faire semblant. Ce n'est pas drôle ce qui se passe ici, c'est la vie réelle, nous nous battons pour survivre, dit un campeur lors de la conférence de presse.

Le Réseau de soutien aux campeurs, des résidents du voisinage ainsi que les campeurs se sont réunis dimanche pour tirer la sonnette d'alarme. L'hiver approche, la deuxième vague de COVID-19 est bien installée et pourtant, les itinérants se semblent délaissés par les gouvernements.

Je ne bougerai pas d'ici pour aller dans leur prison. Je demande un logement décent, pas une cage, dit cet autre campeur, Domenico Saxida.

La municipalité a prévu 560 lits pour les itinérants cet hiver, qui s’ajoutent aux 6700 places déjà existantes.

Plusieurs refuges ne sont pas sécuritaires selon eux. Ils affirment aussi s'y sentir déshumanisés. Par exemple, le Better Living Centre est destiné à abriter 100 personnes séparées par des panneaux en plexiglas.

L'infirmière de rue Cathy Crowe explique que la situation empire dans les refuges, au fil des années. Pas d'intimité, les risques de propagation du virus sont accrus, les gens sont entassés en pleine pandémie et c'est tout simplement inhumain, dit-elle.

La Ville affirme pour sa part que ces panneaux de plexiglas ont été ajoutées pour empêcher la propagation du virus et répondent aux normes du code de sécurité incendie, tout en rappelant qu'il s'agit de lits d'urgence.

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