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La défaite de Trump suscite l'espoir du monde scientifique au Québec

Le président américain Donald Trump pointe le ciel avant de revêtir des lunettes spéciales pour regarder l’éclipse lundi le 21 août 207 à la Maison Blanche à Washington.

Le reportage d'Alexane Drolet

Photo : Associated Press / Andrew Harnik

L’accession de l’administration Biden à la Maison-Blanche redonnera du prestige à la science et du souffle à la recherche. C’est du moins l’avis du directeur général de l’Institut national de recherche scientifique, Luc-Alain Giraldeau, qui espère que le résultat de l’élection américaine « mettra de l’essence dans la machine de la recherche », même au Québec.

L’impact va être positif, parce que le président Trump a, depuis des années, effectué des coupures importantes en recherche, dit Luc-Alain Giraldeau à propos du résultat de l’élection américaine.

C’est surtout la science climatique qui a pâti du dernier mandat républicain, souligne le directeur général de l’INRS.

Elle a été très, très durement affectée par les années Trump, maintient M. Giraldeau.

Le désintérêt de Donald Trump et de son équipe pour les changements climatiques, manifesté dès le départ par le retrait unilatéral des États-Unis de l’Accord de Paris, a aussi nui aux partenariats qui unissent chercheurs québécois et américains.

Ces recherches menées par nos scientifiques et leurs collègues américains dépendaient du seul financement québécois et canadien depuis quatre ans, explique le directeur général de l’INRS, qui voit d’un bon œil le retour d’une présidence à l’écoute des scientifiques.

Maintenant, on va avoir un partenaire qui veut faire sa part plus sérieusement dans ces recherches.

Une citation de :Luc-Alain Giraldeau, directeur général de l'INRS
Le biologiste Luc-Alain Giraldeau

Luc-Alain Giraldeau

Photo : Radio-Canada / Julien Lamoureux

Course aux cerveaux plus corsée

La défaite de Donald Trump marquera aussi un changement de ton à la Maison-Blanche, dit Luc-Alain Giraldeau.

La nouvelle rhétorique américaine, qui s’annonce déjà moins hostile à l’immigration, pourrait compliquer les efforts de recrutement des universités québécoises et canadiennes.

Sous le mandat Trump, estime M. Giraldeau, des étudiants trouvaient sans doute peu appétissant d’aller étudier en sol américain et éprouvaient peut-être un malaise devant le climat de protectionnisme et d’hostilité envers les étrangers.

Avec le retour de Biden, on peut penser que les États-Unis vont redevenir un concurrent plus sérieux à cet égard.

Une citation de :Luc-Alain Giraldeau, directeur général de l'INRS

Le directeur de l’INRS pense aussi que la santé publique américaine, remise en doute par l'administration Trump, même en pleine pandémie, retrouvera son lustre.

Les coupures que le gouvernement de M. Trump a faites dans la santé publique, dès le début de son mandat, ont des impacts qu’on peut voir aujourd’hui. Ça nous affecte aussi, puisque la frontière demeure fermée entre les deux pays en raison de la situation pandémique du côté américain, conclut M. Giraldeau.

Avec les informations d'Alexane Drolet

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