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Temps difficiles pour les brocanteurs et antiquaires

Des pots pour versés sur lait et de la vaisselles antiques.

Luc Truchon ne peut se permettre d’acheter tous les objets qu’il souhaiterait pour ses boutiques, faute de ventes.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier

Pascale Langlois

Les dernières semaines ont été difficiles pour plusieurs antiquaires et brocanteurs. Après un été où il leur a été impossible de s’approvisionner dans les ventes de garage et les marchés aux puces, les clients se font maintenant très rares dans leurs magasins. Certains tentent de se tourner vers les médias sociaux, non sans difficultés.

Luc Truchon, propriétaire de la Brocante à Victor, raconte que le printemps a été plutôt clément pour lui. La première vague a été bonne. Ça a même été surprenant. J’ai fait de belles grosses ventes, explique le brocanteur. Et ce, même si la boutique du centre-ville de Trois-Rivières a été complètement fermée pendant plusieurs semaines.

L’automne et sa deuxième vague le frappe de plein fouet. Sa boutique du centre-ville de Trois-Rivières, ouverte depuis moins d’un an, se portait bien avant la pandémie. La nouvelle fermeture des restaurants et salles de spectacles rend les affaires difficiles. Il lui arrive de ne voir aucun client toute une journée.

Quand la deuxième vague est arrivée, c’est tombé complètement mort.

Alors que Luc Truchon s’apprête à ouvrir une nouvelle boutique à Saint-Élie-de-Caxton, il songe à revoir ses plans pour celle de Trois-Rivières. S’il faut fermer, on va le faire. Je ne le souhaite pas, au contraire. Mais un moment donné, il faut prendre des décisions. Je me donne jusqu’à la fin décembre, explique-t-il.

Les réseaux sociaux au secours

La conjointe de Luc Truchon publie parfois des photos des objets à vendre sur Facebook, mais cette opération est énergivore pour les propriétaires. Ils ne croient pas non plus qu’une présence accrue vaudrait l’investissement. Les gens ont peur de manquer d’argent. Les gens dépensent beaucoup moins, constate le brocanteur.

La Brocante à Victor devrait ouvrir une nouvelle boutique à Saint-Élie-de-Caxton au début de l’année 2021.

La Brocante à Victor devrait ouvrir une nouvelle boutique à Saint-Élie-de-Caxton au début de l’année 2021.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier

Les propriétaires de la Brocante du village, à Saint-Barthélémy, pallient le manque de clients dans leurs boutiques avec des ventes aux enchères sur Facebook. Les événements en direct attirent une cinquantaine de clients et le propriétaire affirme que 90% des items trouvent preneur.

Chez Antiquités Michel Prince, deux employés consacrent une partie de leur temps à la vente en ligne. Un créneau que l’équipe a développé depuis plusieurs années. On a réussi à tenir le fort et à se donner une paye, raconte Michel Prince en se remémorant la fermeture du printemps.

  Antiquité Michel Prince est en affaires depuis plus de trente ans.

Antiquité Michel Prince est en affaires depuis plus de trente ans.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier

L’antiquaire compte sur toute une équipe pour l’épauler. C’est beaucoup, de 30 à 40 heures de travail par semaine. Il y en a un qui prend des photos, un autre qui répond aux courriels, un autre qui fait du marketing, énumère le propriétaire. Du temps que lui peut consacrer à la livraison et la recherche de nouvelles antiquités à vendre.

Michel Prince est bien conscient de sa chance et en souhaite tout autant à ses collègues pour qui les temps sont plus difficiles.

Michel Prince assure que les clients qui se déplacent au magasin sont aujourd’hui plus motivés à acheter qu’avant la pandémie.

Michel Prince assure que les clients qui se déplacent au magasin sont aujourd’hui plus motivés à acheter qu’avant la pandémie.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier

Entre nous, on s’entraide. On dit [au client]: "Ah ben moi je l’ai pas, allez chez le voisin." Tout le monde a intérêt à ce que ça aille bien. Je souhaite juste que ça arrête ça et que tout le monde puisse se faire un câlin, conclut Michel Prince.

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