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COVID-19 : les restrictions s'enchaînent en Europe, les manifestations de rejet aussi

Des manifestants en confrontation avec la police à Leipzig, en Allemagne.

Les manifestants en confrontation avec la police lors d'un rassemblement contre les restrictions gouvernementales pour freiner la propagation de la COVID-19, à Leipzig, en Allemagne, le samedi 7 novembre 2020.

Photo : Reuters / KAI PFAFFENBACH

Agence France-Presse
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les restrictions se multiplient en Europe et provoquent des manifestations de rejet face à la deuxième vague de COVID-19 qui continue de battre des records de contaminations aux États-Unis.

Des violences ont éclaté samedi soir à Leipzig, dans l'est de l'Allemagne, entre les forces de l'ordre et des manifestants anti-masques alors que la police avait ordonné la dissolution d'un important rassemblement contre les restrictions prises face à la pandémie de coronavirus.

Il y a eu de nombreuses attaques contre les forces de l'ordre, a indiqué sur Twitter la police de l'État régional de Saxe tandis que les médias diffusaient des images de jets de projectiles contre la police à la fin de cette manifestation qui a rassemblé quelque 20 000 personnes.

Des manifestants à Madrid.

Des manifestants marchent contre les restrictions imposées par le gouvernement à Madrid, en Espagne, le samedi 7 novembre 2020.

Photo : Associated Press / Manu Fernandez

À Madrid, des centaines de complotistes et activistes anti-vaccins ont manifesté samedi le long de la promenade du Prado contre la dictature du virus et les restrictions imposées par les autorités espagnoles pour tenter d'endiguer l'épidémie.

Ils ont besoin de réduire la population et ils ont commencé par tuer les vieillards dans les maisons de retraite, a déclaré à l'AFP une manifestante, Chelo Sánchez.

La peur a pour conséquence une baisse de nos défenses [immunitaires], a assuré de son côté une autre manifestante, Maribel García, qui dit ne porter de masque que si son interlocuteur a peur.

De nouvelles restrictions à travers l'Europe

Les confinements décrétés à travers l'Europe pour juguler cette nouvelle vague, s'ils sont moins stricts qu'au printemps, sont aussi moins bien acceptés.

Nous sommes fatigués par la COVID, par les restrictions de plus en plus strictes, déplore Anna Piotrowska, architecte polonaise de 35 ans.

De nouvelles restrictions sont entrées en vigueur samedi en Pologne, qui a enregistré un demi-million de cas : cinémas, théâtres, institutions culturelles sont fermés. Dans les centres commerciaux, seuls les magasins jugés essentiels sont ouverts.

Les élèves du primaire vont passer lundi comme les autres élèves à l'enseignement à distance.

Des piétons portant des masques se promènent dans la principale rue commerciale d'Athènes.

La Grèce se reconfine pendant trois semaines pour lutter contre une deuxième vague de coronavirus.

Photo : afp via getty images / LOUISA GOULIAMAKI

La Grèce s'était réveillée samedi comme engourdie dans un deuxième confinement, comme avant elle la France, l'Angleterre, l'Irlande et des régions d'Italie. La principale rue commerçante d'Athènes, très fréquentée la veille, était déserte, les employés municipaux désinfectant les places vides.

Pour chaque sortie, les Grecs doivent obtenir un feu vert des autorités, par SMS. Des barrages routiers vérifient les permis spéciaux nécessaires pour se déplacer. L'amende pour ceux qui ne portent pas le masque a doublé, à 464 dollars (300 euros). Le confinement devrait durer trois semaines.

Avant cette mise à l'arrêt, plus de 70 000 voitures ont quitté la capitale vendredi dans les embouteillages, selon la police.

Un homme masqué fait du vélo à Lisbonne.

Le gouvernement portugais impose un couvre-feu dès lundi le 9 novembre pour lutter contre la propagation du coronavirus.

Photo : AFP / PATRICIA DE MELO MOREIRA

L'état d'urgence sanitaire qui entrera en vigueur lundi au Portugal sera assorti dans la majeure partie du pays d'un couvre-feu nocturne en semaine, qui débutera dès 13 h les fins de semaine, pour au moins deux semaines, a annoncé samedi le premier ministre Antonio Costa.

Cette interdiction de circuler sur la voie publique s'appliquera dans les 121 communes soumises depuis mercredi à un nouveau confinement et où vivent environ 70 % des Portugais, a indiqué M. Costa à l'issue d'un conseil des ministres extraordinaire.

Le bilan mondial des décès s'alourdit

Selon un comptage effectué par l'AFP à partir de sources officielles, la pandémie a fait plus de 300 000 morts sur le continent européen, pour plus de 12 millions d'infections.

C'est la deuxième zone du monde la plus endeuillée, derrière l'Amérique latine et les Caraïbes (avec plus de 410 000 décès).

Vendredi, c'était l'Italie qui avait confiné 16 millions d'habitants des quatre régions les plus gravement touchées par l'épidémie. L'ensemble de la péninsule est sous couvre-feu entre 22 h et 5 h.

En Iran, pays le plus touché au Moyen-Orient, le gouvernement s'est résolu à imposer de nouvelles restrictions : centres commerciaux, cinémas et salles de sport fermeront à 18 h dans certaines villes.

La COVID-19 a fait au moins 1 243 513 morts dans le monde et officiellement infecté plus de 49,3 millions de personnes depuis le début de la pandémie, selon un comptage réalisé samedi par l'AFP à partir de sources officielles.

L'épidémie explose aux États-Unis, de loin le pays le plus endeuillé au monde avec 236 099 décès dus au nouveau coronavirus.

Un total de 127 021 nouveaux cas positifs en 24 h y ont été recensés vendredi, troisième record quotidien d'affilée, selon l'université Johns Hopkins.

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