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Des vétérinaires obligés de refuser de nouveaux clients

Un vétérinaire se tient près d'un chien.

Le reportage de Marie-Pier Mercier

Photo : iStock

Depuis le début de la pandémie, les animaux de compagnie ont la cote. Mais les vétérinaires sont débordés et doivent reprendre le retard accumulé. La grande majorité des cliniques doivent refuser les nouveaux clients.

L’accès aux soins de santé pour animaux est difficile depuis le mois de mars, moment où les cliniques ont dû fermer leurs portes.

Avant on n'avait pas nécessairement besoin d'avoir plusieurs [plages horaires] d'urgence, parce qu'on réussissait avec les 2-3 demandes de la journée  [...] mais là, les demandes il en a juste ben trop, explique Jeanne-Isabelle Dolbec, copropriétaire de la Clinique vétérinaire du Vieux-Limoilou.

Selon l'Ordre des médecins vétérinaires du Québec, 90 % des cliniques doivent refuser de nouveaux clients.

Le seul hôpital vétérinaire de la région de Québec, le Centre vétérinaire Daubigny, a été obligé de réduire ses services. L'autre la plus près est située à Saint-Hyacinthe. Les soins pour les animaux exotiques, comme les lapins, sont encore plus problématiques.

La directrice fondatrice du Refuge lapins sans abri, Nancy Lachance, croit qu’il manque de vétérinaires. Ils m'appellent ils me disent : ‘’au secours, on n'est pas capable de voir un vétérinaire, notre lapin est en train de mourir, et on nous réfère à Saint-Hyacinthe’’. C'est de plus en plus fréquent, déplore-t-elle.

Engouement pour les animaux

Nancy Lachance constate que les Québécois ont été nombreux à adopter des animaux. Et les lapins sont très populaires.

Le lapin est le 3e animal de compagnie le plus populaire [...] la popularité a augmenté justement à cause de la stérilisation, explique-t-elle, ajoutant que cette intervention permet d’améliorer le comportement et la propreté des lapins.

Les gens ont un manque d'accessibilité aux soins vétérinaires, c'est inquiétant , affirme-t-elle.

Étant donné que les Québécois adoptent plus, la demande en soins préventifs et en stérilisation augmentent aussi. C'est vraiment vraiment vraiment vraiment très occupé , indique Jeanne-Isabelle Dolbec.

Problèmes de main-d’oeuvre

L’Ordre des médecins vétérinaires du Québec admet que le recrutement est difficile et qu’il manque de vétérinaires.

On entend qu'il y a beaucoup de départs au bout de cinq ans de pratique, faut voir pourquoi on a de la difficulté à avoir de la rétention au niveau de notre personnel , souligne Gaston Rioux, président de l’Ordre.

Toutefois, en plus d’un manque de vétérinaires, les professionnels des soins de santé pour animaux constatent également un manque de techniciens.

Il n'y en pas de disponible. Après deux à cinq ans, les techniciens vont se réorienter parce que le salaire ce n'est pas le salaire d'une vie , souligne Jeanne-Isabelle Dolbec, copropriétaire de la Clinique vétérinaire du Vieux-Limoilou. Elle demande aux clients de s'armer de patience et de prendre ses rendez-vous d'avance.

D'après le reportage de Marie-Pier Mercier

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