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États-Unis : le Canada et le monde saluent la victoire de Joe Biden

Des Américains brandissant des pancartes « Biden, Harris ».

Les partisans démocrates sont rapidement descendus dans les rues pour célébrer la victoire de Joe Biden le 7 novembre 2020.

Photo : Getty Images / Joe Raedle

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Quelques minutes après l’annonce de la victoire de Joe Biden aux élections américaines par les grands réseaux d’information, les réactions ont commencé à fuser partout dans le monde.

Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, a adressé ses félicitations au gagnant, rappelant que les peuples canadien et américain sont proches, amis et partenaires.

J’ai vraiment hâte de poursuivre notre travail en ce sens, avec vous, a écrit M. Trudeau sur Twitter en s’adressant à Joe Biden. Le premier ministre canadien, qui a été vivement critiqué par l'administration Trump au fil des quatre dernières années, devrait s'exprimer lundi en conférence de presse.

Le chef conservateur Erin O'Toole a lui aussi félicité les gagnants, assurant que les conservateurs du Canada travailleront toujours avec les États-Unis pour faire progresser nos valeurs communes et nos liens économiques étroits.

Le chef du NPD, Jagmeet Singh, qui a félicité le président élu, s’est adressé à sa vice-présidente Kamala Harris.

« Aujourd'hui, vous êtes entrée dans l'histoire. La première femme [...] de couleur à être élue vice-présidente. Plus important encore, vous avez stimulé l'imagination des générations de jeunes femmes à venir. »

— Une citation de  Jagmeet Singh, chef du NPD

Le chef du Bloc québécois, qui avait ouvertement déclaré préférer Joe Biden à Donald Trump, a salué la victoire du candidat démocrate. Il n’a pas manqué au passage de décocher une flèche au premier ministre libéral.

Il serait naïf d’y voir la promesse de lendemains très faciles – surtout sans un premier ministre fort et respectueux du commerce québécois à Ottawa – mais c’est la fin de quatre années angoissantes et indignes du rôle des États-Unis, a lancé Yves-François Blanchet.

La cheffe du Parti vert, Annamie Paul, a quant à elle dit espérer le début d'une nouvelle ère de coopération et de collaboration internationale. Elle a particulièrement salué l'arrivée de Kamala Harris à la vice-présidence.

Les provinces impatientes de collaborer avec l'administration Biden

D'un océan à l'autre, les premiers ministres provinciaux se sont aussi prononcés après plusieurs jours d'incertitude. Au Québec, François Legault s’est dit déterminé à travailler avec la nouvelle administration pour faire prospérer notre relation et pour devenir la batterie verte du nord-est de l’Amérique.

Son homologue Doug Ford a aussi offert ses félicitations, soulignant que l'économie de l'Ontario est intimement liée à celle des États-Unis. On réussit tous mieux quand on travaille ensemble, a déclaré le premier ministre dans un tweet.

En Colombie-Britannique, John Horgan a semblé soulagé que le suspense tire à sa fin. C'est fait, a-t-il tweeté, offrant par la même occasion ses sincères félicitations au duo gagnant.

En Alberta, Jason Kenney a diffusé un communiqué pour féliciter Joe Biden et Kamala Harris, signalant du même coup l'importance de la relation économique entre les deux gouvernements, surtout dans le secteur énergétique.

Nous sommes impatients de travailler avec l’équipe de transition du président élu Biden et la future administration pour faire en sorte que ce partenariat économique vital se poursuive, a déclaré M. Kenney.

Il faut noter que pendant sa campagne électorale, Joe Biden a promis d'annuler le permis autorisant l'oléoduc Keystone XL à traverser la frontière américaine.

Rebâtir les relations diplomatiques avec l'Europe

En Europe, plusieurs États et organisations poussent un soupir de soulagement, soulignant la nécessité de rebâtir des relations diplomatiques solides.

La cheffe de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen, Charles Michel, ont insisté sur la volonté de l'Union européenne (UE) de rebâtir avec les États-Unis un partenariat solide après une relation conflictuelle sous le mandat de Donald Trump.

« L'UE est prête à s'engager pour un partenariat transatlantique solide. COVID-19, multilatéralisme, climat et commerce international sont des défis à affronter ensemble. »

— Une citation de  Charles Michel, président du Conseil européen

Donald Trump a férocement critiqué l'OTAN tout au long de son mandat, jugeant l'alliance militaire obsolète et onéreuse. Le secrétaire général Jens Stoltenberg a donc salué samedi un solide partisan de l'alliance en la personne de Joe Biden, se disant impatient de travailler avec lui.

Même s'il perd un partisan du Brexit avec la défaite de Donald Trump, le premier ministre britannique Boris Johnson a lui aussi félicité Joe Biden, qualifiant les États-Unis d’allié le plus important.

Nous avons beaucoup à faire pour relever les défis d’aujourd’hui. Agissons ensemble!, a tweeté le président français Emmanuel Macron, qui entretenait, lui, une relation difficile avec M. Trump.

En Allemagne, la chancelière Angela Merkel a dit se réjouir de la future coopération avec le président Biden. Notre amitié transatlantique est irremplaçable si nous voulons maîtriser les grands défis de notre temps, a-t-elle déclaré.

L’Italie par la voix de son chef du gouvernement Giuseppe Conte a également salué la victoire de Joe Biden et félicité samedi le peuple américain et ses institutions pour leur preuve exceptionnelle de vitalité démocratique.

Le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, a lui aussi déclaré être impatient de coopérer avec le nouveau locataire de la Maison-Blanche. Son homologue grec, Kyriakos Mitsotakisa, a quant à lui salué en Joe Biden un véritable ami de la Grèce.

En Ukraine, le premier ministre Vladimir Zelensky, qui s'est retrouvé malgré lui au centre de la procédure de destitution de Donald Trump au début de l'année, s'est dit optimiste quant à l'avenir du partenariat stratégique avec les États-Unis.

La Slovénie – pays natal de Melania Trump – s'est pour sa part refusée à féliciter Joe Biden et Kamala Harris. Le premier ministre Janez Jansa, à la tête d'un parti anti-migrants, a argué sur Twitter que les résultats n'étaient pas encore officiels et que Donald Trump préparait des recours en justice.

Consolider la paix et la stabilité

Ailleurs dans le monde, les félicitations usuelles se sont aussi succédé. De l'Inde à la Nouvelle-Zélande, en passant par le monde arabe et l'Afrique, les dirigeants du monde entier ont salué la fin du suspense, plusieurs espérant un changement de ton.

Au Mexique – pays avec lequel l'administration Trump a eu une relation houleuse, notamment en raison de l'immigration et de la construction d'un mur à la frontière –, le président Andrés Manuel López Obrador a dit ne pas souhaiter réagir tant que des litiges seront devant les tribunaux. Il a précisé n'avoir de mauvaise relation avec aucun des deux politiciens et ajouté qu'il préférait faire preuve de prudence diplomatique.

Au Venezuela, le président Nicolas Maduro – lui-même contesté après une élection entachée d'irrégularités – se dit prêt au dialogue avec Washington après la victoire de M. Biden. Depuis janvier 2019, l'administration Trump reconnaît l'opposant Juan Guaido comme président par intérim de ce pays en crise, et n'a cessé de renforcer ses sanctions pour obtenir le départ du dirigeant socialiste.

Au Moyen-Orient, on a aussi espoir de relations plus stables et prévisibles. Le président irakien a décrit Joe Biden comme un ami et un partenaire digne de confiance dans la construction d'un Irak meilleur.

« Nous avons hâte de travailler ensemble pour atteindre nos objectifs communs et consolider la paix et la stabilité dans l'ensemble du Moyen-Orient. »

— Une citation de  Barham Sal, président de l'Irak

L'homme fort et prince héritier des Émirats arabes unis (EAU) a aussi indiqué son intention de travailler pour la stabilité de la région. Les EAU et les É.-U. sont amis et alliés, nous avons un solide partenariat stratégique que nous espérons consolider ensemble, a tweeté Mohammed ben Zayed Al-Nahyane.

Au Liban, on a dit espérer une approche plus équilibrée de la part de Joe Biden dans la région.

Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, qui avait qualifié Donald Trump de meilleur ami qu'Israël n'a jamais eu à la Maison-Blanche, espérait pour sa part la victoire du magnat de l'immobilier.

M. Nétanyahou n'a pas été le plus prompt à réagir au succès démocrate. Dans la nuit de samedi à dimanche, il a accompagné ses félicitations à Joe Biden et Kamala Harris d'un message de remerciement à Donald Trump pour avoir reconnu Jérusalem et le Golan, avoir tenu tête à l'Iran pour les accords de paix historiques et pour avoir porté l'alliance américano-israélienne à des sommets sans précédent, a publié M. Nétanyahou sur Twitter.

Le résultat du dépouillement a provoqué un soupir soulagement chez les représentants palestiniens : Il n'y a pas eu pire que l'ère Trump! Sa fin est déjà une victoire, a commenté Nabil Shaath, conseiller du président palestinien Mahmoud Abbas.

Le chef du mouvement islamiste palestinien Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, Ismaïl Haniyeh, a lui appelé Joe Biden à corriger les politiques injustes des États-Unis en annulant le plan Trump pour le Moyen-Orient. Le président américain avait en effet présenté en janvier son plan pour le Proche-Orient, sans toutefois avoir consulté les Palestiniens au préalable.

L'Iran, ennemi juré d'Israël, a affirmé, par la bouche de son vice-président, espérer un changement dans les politiques américaines destructrices et un retour au droit, aux engagements internationaux et au respect des nations.

« L'ère de Trump et de son équipe dangereuse de va-t-en-guerre est terminée. »

— Une citation de  Eshaq Jahangiri, vice-président de l'Iran, sur Twitter

Donald Trump a appliqué ce qu'il appelait une politique de pression maximale et des sanctions sévères contre l'Iran, après avoir quitté en 2018 l'accord international sur le nucléaire conclu avec Téhéran trois ans plus tôt par l'administration Obama et au sein de laquelle Joe Biden était vice-président. Joe Biden a d'ailleurs affirmé pendant sa campagne qu'il souhaitait relancer la diplomatie en direction de l'Iran et évoqué un possible retour au sein de l'accord.

Avec les informations de Agence France-Presse, Reuters, et Associated Press

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