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L’Université du Manitoba reçoit du financement pour mieux étudier la COVID-19

Jörg Stetefeld pose devant un écran qui montre une image prise avec un microscope électronique.

Jörg Stetefeld étudie les cellules à un niveau microscopique.

Photo : Jorg Stetefeld

Radio-Canada

Un nouveau financement fédéral permettra à une équipe de chercheurs de l’Université du Manitoba de couvrir les coûts d’un microscope électronique à haute résolution afin, notamment, d’observer en détail le SRAS-CoV-2.

Le professeur de biochimie Jörg Stetefeld se félicite de cette aide et explique tout l’intérêt d’un tel appareil dans la recherche.

En générant des images en haute résolution, des images très nettes des virus en action, on ne comprend pas seulement à quoi ils ressemblent en trois dimensions, mais surtout on comprend comment ils agissent et pourquoi ils sont si dangereux, indique-t-il.

Le ministre fédéral de l’Innovation, Navdeep Bains, a annoncé vendredi un soutien de 28 millions de dollars octroyé par la Fondation canadienne pour l’innovation. Jörg Stetefeld et ses collègues Nediljko Budisa, Brian Mark, Kevin Coombs et Jason Kindrachuk ont ainsi reçu une enveloppe de 950 000 $.

Le professeur Jörg Stetefeld étudie habituellement les cancers, mais avec la pandémie, son champ de recherche a changé.

Son laboratoire a la capacité de créer des protéines à des fins expérimentales afin d’étudier les récepteurs à protéines des cellules. Il a également la possibilité d’étudier les protéines et les acides nucléiques en trois dimensions par un procédé appelé cryomicroscopie électronique (Cryo-ME).

Jörg Stetefeld et ses collègues chercheurs ont profité de ce type de dispositif pour étudier de plus près le SRAS-CoV-2, le virus responsable de la COVID-19.

Un investissement de 1,5 million de dollars avait déjà été fait par la faculté des sciences de L’Université du Manitoba pour l’achat d’un microscope de Cryo-ME, lequel est arrivé le mois dernier.

L’argent du fédéral permettra quant à lui l’achat d’un détecteur à capture d'électrons. Cet appareil permet principalement d'obtenir des images très précises de corps microscopiques.

Une image microscopique des cellules du nouveau coronavirus.

Le SRAS-CoV-2 possède de nombreux récepteurs à protéines qui lui permettent notamment de se lier aux cellules humaines.

Photo : Reuters

En combinant les deux dispositifs, les chercheurs pourront faire des grossissements à un niveau particulaire, à une résolution proche de celle de l’atome.

Jörg Stetefeld explique qu’il s’agit là de la plus haute résolution qu’il est possible d’obtenir pour un échantillon biologique.

Il ajoute que le SRAS-CoV-2 a des récepteurs à protéines en couronne, d'où le nom de coronavirus, et que ces derniers sont particulièrement utiles pour se lier à nos cellules.

En plus d'aider à mieux comprendre les molécules du SRAS-CoV-2, ce nouvel équipement du laboratoire de l’Université du Manitoba permettra d’étudier la réaction du virus à plusieurs médicaments, antiviraux et vaccins.

Avec l’aide de programmes d’intelligence artificielle, les chercheurs espèrent pouvoir remarquer une vulnérabilité du virus qui pourrait alors être exploitée à l’avantage des êtres humains.

Si vous pouvez bloquer l’interaction [des récepteurs du virus], vous pouvez combattre le danger et le risque d’être infecté, conclut le professeur.

D'après des informations de Bryce Hoye

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