•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les salles de cardiovélo montrées du doigt durant la pandémie

Une séance de cardiovélo.

Les autorités sanitaires de la Colombie-Britannique déconseillent la pratique du cardiovélo.

Photo : iStock / gradyreese

Les autorités sanitaires de la Colombie-Britannique déconseillent aux avides de sport de suivre un cours de cardiovélo (spinning) durant la pandémie, car ces espaces clos augmenteraient les chances de contamination au virus.

La question du risque de faire du sport en salle ou dans des espaces restreints en contexte de COVID-19 a de nouveau été soulevée par la médecin hygiéniste en chef de la Colombie-Britannique.

Selon la Dre Henry, les habitants de Metro Vancouver devraient s’abstenir de pratiquer des activités telles que le fitness en salle, les cours à plusieurs en intérieur et plus particulièrement les classes de cardiovélo.

Pour le moment, les cours de cardiovélo sont dangereux.

Dre Bonnie Henry, médecin hygiéniste en chef de la C.-B.

Lors d’un effort particulièrement intense, une personne projette dans l’air davantage de particules infectieuses qu’au repos et le risque de contracter le virus serait plus important.

Un homme s'entraîne sur un vélo stationnaire

Plusieurs espaces de cardiovélo à Vancouver ont recensé des cas de COVID-19.

Photo : iStockphoto

La médecin hygiéniste en chef a confirmé que de nombreuses personnes ont contracté le SRAS-CoV-2 lors de classes de cardiovélo à Vancouver.

Dominik Desbois, fondateur de Spin Society à Vancouver dit être déçu par les propos de la Dre Henry et demande à ne pas mettre toutes les salles de sport dans le même bateau.

« Je crois que c'est très démesuré on doit vraiment prendre cas par cas, car ça revient à dire que tous les restaurants sont dangereux », dit-il.

Des propos démesurés selon Mr Desbois qui affirme qu'aucun cas de COVID-19 n'a été signalé dans ses trois établissements depuis le début de la pandémie.

Le fondateur de Spin Society affirme respecter à la lettre les mesures sanitaires émises par la province pour continuer d’accueillir ses membres. Le port du masque est obligatoire avant et après un cours et des panneaux de plexiglas ont été installés pour éviter la projection de gouttelettes.

Cependant, les propos de la Dre Henry ont eu de lourdes conséquences sur son entreprise.

Je me réveille ce matin avec plusieurs courriels, plusieurs messages de mes membres me demandant de canceller leur membership, déplore Dominik Desbois.

Même son de cloche pour la société Ride Cycle qui explique par voie de courriel comprendre que la communauté du fitness est très préoccupée en ces temps difficiles.

Une jeune femme court sous un ciel nuageux près de Stanley Park à Vancouver

Le ministère de la Santé de la Colombie-Britannique recommande d'exercer une activité sportive en extérieur.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Milette-Gagnon

Un avenir incertain

Après plusieurs mois difficiles, Dominik Desbois fait face à des pertes financières importantes et craint pour l’avenir de sa société.

Honnêtement, ça serait presque mieux pour moi que la Dre Bonnie Henry dise : "non, fermez vos portes c’est dangereux".

Dominik Desbois, fondateur, Spin Cycle

En gardant nos portes ouvertes, on collecte trop de revenus pour avoir accès aux aides du gouvernement, mais en même temps on doit quand même continuer de tout payer avec beaucoup moins de revenus, continue Mr Desbois.

Si les autorités sanitaires de la province n’ont pas interdit la pratique de cardiovélo, elles n’excluent pas les possibilités de mettre en place de nouvelles directives pour enrayer la propagation du virus.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !