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Une famille de Moncton lance un cri du cœur pour les sinistrés de l'ouragan Eta

Sofia Sierra et sa mère Wendy Sierra Caballero, le 6 novembre.

Sofia Sierra et sa mère Wendy Sierra Caballero à Moncton

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Hughes

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Honduras se remet durement du passage de l'ouragan Eta, qui a emporté des dizaines de vies dans son sillage. Les pluies diluviennes ont causé des inondations sans précédent. Une famille hondurienne établie à Moncton depuis huit ans s'inquiète pour la sécurité des siens.

Les crues sont montées jusqu'aux toitures dans plusieurs secteurs de la vallée de Sula, au nord-ouest du pays. Personne n'a anticipé une telle catastrophe.

Norma Osario, la grand-mère d'une adolescente de Moncton, a tout perdu. Dans l'urgence, la dame de 79 ans n'a même pas pu prendre avec elle ses médicaments pour le diabète et la haute pression.

Quand l'eau est rentrée, elle était perturbée, choquée, elle est juste sortie avec son cellulaire. C'est tout ce qui lui reste, raconte sa petite-fille, Sofia Sierra.

Sofia Sierra, le 6 novembre 2020.

Sofia Sierra aimerait pouvoir entendre la voix de sa grand-mère.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Hughes

C'est le fils d'une amie qui a finalement porté secours à la septuagénaire, in extremis.

L'eau s'élevait jusqu'à sa poitrine, explique sa fille, Wendy Sierra Caballero.

Les communications limitées

Incapable de communiquer avec sa mère, Wendy a traversé deux journées d'angoisse. Le réseau affaibli dans son pays natal limite les échanges aux messages via l'application WhatsApp.

J’ai essayé de l’appeler, mais elle n’a jamais décroché, poursuit Wendy.

Wendy Sierra Caballero, le 6 novembre 2020.

Wendy Sierra Caballero a craint le pire pour sa mère âgée de 79 ans.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Hughes

Ailleurs dans le pays, des coulées de boue ont causé d'importants dommages au système routier. Les vents violents ont fait voler les toits des maisons. Des milliers de sinistrés ont tout perdu dans ce qui semble être une des pires tempêtes à s'abattre sur le Honduras depuis des décennies.

Les sinistrés de l'ouragan Eta à Jerusalen au Honduras, le 5 novembre 2020.

Les sinistrés de l'ouragan Eta à Jerusalen au Honduras, le 5 novembre 2020.

Photo : Associated Press / Delmer Martinez

Une aide d'urgence réclamée

Impuissantes, Sofia et Wendy ont lancé une campagne de sociofinancement pour envoyer une aide d'urgence à leurs proches.

Il n’y a pas d’assurance maison là-bas, il n’y a pas ce système-là, explique Sofia.

Les sinistrés se retrouvent ainsi complètement démunis, en pleine pandémie.

Ils ne sont pas vraiment en sécurité. Il manque les choses nécessaires comme la nourriture, les vêtements, l'eau [...] Juste un peu d’aide, ça fait un gros impact, plaide l'adolescente.

Plus de 300 000 Honduriens sont touchés par les pluies diluviennes des derniers jours.

Un agent de la police nationale transporte une dame aînée après le passage de l'ouragan Eta à Jerusalen au Honduras, le 5 novembre 2020.

Un agent de la police nationale transporte une dame aînée après le passage de l'ouragan Eta à Jerusalen au Honduras, le 5 novembre 2020.

Photo : Associated Press / Delmer Martinez

Au total, Eta a fait près de 180 morts ou disparus et des milliers de sinistrés dans six pays d'Amérique centrale.

D'après les informations de Jean-Philippe Hugues

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