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COVID-19 : la région de Peel « passe au rouge »

Le centre-ville de Brampton, au mois de septembre.

La ville de Brampton, dans la région de Peel, est un des foyers importants de la COVID-19 lors de cette deuxième vague.

Photo : Radio-Canada / Julie-Anne Lamoureux

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La région de Peel, située près de Toronto, est présentement aux prises avec une forte progression de cas de COVID-19. Elle est maintenant considérée zone rouge.

La région devait normalement passer en orange, mais à la demande des autorités de la santé publique, notamment à Brampton, les restrictions des plus strictes, hors du confinement total, seront en vigueur.

L’Ontario a rendu public mardi un système de classification semblable à celui du Québec pour limiter la propagation de la COVID-19 et imposer des mesures par région.

En classification rouge, les restaurants et les salles de sports ne peuvent accueillir que 10 clients à la fois à l’intérieur, et 25 à l’extérieur.

Comme prévu, les régions de York et Ottawa vont passer à l'orange dès samedi.

L’Est ontarien change aussi de catégorie. La région doit passer au jaune dès samedi, alors que le gouvernement avait plutôt prévu la placer à l'orange au début de la semaine.

Toronto devrait entrer en zone orange le 14 novembre. La ville va intégrer le système une semaine plus tard que le reste de la province, à la demande du maire de Toronto John Tory.

Les restaurants ne sont pas en cause, selon Patrick Brown

Le maire de Brampton, Patrick Brown, affirme être content de voir que les restaurants peuvent rouvrir leur salle à manger, même partiellement.

Un homme avec une chemise blanche assis sur une chaise.

Le maire de Brampton Patrick Brown souhaite un centre d'isolement pour la région de Peel.

Photo : Radio-Canada

Il ajoute cependant que, dans le cas de Brampton, les restaurants ne sont pas la source de la propagation de la COVID-19.

Il n’y a eu aucun cas de COVID-19 lié à des restaurants à Brampton, affirme-t-il.

Il prend l’exemple de la médecin hygiéniste en chef de la Colombie-Britannique, Bonnie Henry, qui selon lui affirme que la fermeture des salles à manger des restaurants pousse les personnes à se rassembler de manière moins sécuritaire.

M. Brown croit que, pour enrayer la propagation de la COVID-19 dans la région, celle-ci doit plutôt se doter d’un centre d’isolement pour les travailleurs infectés.

Les travailleurs essentiels infectés qui n’ont pas les moyens de s’isoler devraient avoir un centre à cet effet, plaide-t-il, ajoutant que la région de Peel a fait une demande pour du financement au gouvernement fédéral à cet effet.

Selon lui, ce sont les employés comme ceux des abattoirs, des transports, les camionneurs et les travailleurs de l’entrepôt d’Amazon, des travailleurs essentiels au front, qui doivent avoir la possibilité de s’isoler en cas d’infection à la COVID-19.

Ford nous dit de nous débrouiller seuls, selon le NPD

Doug Ford dit aux citoyens de la région de Peel que nous devons nous débrouiller seuls, qu’il ne va pas aider du tout, selon le député NPD de Brampton Est, Gurratan Singh.

M. Singh croit que le gouvernement devrait investir dans la région de Peel, afin de permettre un traçage des contacts plus étroit, réduire le nombre d'élèves par classe et financer les hôpitaux.

Selon le NPD ontarien, le gouvernement Ford a plutôt choisi de s’avancer vers un relâchement des restrictions, malgré l’avis contraire du médecin hygiéniste en chef de la région de Peel.

La restauration prise de court

Roy Clifton, le propriétaire du Snug Harbor Seafood Barn Grill, un restaurant dans la région de Peel, affirme avoir été surpris par la décision de la province.

 Une table de restaurant vide.

Les restaurants de la région de Peel devront attendre avant de pouvoir accueillir plus de 10 personnes dans leur salle à manger.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Dupaul

Il affirme avoir reçu la nouvelle alors que lui et une vingtaine de ses employés s’affairaient à préparer la réouverture de leur salle à manger.

Nous préparons de la nourriture depuis trois ou quatre jours ici, affirme-t-il, ajoutant que son restaurant planche aussi sur la modification de ses processus de réservation.

Si la nouvelle annonce de fermeture le frustre, il affirme se sentir chanceux, puisqu’il dispose d’une terrasse de 210 places et que la température clémente des derniers jours permet d’étirer l’ouverture de celle-ci.

En contrepartie, son restaurant a dû annuler environ 40 réservations.

M. Clifton dit sentir mal pour ses employés qui doivent être mis à pied puis rappelés constamment au rythme de l’évolution des mesures depuis mars.

Nous allons faire de notre mieux, nous allons essayer d’utiliser le plus de nourriture possible, car on ne sait pas combien de temps nous serons dans cette situation la dernière fois nous avons attendu 28 jours, ajoute-t-il.

Avec les informations de Rozenn Nicolle et CBC News

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