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Trump pourrait être banni de Twitter s’il n’est pas réélu

Le compte Twitter de Donald Trump, avec une photo de lui devant une foule de partisans et de partisanes.

Avec ses 80 millions d'abonnés, le président Trump bénéficie d'une extraordinaire chambre d'écho.

Photo :  Capture d’écran - Twitter

Radio-Canada

Le traitement spécial de Twitter, réservé aux leaders du monde, pourrait bien prendre fin pour Donald Trump s’il doit remettre les clés de la Maison-Blanche à la fin de janvier. Rien n’empêchera le réseau social de le bannir s’il viole ses politiques.

Depuis le mois de mai, les gazouillis de Donald Trump dont les contenus sont jugés trompeurs, offensants, incitant à la haine ou à la violence sont épinglés d’un avertissement sur Twitter. Le réseau social ne va pas jusqu’à les supprimer, estimant que les messages des dirigeants et dirigeantes demeurent d’intérêt public même s’ils sont controversés.

Cette immunité ne s’applique plus lorsque les leaders quittent leurs fonctions. Ainsi, tout comme pour les autres internautes, les messages publiés qui enfreignent les politiques de la plateforme pourront être supprimés et conduire à des suspensions, voire à des sanctions permanentes au compte.

Hausse marquée des dérapages

Depuis la fermeture des bureaux de vote mardi soir, Donald Trump donne du fil à retordre aux modérateurs et modératrices de Twitter. Le réseau social a ajouté des avertissements sur huit de ses gazouillis depuis, soit 38 % d’entre eux, ce qui a pour effet de limiter leur portée. La plupart des messages ont été signalés pour avoir crié à la fraude, sans preuve, concernant des résultats électoraux qui lui sont défavorables.

Alors que des membres du camp démocrate implorent Twitter de suspendre le compte de Donald Trump au nom de la démocratie, le réseau social réplique :

Une fonction essentielle de notre service est de fournir un endroit où les gens peuvent répondre ouvertement et publiquement à leurs leaders et les tenir pour responsables. [...] Dans cette optique, il y a certains cas où il peut être dans l'intérêt du public d'avoir accès à certains tweets, même s'ils sont autrement en violation de nos règles.

Une citation de :Un porte-parole de Twitter

L’entrée en poste en 2016 du président américain a repoussé les limites du discours acceptable sur la plateforme, mettant son personnel maintes fois dans une position délicate. Une situation qui n’est pas près de prendre fin, alors que l’issue de l’élection américaine se fait toujours attendre et que la passation du pouvoir, s’il y a lieu, ne se fera qu’en janvier 2021.

Avec les informations de The Independant, New York Times, et Bloomberg

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