•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un laboratoire de Burnaby commence ses tests pour un vaccin oral en Australie

Un technicien de laboratoire injecte un liquide dans une plaque microtitre.

La compagnie britanno-colombienne Symvivo débute sa phase 1 des essais cliniques pour son vaccin oral.

Photo : Getty Images / nicolas

L’entreprise de biotechnologie Symvivo, basée à Burnaby en banlieue de Vancouver, a lancé lundi la première phase de ses essais cliniques pour un vaccin oral contre la COVID-19.

Ces premiers essais cliniques du vaccin bacTRL-Spike™ ont lieu en partenariat avec le Réseau Nucleus à Brisbane en Australie. Ils s’effectuent auprès de 12 volontaires divisés en quatre cohortes afin de déterminer la dose de bactérie nécessaire à la création du vaccin.

Nous allons augmenter graduellement la dose dans les trois cohortes et la quatrième cohorte sera spéciale puisqu’elle servira à tester le vaccin sur une population plus âgée, explique le fondateur et directeur général de Symvivo, Alexander Graves.

Les résultats de ces essais cliniques vont permettre à la compagnie d’évaluer la sécurité et l’efficacité de leur vaccin oral auprès de candidats en santé.

Le vaccin fonctionne en envoyant dans le corps un certain nombre de bactéries qui ont été conçues pour fournir des plasmides, c’est-à-dire de l’ADN circulaire qui se réplique lui-même. Chacun de ces plasmides contient un ADN synthétique, élaboré par le laboratoire, qui reproduit les pics avec lesquels le virus SRAS-CoV-2, qui cause la COVID-19, s’attache aux cellules humaines.

Si le vaccin fonctionne, le système immunitaire arrive ainsi à reconnaître le virus et à reproduire lui-même les cellules nécessaires pour combattre la COVID-19.

Le traitement que nous sommes en train de développer sert uniquement à la prévention.

Une citation de :Alexander Graves, président-directeur général, Symvivo

Contrairement aux vaccins traditionnels, délivrés par injection intramusculaire, le vaccin proposé par la compagnie de Burnaby est pris oralement. À long terme, ce type de vaccin permettrait à la population de se l’administrer elle-même et éliminerait le besoin de seringue, d’aiguille et de professionnel formé pour la vaccination, estime la compagnie.

Visitez notre dossier sur les vaccins contre la COVID-19.

Si nous réussissons à développer une stabilité pour la prise orale du vaccin et pour la conservation à la température ambiante, on peut imaginer envoyer ce vaccin directement chez les gens pour qu’ils le prennent eux-mêmes, ce qui réduirait le temps d’attente, illustre le directeur général.

La durée prévue de ce premier essai clinique est de 18 mois, mais des résultats préliminaires sont toutefois attendus dès 2021. Si ce premier essai est concluant, les tests cliniques pourront passer en phase 2 où le vaccin sera alors testé sur des centaines de volontaires.

Avec les informations de Dominique Lévesque

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !