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Un complotiste enfreint la loi sur la quarantaine à son retour des États-Unis

Trois hommes, dont Mak Parhar, posent pour une photo.

Mak Parhar, au centre, a publié cette photo sur Facebook lors de son voyage en Caroline du Sud pour un congrès de platistes.

Photo : profil Facebook de Mak Parhar

Radio-Canada

Un théoricien du complot de la région métro----politaine de Vancouver est en détention pour avoir violé à plusieurs reprises la quarantaine obligatoire après son retour d'un congrès de platistes [des gens qui croient que la Terre est plate, NDLR] aux États-Unis.

Mak Parhar fait face à trois chefs d'accusation pour avoir enfreint la Loi sur la mise en quarantaine (Nouvelle fenêtre), selon les documents de la cour, et a comparu pour la première fois devant le tribunal mardi.

La police de New Westminster a déclaré que M. Parhar était détenu dans un établissement correctionnel régional.

Il a été arrêté le 2 novembre, après qu’on lui eut rappelé que la loi fédérale exige que les personnes qui voyagent à l'extérieur du pays s'isolent pendant 14 jours à leur retour au pays et après avoir reçu une contravention.

Selon le sergent Sanjay Kumar, M. Parhar a refusé d'obtempérer et a continué à quitter sa résidence.

Notre priorité est la sécurité des résidents de New Westminster, a ajouté M. Kumar. C'est quelque chose que nous prenons très au sérieux.

Selon sa page Facebook, M. Parhar s'est récemment rendu à Greenville, en Caroline du Sud, pour un le Flatoberfest 2020, un rassemblement de théoriciens du complot qui croient notamment que la Terre est plate.

M. Parhar a fait une apparition lors d'un rassemblement devant le Musée des beaux-arts de Vancouver, dimanche, et s'est vanté d'avoir rompu la période obligatoire d'isolement de 14 jours à son retour au Canada.

Je ne vais pas me mettre en prison parce que je suis un homme libre avec des droits divins, a déclaré M. Parhar à un petit rassemblement de complotistes dans une vidéo publiée sur YouTube.

Les documents de la cour montrent qu'il est accusé d'avoir violé sa quarantaine les 31 octobre, 1er novembre et 2 novembre.

Un complotiste notoire

Mak Parhar a également parlé, dans son discours de dimanche, de la visite de la police à son domicile à plusieurs reprises au cours du week-end pour lui imposer une amende pour avoir rompu la quarantaine. Il s'est moqué d'un agent qui lui a révélé qu'un de ses parents était récemment mort de la COVID-19.

Les gens ne meurent pas de la COVID, parce que - vous le savez déjà - la COVID n'existe pas, a déclaré M. Parhar à ses partisans.

M. Parhar a eu une grande visibilité dans les manifestations contre les restrictions liées à la COVID-19 dans la région de Vancouver depuis le début de la pandémie.

En mars, la Ville de Delta a retiré la licence commerciale de son studio de yoga après qu’il eu encouragé ses clients à continuer leurs cours, affirmant que le coronavirus ne pouvait pas survivre dans la chaleur.

Son entreprise étant fermée, M. Parhar a commencé à utiliser son studio pour des rassemblements de personnes croyant aux mêmes théories du complot que lui.

Sa prochaine comparution à la cour provinciale de New Westminster est prévue le 16 novembre.

La peine maximale pour une déclaration de culpabilité par procédure sommaire en vertu de la Loi sur la mise en quarantaine est une amende de 300 000 $ et un emprisonnement maximal de six mois.

Si la Couronne procède à une mise en accusation, réservée aux infractions les plus graves, l'amende peut aller jusqu'à 1 million de dollars et trois ans de prison.

Avec les informations de Bethany Lindsay

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