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L’ADN pourrait remplacer le code-barres

Une femme observe un code-barres sur un produit d'épicerie.

Les codes-barres des étiquettes pourraient bientôt être remplacés.

Photo : iStock

Agence France-Presse

Les codes-barres des étiquettes et les codes QR utilisés pour identifier aussi bien des t-shirts que des véhicules pourraient être remplacés par un système de marquage basé sur l’ADN qui serait invisible à l’œil nu, selon une étude parue jeudi.

Le système aiderait à la lutte contre la contrefaçon, les voleurs ayant du mal à détecter et à trafiquer une marque liquide basée sur une combinaison d'ADN et placée sur des objets de valeur comme les bulletins électoraux, des œuvres d’art ou des documents secrets.

Dans un article de Nature Communications (Nouvelle fenêtre), des chercheurs de l’Université de Washington et de Microsoft ont vanté le faible coût économique de leur système de marquage moléculaire, baptisé Porcupine.

La technique était boudée jusqu’ici, parce qu'écrire et déchiffrer un code ADN, ça prend du temps et ça coûte cher et demande de surcroît des équipements de laboratoire dispendieux, a expliqué à l’Agence France-Presse la doctorante et principale auteure de l’étude, Katie Doroschak.

Porcupine contourne le problème en préfabriquant des fragments d’ADN synthétique que l’utilisateur peut mélanger arbitrairement pour créer de nouveaux marquages.

Le système repose sur une série de brins d’ADN appelés morceaux moléculaires, ou "molbits" (molecular bits), selon un communiqué de l’université.

Le procédé consiste, pour encoder un identifiant, à adjoindre un « molbit » à chaque « bit » numérique de l’étiquette.

« Si le "bit" numérique est 1, on ajoute son "molbit" à l’identifiant, et si c’est 0, on le laisse en dehors. Puis on le laisse sécher pour qu'il soit décodé plus tard. »

— Une citation de  Katie Doroschak, auteure de l’étude

Pour lire l’identifiant, on lui ajoute un peu d’eau pour réhydrater l’étiquette moléculaire, qui est lue ensuite par un lecteur d’ADN plus petit qu’un téléphone, un séquenceur nanopore.

Les étiquettes ADN sont indétectables à la vue ou au toucher, a expliqué un contributeur de l’étude, Jeff Nivala, dans un communiqué de l’université. Ce qui les rend difficiles à trafiquer, selon lui.

« On peut imaginer un marquage moléculaire pour suivre des bulletins de vote et éviter ainsi des fraudes électorales. »

— Une citation de  Jeff Nivala, contributeur à l'étude

Cette technique permettrait aussi de marquer des objets difficiles à identifier autrement.

On ne peut pas marquer le coton ou des fibres avec des méthodes conventionnelles comme le marquage RFID ou les codes QR, mais une étiquette liquide à base d’ADN pourrait être utilisée sous forme pulvérisée, explique Katie Doroschak.

Ce serait utile dans les chaînes d’approvisionnement où le traçage de la matière d’origine est important pour conserver la valeur du produit final, dit-elle.

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