•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Itinérance : des organismes tirent la sonnette d'alarme à l'approche de l'hiver

Des tentes installées près d'un viaduc à Toronto.

Comme ailleurs au pays de nombreux itinérants sont installés dans des campements de fortune par crainte d'attraper le virus dans les refuges notamment.

Photo : CBC/Evan Mitsui

Radio-Canada

Une dizaine de personnes s’est réunie jeudi devant l’hôtel de Ville de Toronto pour demander un meilleur plan d’action de la municipalité pour les itinérants à l’approche de l’hiver.

Le groupe des Canadiens d’origine japonaise pour la justice sociale a remis une lettre au maire John Tory demandant 2000 chambres d’hôtel supplémentaires pour les itinérants cet hiver, la création de logements permanents abordables et, surtout, d’abroger le règlement qui interdit les campements.

Depuis cet été des dizaines de tentes ont été installées dans les parcs de la ville. La police a déjà procédé à des démantèlements.

Ces personnes vivent déjà dans la rue et sont en plus criminalisées pour être à la seule place où ils peuvent présentement, explique Simone Schmidt, bénévole avec le Réseau de soutien aux campements.

Cet organisme demande à la Ville de subvenir aux besoins de première nécessité des itinérants qui vivent sous les tentes. Sac de couchage, nourriture, produits d'hygiène..., dit Simone Schmidt.

une femme aux cheveux bouclés blonds portant un masque et une casquette

Simone Schmidt

Photo : Radio-Canada

La Ville de Toronto a prévu 560 lits à disposition des itinérants pour cet hiver. Ces places s'ajoutent aux 6700 places disponibles toute l'année dans les refuges.

Mais ce plan est jugé insuffisant par les organismes qui viennent en aide aux sans-abri. On estime à 10 000 le nombre de personnes vivant dans la rue à Toronto, estime Danielle Koyama du groupe des Canadiens d'origine japonaise pour la justice sociale.

L'un de ces nouveaux refuges temporaires qui a ouvert ses portes cette semaine, le Better Living Center, est aussi jugé inadéquat, car il accueille 100 personnes et les conditions de vie y sont critiquées.

Les lumières y sont allumées de 7 h à 23 h, il y a des cloisons transparentes entourant chaque lit qui ne donnent aucune intimité, les mesures de sécurité ne sont pas adéquates, énumère Simone Schmidt.

La Ville affirme de son côté que ces glaces en verre ont été ajoutées pour empêcher la propagation du virus et répondent aux normes du code de sécurité incendie ainsi qu'aux recommandations de la Santé publique.

Les panneaux [de protection] ne visent pas à assurer la confidentialité. Leur objectif est de se protéger contre la transmission du COVID-19 dans une zone qui serait généralement plus ouverte [...] cela permet également au personnel d'effectuer des vérifications plus fréquentes du bien-être des clients, est-il écrit dans le courriel.

La Ville ajoute que des travailleurs de rue se rendent régulièrement dans les campements notamment pour procéder au relogement des personnes y vivant dans des refuges.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !