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Ultime séance du BAPE sur GNL Québec : un appui de Développement économique 02

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Le président du BAPE sur GNL Québec, Denis Bergeron.

Photo : Radio-Canada / Rémi Tremblay

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Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'organisme Développement économique 02 a plaidé en faveur de la réalisation du projet Énergie Saguenay, mercredi soir, lors de l'ultime séance des audiences du BAPE.

Sa porte-parole, Claudia Fortin, soutient que 25 % des 9 milliards investis pour la construction de l’usine de liquéfaction de gaz naturel reviendraient à la région

Il s'agissait du seul appui en faveur de GNL Québec mercredi soir sur la quinzaine de mémoires présentés. Il y avait aussi eu une seule voix en faveur mardi.

Claudia Fortin a dressé les grandes lignes de son association avec GNL Québec pour faire en sorte que le Saguenay-Lac-Saint-Jean bénéficie de retombées importantes et d’emplois payants.

Le projet va contribuer à inverser des tendances lourdes dans la région […]. Le Saguenay-Lac-Saint-Jean a des indicateurs économiques défavorables par rapport au reste du Québec , a mis en contexte Claudia Fortin, avant de faire la nomenclature de ce qu’elle voit comme les nombreux avantages du projet.

Elle croit que la concrétisation d’un projet d’envergure comme GNL Québec favoriserait une relance économique, tout en facilitant le développement des infrastructures de la zone industrialo-portuaire de Saguenay (ZIP).

En termes de diversification, Développement économique 02 voit une occasion unique de développer une grappe d’usines, contribuant à la diversification économique de la région , a-t-elle dit, avant de nommer quelques conditions émises à GNL Québec, incluant la réalisation de suivis environnementaux rigoureux comme ceux mentionnés dans son étude d’impact.

Je m’adresse à votre cœur de père

Complètement à l’opposé, l’auteure, scénariste et réalisatrice Anaïs Barbeau-Lavalette a clos les audiences du BAPE sur GNL Québec en livrant un vibrant témoignage en faveur de la protection de l’environnement au nom des générations futures. Elle représentait l’organisme Mères au Front.

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Anaïs Barbeau-Lavalette

Photo : Radio-Canada

Anaïs Barbeau-Lavalette a aussi a pris la parole au nom de ses enfants Manoé, Ulysse et Michka. Elle a demandé aux deux commissaires s’ils étaient papa ou grand-papa, ce à quoi ils ont répondu oui.

C’est cette part de vous qui m’intéresse et c’est à ce titre que je m’adresse à vous aujourd’hui , a-t-elle dit, d’une voix douce.

Vous avez la chance d’avoir les postes que vous avez. Prenez des décisions en ayant la tête et le cœur au service des futures générations. Ils ne peuvent pas se défendre. Ils comptent sur vous , a ajouté l’artiste.

Nous mères et grands-mères, on insiste, on veut que la vie gagne. C’est notre devoir de mères de la protéger et aussi le vôtre. Nous sommes et serons leurs murs de mères. Nombreuses et là pour rester. Nous les berçons d’un bras et brandirons l’autre , a renchéri Anaïs Barbeau-Lavalette.

Elle a conclu en implorant les deux commissaires de ne pas recommander le projet de GNL Québec.

Messieurs, je m’adresse à votre cœur de père et à votre humanité , a-t-elle terminé.  

Un suicide collectif

En début de soirée, le président de la Fondation québécoise des énergies renouvelables, Luc Villeneuve, est venu décrier un projet qui, selon lui, relève d’un suicide collectif .

De permettre le projet rendrait le Québec complice du réchauffement climatique global , estime Luc Villeneuve, qui pense que les puits de fracturation dans l’Ouest canadien laisseraient des impacts encore plus négatifs que de brûler du charbon.

Luc Villeneuve a martelé le même message que celui porté par des dizaines de participants avant lui au cours des huit jours d’audiences : les énergies fossiles brutes doivent demeurer dans le sol et toutes les évaluations des experts vont dans ce sens. Il a aussi offert ses services à GNL Québec pour fournir des solutions compatibles avec la lutte au réchauffement climatique.

Un rapport d'ici le 13 janvier

Il s’agissait de l’ultime séance du BAPE. Au total, les commissaires ont reçu 141 mémoires et entendu 24 présentations verbales. Plus de 2500 mémoires ont été soumis à la commission. Les commissaires devront soumettre leur rapport au ministre de l’Environnement, Benoît Charette, au plus tard le 13 janvier. Ce rapport sera rendu public dans un délai de 15 jours par le ministre, qui devra émettre une recommandation au Conseil des ministres.

GNL Québec réagit

Quelques minutes à peine après la fin des audiences, GNL Québec a diffusé un communiqué dans lequel l'entreprise a réagi au déroulement des audiences.

« Nous avons lu et entendu, au cours des huit jours et des 13 sessions d’audiences, des éléments et des pistes d’action et de réflexion très pertinents provenant d’intervenants de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean, afin d’alimenter notre processus de bonification continue du projet. Ainsi, au cours des prochains jours et des prochaines semaines, notre équipe va continuer à analyser les nombreux mémoires et témoignages reçus par la Commission, a déclaré François Saint-Gelais, au nom de l'entreprise.

Par respect pour les travaux du BAPE et afin de se concentrer sur la lecture des mémoires, GNL Québec ne fera pas d’autres commentaires pour l’instant.

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