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Pyramide des Ha! Ha! : Saguenay s'entend avec Intact Assurance

La façade de l'hôtel de ville de Saguenay en automne.

L'hôtel de ville de Saguenay

Photo : Radio-Canada / Gilles Munger

La Ville de Saguenay a conclu une entente avec Intact Assurance dans le dossier de Remac en lien avec la construction de la Pyramide des Ha! Ha! à La Baie.

Saguenay versera une somme de 85 000 $ à Intact Assurance, alors que les ingénieurs et les architectes feront de même, indique le communiqué de la Ville. La firme Les constructions C.L.D. paiera pour sa part 45 000 $.

C'est l'assureur qui recevra le montant, car l'entreprise Les industries Remac a fait faillite en 2015. L'entrepreneur André Poulin a depuis lancé une seconde entreprise spécialisée dans la construction de structures en aluminium appelée simplement Remac, qui existe toujours.

Je n'ai pas été impliqué dans le règlement de ce dossier pour lequel, moi ou Remac, ne recevra aucune somme d'argent, a fait savoir l'entrepreneur lors d'un échange de courriels.

La mairesse de Saguenay, Josée Néron, s'est dite satisfaite. Je suis très heureuse que nous ayons réussi à régler ce dossier sous notre administration et que nous ayons pu en arriver à une entente à l'amiable dans le dossier de Remac, a-t-elle indiqué dans le communiqué.

Selon la Ville, ce règlement permet de sauver des honoraires d'avocats estimés à environ 200 000 $.

Lors de son passage au Cercle de presse du Saguenay en 2014, André Poulin avait expliqué qu'il poursuivait la Ville pour des travaux impayés lors de la construction de la Pyramide des Ha! Ha!, en 1999. Remac avait aussi poursuivi Saguenay concernant les centrales de Pont-Arnaud et Chute-Garneau. Le dossier s'est aussi réglé à l'amiable en 2016. Mais auparavant Remac avait déclaré faillite en 2015.

Encore aujourd'hui, André Poulin déplore ses démêlés avec Saguenay qui l'ont amené, selon lui, à gérer une entreprise beaucoup plus petite que celle qu'il avait auparavant. Ce que je déplore, c'est la perte de 85 emplois en région et d'une entreprise qualifiée. De par mon expérience, le gouvernement devra revoir la manière de contracter avec les municipalités qui, elles, peuvent se permettre des pressions indues sur les entrepreneurs, ce qui peut conduire de tels entrepreneurs à la faillite, a-t-il ajouté.

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