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Archives

Cité libre se raconte

Couverture de la revue Cité libre en avril 1963 sur les élections.

La revue Cité libre a été fondée en 1950 par Pierre Elliott Trudeau et Gérard Pelletier.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La revue Cité libre, un moteur pour faire entrer le Québec dans la modernité? Des témoignages tirés de nos archives rappellent l’importance de cette revue d’idées politiques fondée en 1950.

Cité libre est une revue laïque et anticléricale qui regroupe à l’origine des intellectuels québécois opposés au duplessisme.

Pierre-Elliott Trudeau, Gérard Pelletier, Pierre Vadeboncoeur, René Lévesque, Gilles Marcotte, Maurice Blain et Jean Le Moyne participent entre autres à l’aventure de Cité libre.

Cette publication leur donne une tribune pour véhiculer des idées progressistes et nouvelles sur l’éducation, le syndicalisme, l’industrialisation et le rôle de l’État dans la société.

Des idées qui prendront forme avec la Révolution tranquille et qui en feront des figures politiques de premier plan dans l'émancipation du Québec.

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Aujourd'hui, 15 avril 1965

Dans cet extrait d’une entrevue à l’émission Aujourd’hui du 15 avril 1965, Pierre Elliott Trudeau revient sur le contexte de création de la revue Cité libre.

On avait fait quelques essais dans les organes de presse et les revues qui existaient alors et on s'était sentis en désaccord et parfois même censurés par la direction de ces revues ou de ces journaux, explique le cofondateur de Cité libre à l’animateur Jacques Languirand.

Lancer une revue permet ainsi à ces jeunes intellectuels engagés d’exprimer des idées qu’il était alors impossible de faire circuler autrement.

Le dénominateur commun des collaborateurs de Cité libre?

Un désir que ça change, exprime Pierre ElliottTrudeau. Un désir encore une fois que l’idée dominante soit remplacée par une idéologie qui s'adapte mieux à la réalité d'après-guerre.

Chacun voulait un instrument pour exprimer des forces de changement, ajoute celui qui est professeur de droit à l’Université de Montréal en 1965. C'était essentiellement un instrument de combat.

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Il y a un siècle... Il y a un jour..., 14 mai 1967

Le Québec de 1960, c'était le Cité libre de 1950, déclare Jean-Paul Desbiens à l’émission Il y a un siècle... Il y a un jour... du 14 mai 1967.

Feu l’unanimité est le thème de cette table ronde qui réunit l’auteur bien connu sous son pseudonyme du Frère Untel ainsi que Gérard Dion, Marcel Rioux et Claude Ryan

Dans ce segment animé par Michel Desplands, ils discutent de l’idéologie de rattrapage et contestation du conservatisme qui guide les collaborateurs de la revue d’idées politiques.

Les contestataires de 1950 — si l'on schématise — se sont retrouvés au pouvoir en 1960 avec cette idéologie de rattrapage qui a été le moteur de ce qu'on a appelé la Révolution tranquille, soutient Jean-Paul Desbiens.

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Plus, 12 avril 1991

La publication de Cité libre s’arrête au début des années 70 pour reprendre de 1991 à 2000 sous la direction d'Anne-Marie Bourdouxhe, la fille de Gérard Pelletier.

Durant cette période, l’historien Yvan Lamonde fait paraître une anthologie d’articles de la première mouture de la revue d’idées.

En entrevue à l’émission Plus du 12 avril 1991, il explique à l’animatrice Michèle Viroly l’importance du groupe de réflexion de Cité libre dans notre histoire.

On identifie Cité libre à l'antinationalisme et au destin de ceux qui y ont collaboré à l'époque, souligne l’historien.

La suite de l’histoire nous aura cependant démontré que la réflexion soulevée dans Cité libre a mené à des avenues bien différentes.

La revue elle-même a été une cité libre 

L’historien Yvan Lamonde
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