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Le camp culturel kâniyâsihk, un endroit pour renouer avec les traditions autochtones

Le Dr Kevin Lewis a une rame dans ses main et le jeune Aleksi un arc.

Le docteur Kevin Lewis en compagnie de son fils, Aleksi Houle.

Photo : Radio-Canada / Nicole Lavergne Smith

La langue crie et l'apprentissage traditionnel autochtone sont au cœur du camp de culture crie kâniyâsihk. Situé le long des rives du lac Ministikwan, dans le nord-ouest de la Saskatchewan, c’est à cet endroit que le fondateur et directeur du camp, Kevin Lewis, a grandi. Ce lieu inspire la fierté de ceux qui ont l’occasion de suivre les programmes offerts.

Depuis des années, le camp a été un lieu de rassemblement et d'apprentissage, un endroit où les gens viennent pour acquérir des connaissances traditionnelles autochtones et apprendre la langue crie. En 2015, le camp est officiellement devenu un organisme à but non lucratif.

Il y a deux ans, ils ont également ouvert kâ-nêyâsihk mîkiwâhpa Cree Academy of Excellence-Immersion School, une école d’immersion crie qui accueille une douzaine d'élèves à longueur d’année.

Le Dr Kevin Lewis, un instructeur, chercheur et écrivain, a fondé le camp pour promouvoir l’apprentissage basé, entre autres, sur la terre.

Nous promouvons comment nous sommes reliés les uns aux autres et également avec les lacs, les arbres, les animaux, l'air et avec des aliments sains, explique-t-il.

L’offre des ateliers est en constante évolution. Les gens peuvent apprendre le tapotement des arbres, le tannage des peaux et le séchage du poisson par exemple. Les ateliers sont ouverts à tous ceux qui veulent apprendre, affirme Kevin Lewis.

Atelier de fabrication d’arcs

Vers la fin septembre, il a fait venir Michael Mayr, un expert en fabrication d’arcs.

Un aîné nous a dit il y a deux ans qu’il faut réapprendre à fabriquer des arcs et apprendre à travailler le bois. Il y a beaucoup à apprendre en travaillant le bois, explique le docteur.

Michael Mayr avec un arc dans sa main.

L'enseignant de l'atelier de fabrication d'arcs, Michael Mayr

Photo : Radio-Canada / Nicole Lavergne Smith

Michael Mayr est d’origine allemande, mais il habite à Haida Gwaii, en Colombie-Britannique, depuis 10 ans. Il est passionné par la fabrication d’arcs traditionnels.

Ce que j'enseigne aux jeunes et à mes élèves c’est que nous devons parfois passer par ce processus minutieux qui donne des ampoules sur les mains pour arriver au produit final. La joie lorsque vous la tirez pour la première fois, vous ne pouvez pas l'acheter dans le magasin.

Attirer les participants

Cette année, moins de personnes sont venues au camp en raison de la pandémie. En moyenne, ils accueillent jusqu'à 2000 participants par année, dont beaucoup viennent d'universités et de groupes scolaires.

Payton Littlechief tire une flèche avec l'arc qu'elle a sculpté au camp.

L’une des participantes du camp, Payton Littlechief, utilise l’arc qu’elle a sculpté pour la première fois.

Photo : Radio-Canada / Nicole Lavergne Smith

Après la pandémie, le Dr Lewis espère attirer des visiteurs de partout dans le monde.

Il rêve que davantage de personnes profitent de l'expérience éducative pour montrer la beauté de la langue et des cultures autochtones. Il veut créer des voyages d'études pédagogiques qui insufflent les principes de vérité et de réconciliation.

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