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Records de ventes de propriétés en zone rouge : du jamais-vu en 20 ans à Québec

Pancarte sur laquelle est indiqué : vendu, avec des maisons en arrière plan.

Affiche d'une propriété vendue.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Même en zone rouge, les acheteurs sont nombreux à chercher des propriétés dans la région métropolitaine de Québec. Un nombre record de résidences ont été vendues en octobre dernier.

La hausse moyenne des ventes est de 45 % pour l’ensemble des secteurs et des types de propriétés.

Dans toutes les catégories, la région de Québec enregistre des hausses de ventes records jamais vues en 20 ans, soit depuis que les données sont compilées par l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ).

2020 bat tous les records pour toutes les catégories d'actifs, dans tous les secteurs, notamment les secteurs périphériques à l'agglomération de Québec. Les gens se sont repliés sur le secteur immobilier. L'immobilier a été considéré comme une valeur refuge et un bien nécessaire, souligne le directeur du service d’analyse du marché de l’APCIQ, Charles Brant.

La hausse des ventes la plus marquée est sur la Rive-Sud, avec 66 % par rapport à octobre 2019, alors que dans la périphérie nord, les ventes ont grimpé de 49% durant la même période.

Les secteurs de Charlevoix et la MRC de la Jacques-Cartier semblent plaire aux télétravailleurs en quête d’un milieu de vie plus paisible.

Économie favorable

L’économie de la région a été moins durement touchée qu’ailleurs dans la province. Cette situation, jumelée à la chute des taux d'intérêt au premier trimestre, pourrait expliquer l’engouement pour l’acquisition d’une nouvelle propriété.

Le marché de Québec est très concentré dans le secteur des services publics, services administratifs, dans le secteur institutionnel. C'est une base d'emplois très stables, avec des emplois relativement sécurisés, estime Charles Brant.

Certains acheteurs ont possiblement également vu une possibilité de revenu supplémentaire. Les ventes d’immeubles à revenu ont augmenté de 65 % en octobre 2020 par rapport au même mois en 2019.

Un duplez en vente, derrière une affiche à vendre.

Les ventes d'immeubles à revenu ont augmenté de 65 % par rapport au même mois en 2019.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Marché de vendeurs

Le marché tend à favoriser de plus en plus les vendeurs, d’autant plus que le nombre de propriétés mises sur le marché a chuté. La baisse la plus marquée, 50 %, se trouve du côté des maisons unifamiliales. 

Le prix de vente moyen de ce type de propriété a aussi monté de 6 %. Selon l’APCIQ, le prix médian d’une maison unifamiliale s’élève actuellement à 278 000 $ dans la région de Québec.

Ralentissement à prévoir

L’organisme prévoit toutefois que les ventes devraient ralentir dans les prochains mois.

Dans les prochains mois, c'est sûr que les marchés vont ralentir. Ce sont des rythmes qui ne sont pas soutenables. Ceci étant dit, les taux d'intérêt vont rester encore très bas  à moyen terme et les programmes gouvernementaux mettent beaucoup de liquidités dans les marchés, explique Charles Brant,

La deuxième vague pourrait aussi avoir un impact plus important sur l’économie de la région de Québec. 

Elle pourrait affecter davantage les secteurs économiques plus solides. Ça pourrait avoir un impact sur la confiance des ménages. On pourrait aussi voir une hausse des propriétés sur le marché due aux pertes d’emplois, entrevoit Charles Brant.

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