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La famille d'une victime d'homicide veut des réponses de l'Autorité de la santé

Un homme marche en sortant de l’hôpital.

Richard Fernuck, 68 ans, a été la victime du neuvième homicide à Saskatoon en 2019.

Photo : Soumis par le service de police de Saskatoon

Radio-Canada

Les filles de Richard Fernuk, tué après un séjour à l'Hôpital Saint-Paul le 2 août 2019, cherchent toujours des réponses de l'Autorité de la santé de Saskatchewan (SHA) sur la décision d'autoriser la sortie du patient. Selon les deux soeurs, la SHA livre des messages contradictoires sur l'examen de la sécurité.

Richard Fernuk, est mort à 68 ans après que l'Hôpital Saint-Paul lui a donné son congé à 3 h 40, le 2 août 2019.

Depuis 15 mois, Leah Howie et Lindsey Dahl tentent de découvrir comment leur père, qui souffrait de problèmes cardiaques et de santé mentale, a été laissé dans l'un des quartiers les plus dangereux de la ville.

Elles ont rencontré le personnel de l'hôpital, pris connaissance des dossiers et reçu une chronologie des événements. Cependant, elles ne connaissent toujours pas les raisons qui ont amené à la décision d'autoriser le congé de l'hôpital.

Nous pensons qu'à cause des comportements de notre père lors de son séjour à l'Hôpital Saint-Paul, il n'a pas été considéré comme un aîné avec des troubles mentaux qui avait besoin d'aide, explique Leah Howie.

Au contraire, il a été considéré comme une personne dérangeante qui devait vite quitter l'hôpital, affirme-t-elle.

Cependant, elle estime que les échanges avec l'Autorité de la santé de la Saskatchewan concernant l'enquête de sécurité à l’interne sur les soins dispensés à Richard Fernuk restent contradictoires.

Une lettre à Mmes Howie et Dahl de la SHA datée du 13 octobre précise que l’examen de sécurité a été complété et ne correspond pas aux critères nécessaires pour signaler un incident critique.

Mais un courriel envoyé à CBC le 3 novembre livre un message différent.

Une fois terminé, le rapport d'examen de la sécurité sera mis à la disposition de la famille, déclare la directrice de la qualité et sécurité de la SHA, Petrina McGrath.

Un patient difficile

Lindsay Dahl mentionne que son père avait été diagnostiqué bipolaire en août 2004 et qu'au cours du mois de juillet 2019, il était dans un état maniaco-dépressif.

Le 1er août 2019, il est arrivé en ambulance à Saint-Paul juste avant minuit à la suite de douleurs à la poitrine. Il avait pris de la nitroglycérine pour soulager ses douleurs, mais selon les informations fournies à ses filles, il a rapidement demandé à être renvoyé chez lui.

Son dossier médical indique qu’à son arrivée, le patient était non coopérant et a dû être admis aux urgences pour des soins médicaux sans la demande de son consentement en vertu de la loi. Une autre inscription précise que le patient est potentiellement violent. Puis, à 23 h 30, le patient est grossier avec le personnel, peut-on lire. À 0 h 22 minutes, son dossier mentionne qu'il est sous influence de drogues, explique Mme Howie.

Faire les liens

Les tests menés quant aux risques sur l'état de santé du coeur Richard Fernuk se sont révélés négatifs et ont alors permis la libération du patient, quatre heures après son arrivée puisqu'il a été jugé suffisamment sobre et en bonne santé. Leah Howie indique que le personnel de l'hôpital a indiqué qu’il avait organisé son retour avec un ami, mais qu'il n'avait pas attendu son chauffeur.

Les médecins et les infirmières qui ont soigné Richard n'ont pas demandé au personnel de sécurité de s'assurer qu'il avait son propre moyen de transport pour rentrer chez lui, déplore Leah Howie.

Leah Howie s'inquiète du fait que personne n'ait fait le lien entre son comportement et sa maladie mentale.

Durant le séjour de Richard à l'hôpital, aucune évaluation sur sa santé mentale n’a été effectuée, malgré son comportement agité et dérangeant.

Leah Howie

Nous aimerions idéalement savoir ce qui s'est passé. Je m'inquiète qu’on puisse laisser sortir d’un hôpital des personnes souffrant d’une maladie mentale, seules en pleine nuit, poursuit Lindsey Dahl.

Un homme de 37 ans a été arrêté et est accusé du meurtre au premier degré de M. Fernuk.

Selon les informations de Dan Zabreski

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