•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des restaurants du Saguenay-Lac-Saint-Jean ouvriront leur salle à manger vendredi

Des employés du restaurant au travail.

Le Temaki Sushi Bar accueillera des clients vendredi.

Photo : Radio-Canada / Philippe L'Heureux

Des restaurateurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean ouvriront leurs portes, vendredi, même si le palier d’alerte maximale accolé à la région ne le permet pas. Le chef propriétaire du Temaki Sushi Bar, Michaël Tremblay, dénonce dans cette action la fermeture des salles à manger qu'il qualifie de décision incohérente.

L’annonce de cette décision, mardi, sur les réseaux sociaux a suscité plusieurs réactions tant positives que négatives.

Je pense que les gens sont favorables, ils sont avec nous, avec moi. Ceux qui sont pour ne se prononcent pas toujours, on le voit dans plusieurs dossiers en ce moment. Les contres crient toujours plus fort. Ce n’est pas une démarche violente. C’est juste dire qu’il faut qu’on nous entende. Il faut que le monde de la restauration ait une voix. Je ne dis pas que je suis le messie, mais j’ai choisi de le faire, a-t-il mentionné en entrevue à l’émission C’est jamais pareil.

Michaël Tremblay assure comprendre que la COVID-19 a de graves conséquences. Toutefois, celui dont l’entreprise se porte bien, malgré tout, mène ce combat pour l'industrie et ses collègues qui se retrouvent à bout de souffle.

Je suis convaincu que ce n’est pas la bonne façon de faire. Je suis convaincu que ce ne sont pas les restaurants qui sont vecteurs de COVID. Quand tu te ramasses 400-500 personnes au Costco, mais que tu ne peux pas mettre 40 personnes dans un restaurant, je trouve ça un peu bizarre , dit-il.

Le chef déplore que les restaurants qui se retrouvent en zone rouge doivent fermer leurs salles à manger alors que d'autres types de commerces poursuivent leurs activités.

Depuis que les salles ont été rouvertes, les gens mangent et s’en vont. Il n’y a pas de flânage dans le restaurant, moins d'interactions envers les tables. Quitte à dire seulement deux personnes, seulement des tables de deux, peut-être dire seulement des couples , a-t-il dit.

Une trentaine de réservations sont déjà inscrites au cahier du restaurateur vendredi. Michaël Tremblay explique avoir avisé chaque client du risque d’amendes auquel ils s’exposent.

Le chef propriétaire se désole de l’absence de prise de parole des acteurs de l’industrie de la restauration. Il nomme, entre autres, l’Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec, le programme de cuisine du Centre de formation professionnelle Jonquière et les chefs qui se retrouvent à la télévision.

Selon lui, la peur, le risque de contraventions, la perte de subventions et de contrats sont derrière ce mutisme.

Le chef propriétaire du Temaki Sushi Bar entend se plier aux directives des policiers qui risquent de visiter son restaurant vendredi soir.

Un autre restaurant emboîte le pas

Le restaurant Temaki ne sera pas le seul à ouvrir sa salle à manger, vendredi soir. Le propriétaire du restaurant Pizza Maximum de La Baie a annoncé sur sa page Facebook qu'il compte également participer au mouvement. La salle à manger de la pizzeria sera ouverte, vendredi, dès 7 h.

Le restaurant de La Baie indique qu’il s’agit d’une journée symbolique et pacifique en réaction à l'industrie qui se meurt.

En aucun temps, les restaurants n'ont été vecteurs de propagation. Avec toutes les mesures misent en place, les risques ne sont pas plus élevés dans les restaurants que dans les magasins à grandes surfaces ou il n'y a plus aucune distanciation sociale de respectée , lit-on dans la publication Facebook.

Respect du décret gouvernemental

La vice-première ministre Geneviève Guilbault a réagi à l’intention du propriétaire du restaurant Temaki. Elle rappelle qu’un décret gouvernemental a été adopté lorsque les propriétaires de gymnase comptaient ouvrir leurs commerces. Le décret gouvernemental s’appliquerait également aux cas des restaurants qui comptent défier les consignes.

N’ouvrez pas vos restaurants si vous êtes en zone rouge, c’est interdit. Le message que j’envoie aux citoyens du coin, c’est si jamais les restaurants décident d’ouvrir malgré tout, de ne pas fréquenter les restaurants en question parce qu’on ne peut pas aller au restaurant quand on est en zone rouge, a-t-elle mentionné.

Le chef parlementaire du Parti québécois, Pascal Bérubé, écorche le gouvernement caquiste quant à l’obligation de fermer les salles à manger des restaurants qui se retrouvent en zone rouge.

Depuis le début, le gouvernement est incapable de nous démontrer en quoi les restaurants sont des vecteurs de contagion. Il ne veut pas nous donner l’avis de la santé publique qui le prouve. Les restaurateurs demandent la même chose, a-t-il dit.

Le Parti québécois est derrière une motion qui se penche notamment sur l’ouverture des commerces ainsi que l’équité de l’aide financière qui varie entre les différents paliers d’alerte.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !