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COVID-19 : l'Europe durcit les restrictions en ordre dispersé

Des passants à Vienne.

Des passants se rendent au Naschmarkt à Vienne peu avant le reconfinement prévu jusqu'à la fin du mois de novembre.

Photo : Getty Images / GEORG HOCHMUTH

Agence France-Presse

Confinements généraux en France ou en Angleterre, partiels à l'image du Portugal, couvre-feux nocturnes comme en Italie : les pays européens annoncent les uns après les autres de nouvelles restrictions face à un virus qui ne cesse de se propager.

L'épidémie de COVID-19 a fait au moins 1,2 million de morts dans le monde, les États-Unis qui attendent anxieusement les résultats de l'élection présidentielle comptant le plus de morts (plus de 231 000).

Mais l'Europe est la région où le virus progresse le plus vite : plus de 11 millions de cas y ont été recensés, dont la moitié répartis entre la Russie, qui a enregistré mercredi de nouveaux records de contaminations et de décès, la France, l'Espagne et le Royaume-Uni.

Des passagers portant des masques de protection dans un métro.

Des banlieusards dans un métro à Paris au sixième jour d'un reconfinement qui vise à contenir la propagation de la COVID-19.

Photo : Getty Images / MARTIN BUREAU

En Italie, encore traumatisée par la première vague du printemps, le chef du gouvernement Giuseppe Conte a signé dans la nuit un décret instaurant sur tout le territoire national un couvre-feu à partir de jeudi.

Il sera interdit de circuler entre 22 h et 05 h du matin, et ce jusqu'au 3 décembre.

Les lycées seront fermés et les centres commerciaux devront également fermer pendant le week-end.

COVID-19             : ce qu'il faut savoir

Les 20 régions d'Italie seront divisées en zones vertes, orange et rouges en fonction de la gravité de la situation épidémiologique, et dans lesquelles des mesures plus ou moins restrictives seront appliquées.

Premier pays touché en Europe par l'épidémie de COVID-19 en février, l'Italie a enregistré plus de 39 000 morts pour plus de 750 000 cas.

Après la France - où le nombre de décès liés au COVID-19 continue de progresser, avec l'annonce mardi soir de 430 morts en 24 heures - l'Allemagne ou encore la Belgique, le Royaume-Uni se prépare à se confiner jeudi.

Le personnel médical dans une unité de soins intensifs Covid-19 d’un hôpital à Bologne.

Le personnel médical dans une unité de soins intensifs COVID-19 d’un hôpital à Bologne, en Italie, où les admissions ont augmenté ces dernières semaines en raison du nombre élevé de malades du coronavirus.

Photo : Getty Images / Michele Lapini

Déjà mis à rude épreuve par des mois de pandémie, les pubs anglais, épicentre de la vie sociale, servent mercredi avec angoisse leurs dernières pintes avant au moins un mois de confinement.

Dans le très vivant quartier londonien de Soho, Joe Curran, propriétaire du pub The Queen's Head, se demande ce qu'il adviendra de son entreprise.

On va payer ça pendant des années. Cette fermeture nous coûtera des milliers [de livres sterling] supplémentaires, sur des milliers déjà engagés, déplore-t-il, interrogé par l'AFP. Quand vous ne tenez plus qu'à un fil, vous devez sérieusement réfléchir à ce que cela implique.

Un panneau d'alerte COVID sur la vitrine d'un restaurant.

Un panneau d'alerte COVID sur la vitrine d'un restaurant le 3 novembre 2020 à Londres, en Angleterre où les entreprises non essentielles, y compris les pubs et les restaurants, doivent fermer leurs portes à partir de jeudi.

Photo : Getty Images / Peter Summers

Jusqu'au 2 décembre, les commerces non essentiels en Angleterre devront fermer, tandis que les restaurants, pubs et cafés ne pourront proposer que livraisons ou vente à emporter. Les écoles resteront cependant ouvertes dans le pays le plus endeuillé d'Europe, qui compte près de 47 000 morts.

Au Portugal, la majeure partie du pays est entrée mercredi dans un nouveau confinement, plus allégé que celui du printemps, mais le gouvernement pourrait bientôt prendre des mesures plus strictes.

Le reconfinement concerne environ 70 % d'une population de quelque dix millions d'habitants et restera en vigueur pendant au moins deux semaines.

Le télétravail est désormais obligatoire, mais les écoles restent ouvertes, ainsi que les commerces et les restaurants, qui doivent cependant fermer leurs portes plus tôt.

Des personnes portant des masques marchent près du fleuve Tage, à Lisbonne.

Des personnes portant des masques marchent près du fleuve Tage, à Lisbonne.

Photo : Getty Images / PATRICIA DE MELO MOREIRA

Ailleurs en Europe, les Pays-Bas ont durci les restrictions, avec la fermeture des musées, cinémas, zoos, clubs échangistes et autres lieux accueillant un public pour deux semaines.

L'Autriche, où un attentat islamiste a fait quatre morts lundi soir, vit désormais sous couvre-feu nocturne, et les réunions privées sont limitées à deux foyers maximum.

En Hongrie, le premier ministre Viktor Orban a imposé le retour de l'état d'urgence lui permettant de gouverner par décret, disant craindre la saturation des hôpitaux d'ici la mi-décembre.

Le couvre-feu a été imposé de minuit à 5 h du matin dans le pays dont le chef de la diplomatie, Peter Szijjarto, a été testé positif.

La Turquie quant à elle impose désormais à ses restaurants, lieux culturels et à la plupart des commerces de fermer avant 22 h.

La Grèce, elle, se prépare au pire des scénarios, a déclaré mardi le porte-parole du gouvernement, Stelios Petsas. Un couvre-feu de minuit à 5 h est déjà imposé depuis le 22 octobre et de nouvelles restrictions sont entrées en vigueur mardi.

La Russie a pour sa part enregistré mercredi 19 768 nouveaux cas de nouveau coronavirus et 389 décès, battant des records établis il y a quelques jours.

Mais les autorités assurent toujours ne pas prévoir de mesures de confinement majeures dans le pays, qui a enregistré 1 693 454 cas et 29 217 décès depuis le début de la pandémie de coronavirus.

Et au moment où la plupart des pays européens durcissent leurs mesures, suscitant parfois la colère des populations, la Finlande affiche une tout autre tendance : le taux d'infection baisse et les habitants soutiennent largement les restrictions.

COVID-19             : ce qu'il faut savoir

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