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Attaques du Vieux-Québec : une nuit « épouvantable » pour les ambulanciers

Le superviseur des ambulanciers paramédicaux lors des attaques dans le Vieux-Québec revient sur cette nuit « épouvantable » et risquée pour son équipe.

Le parlement avec des véhicules d'urgence.

Le déploiement policier s'est déplacé vers l'Assemblée nationale.

Photo : Radio-Canada / Fanny Samson

Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

C’est une imposante équipe d'ambulanciers paramédicaux qui a pris en charge les victimes lors des attaques à l’arme blanche dans le Vieux-Québec, le soir de l'Halloween. Ils devaient à la fois sauver des vies, tout en se protégeant eux-mêmes d’une menace invisible et imprévisible.

On est formés pour ça et on travaille main dans la main avec les corps policiers. Ils nous ont protégés durant ces événements-là, comme ils le font d'ailleurs toutes les nuits quand on travaille avec eux, explique le superviseur aux opérations pour la Coopérative des techniciens ambulanciers du Québec (CTAQ), Guillaume Paquin.

Dès les premiers signalements aux autorités, ses équipes d’ambulanciers paramédicaux se sont rendues sur les lieux du drame pour prendre soin des blessés.

Les équipes se rendaient dans le coeur de l’action, alors que le suspect n’avait pas encore été localisé.

On oublie jamais le risque, le risque est toujours présent, il était présent ce soir-là, ajoute M. Paquin.

Guillaume Paquin en uniforme dans une grande salle.

Guillaume Paquin, superviseur aux opérations pour la Coopérative des techniciens ambulanciers du Québec.

Photo : Radio-Canada

« Quand on devient paramédic, on sait qu'on fera face à ce genre de situation. On est formés et entraînés pour y faire face. »

— Une citation de  Guillaume Paquin, superviseur aux opérations, CTAQ

Une attaque « épouvantable »

Guillaume Paquin pèse ses mots avec soin puisque la dernière chose qu’il souhaite, c’est nuire à l’enquête policière en cours.

Jeudi, l’homme accusé de deux meurtres prémédités sera de retour devant les tribunaux. Carl Girouard fait face à cinq autres chefs d’accusation de tentative de meurtre.

L'homme costumé a attaqué sept personnes, mais a fait de nombreuses autres victimes indirectes, comme des proches et des témoins sur les lieux des crimes.

Comment les paramédicaux font-ils pour s’occuper de tout le monde en même temps?

On est habitués de gérer des témoins sur des scènes hors du commun, par contre, ce soir-là, c'était vraiment extrême. Mais la gestion des témoins fait partie des défis auxquels les paramédics ont dû s'attaquer et ça a bien fonctionné, répond le superviseur aux opérations qui cumule près de 20 années d’expérience dans la profession.

Des policiers encerclent une ambulance.

À la suite à son arrestation, le suspect a été conduit au centre hospitalier en ambulance.

Photo : Radio-Canada

Il admet que des événements récents dans l’actualité lui permettent de dire que, malheureusement, personne n’est à l’abri de ce genre d’horreur.

Ce qui est arrivé samedi soir, c’est épouvantable, c'est un événement d'une gravité extrême, par contre on n’est pas aveugles, on voit ce qui se passe ailleurs en Amérique du Nord et récemment en Europe, et on sait que pour une ville d'une population comme Québec, ce sont des événements qui peuvent arriver.

Aide en santé mentale

Dans les circonstances, malgré la douleur et l’atrocité, il salue le travail extraordinaire de ses équipes. Il y a peut-être des vies qui ont été sauvées grâce aux paramédics et, heureusement, il n'y a pas eu de mort supplémentaire.

Les ambulanciers paramédicaux qui ont travaillé dans la nuit de samedi à dimanche ont été pris en charge par des spécialistes en santé mentale, ajoute-t-il.

« On a un très bon encadrement. »

— Une citation de  Guillaume Paquin

L’heure est maintenant au bilan et aux rapports, à la suite de cette soirée du 31 octobre qui ne sera pas oubliée.

Du réconfort sur quatre pattes

L'an dernier, la CTAQ a mis sur pied un programme maison de soutien aux paramédics. C'est ainsi que Dude, un Goldendoodle, a été adopté et pris en charge par le directeur clinique Éric Hamel. Le jeune chien a été spécialement entraîné à désamorcer des situations de stress. Il a pu réconforter les ambulanciers dans les heures suivant le drame.

Un ambulancier pose avec son chien.

Sous la garde d'Éric Hamel, directeur clinique et maître-chien de la CTAQ, le Goldendoodle « Dude » est intervenu auprès des ambulanciers dans les heures suivant le drame du Vieux-Québec.

Photo : Radio-Canada / Camille Simard

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