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Le SPVM veut rassurer les commerçants du quartier chinois

Tze-Tzen Chow, policier au SPVM

Le policier Tze-Tzen Chow, du poste de quartier 21, rassure les commerçants du Quartier chinois à la suite d'actes de vandalisme.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Charest, caméraman

Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a profité de la Semaine de prévention de la criminalité pour aller à la rencontre des commerçants du quartier chinois, ciblés par des actes de vandalisme depuis le début de la pandémie de COVID-19.

La tournée policière est accueillie avec soulagement par les commerçants du quartier chinois.

Ceux-ci sont inquiets du nombre d'actes de vandalisme qui visent leurs commerces depuis six mois.

Des commerces ont été vandalisés dans le Quartier chinois.

Des commerces ont été vandalisés dans le Quartier chinois.

Photo : Radio-Canada / Courtoisie

Avant la pandémie de COVID-19, les graffitis et autres vitrines fracassées étaient des actes de vandalisme plutôt rares. C'est ce qu'affirment plusieurs membres de la communauté d'affaires asiatique qui ont pignon sur rue.

Des commerces ont été vandalisés dans le Quartier chinois.

Des commerces ont été vandalisés dans le Quartier chinois.

Photo : Radio-Canada

Les vandales ne cherchent pas à voler à l'intérieur de nos commerces. Ils ne font que des bris et s'enfuient par la suite, a expliqué Jimmy Chan, qui représente l'Association des commerçants du Quartier chinois.

Une semaine après des actes de vandalismes, le SPVM a fait une tournée des commerces du Quartier chinois.

Une semaine après des actes de vandalismes, le SPVM a fait une tournée des commerces du Quartier chinois.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Charest, caméraman

La communauté asiatique du Grand Montréal inquiète

Plusieurs associations asiatiques du Grand Montréal associent ces actes de vandalisme au contexte de la pandémie de COVID-19 et aux relations diplomatiques houleuses entre Pékin et l'Occident.

C'est le cas notamment de la Fondation Uniaction, qui veut promouvoir la diversité et l'inclusion.

La communauté asiatique est très discrète, ne revendique jamais rien. Ces actes, il faut les dénoncer pour que l'on puisse vivre ensemble et en paix, affirme Thi Bu Nguyen, présidente et fondatrice de Uniaction.

Thi Be Nguyen, président de la Fondation Uniaction

Thi Be Nguyen, président de la Fondation Uniaction

Photo : Radio-Canada / Sylvain Charest, caméraman

« L'histoire de la communauté chinoise au Canada remonte à 1858. Elle a contribué à construire le Canada, notamment par la construction du chemin de fer d'un océan à l'autre. »

— Une citation de  Thi Bu Nguyen, présidente de la Fondation Uniaction

Pour sa part, la journaliste indépendante Bei Shan, qui est originaire de Shanghai, affirme que l'inquiétude est bel et bien palpable dans la communauté asiatique.

D'après elle, ce climat toxique s'explique par le fait que plusieurs politiciens dans le monde affirment que la COVID-19 est un virus chinois, en raison de la première éclosion qui a été enregistrée à Wuhan, en Chine.

Les politiciens ont une influence. Ce qualificatif associé à un pays reste dans l'esprit des gens. Ça contribue à cultiver un climat de peur, souligne Bei Shan, qui a réalisé de nombreuses entrevues avec des représentants de la communauté asiatique dans les derniers mois.

Bei Shan, journaliste indépendante et blogueuse du site The Montrenese

Bei Shan, journaliste indépendante et blogueuse du site The Montrenese

Photo : Radio-Canada / Sylvain Charest, caméraman

Une présence policière accrue

Le SPVM promet d'augmenter le nombre de patrouilles dans le quartier chinois au cours des prochaines semaines.

On affirme que malgré ces actes de vandalisme, aucun dossier n'est traité comme un crime haineux.

Mais l'inspectrice du poste de quartier 21, Martine Dubuc, prend la situation au sérieux.

Nous avons des enquêteurs qui sont présents dans la tournée des commerces pour recueillir de l'information sur divers crimes qui ont pu se produire, indique Mme Dubuc.

L'inspectrice Martine Dubuc, au poste de quartier 21 du SPVM

L'inspectrice Martine Dubuc, au poste de quartier 21 du SPVM, veut rassurer la communauté asiatique du Quartier chinois.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Charest, caméraman

« Nos policiers sont là pour donner également des conseils de prévention. On veut que les gens soient en mesure de mieux protéger leur commerce. Nous avions déjà prévu de venir dans le quartier chinois, mais les récents incidents nous ont incités à montrer notre présence. »

— Une citation de  Martine Dubuc, inspectrice au poste de quartier 21 du SPVM

La communauté asiatique du Grand Montréal espère maintenant que la présence policière et la médiatisation des actes de vandalisme parviendront à rétablir le calme dans le quartier chinois.

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