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Budget de l'Ontario : les francophones veulent leur juste part du gâteau

Coup d’œil sur les attentes et les espoirs des Franco-Ontariens

Le drapeau franco-ontarien.

Selon l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario, des dizaines d'organismes francophones risquent de fermer leurs portes s'ils ne reçoivent pas une aide financière.

Photo : Radio-Canada / Vedran Lesic

Radio-Canada

Les organismes communautaires et les centres de soins francophones retiennent leur souffle à la veille du dépôt du deuxième budget complet du gouvernement Ford. Ils espèrent que la province leur tendra la main pour leur permettre de survivre pendant la pandémie.

Le gouvernement Ford n'a pas habitué les Franco-Ontariens aux bonnes surprises lors de la présentation de ses énoncés économiques ou de son budget 2019. Cette fois-ci, la menace de compressions semble moins imminente compte tenu de la pandémie.

L'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO) mène la charge et réclame 12,5 millions de dollars au gouvernement afin de sauver les organismes sans but lucratif. Après avoir réalisé un sondage en collaboration avec le réseau Ontario Nonprofit Network, l'AFO estime qu'environ 11 % des organismes francophones de la province risquent de fermer leurs portes d'ici les Fêtes, à moins que le budget contienne une aide financière d'urgence.

Le président de l'AFO, Carol Jolin, a d'ailleurs fait du lobbying auprès de députés à Queen's Park pour qu'ils comprennent le danger de la situation. Il prévient qu'entre 30 et 40 organismes sont en danger, et ce, dans plusieurs régions de la province.

Carol Jolin dans un hall de l'Assemblée législative, avec des colonnes en marbre.

Le président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario, Carol Jolin, suivra avec attention le dépôt du deuxième budget complet du gouvernement Ford.

Photo : Radio-Canada

C’est dramatique pour la communauté francophone d’autant plus que dans bien des coins de la province, l’organisme comme tel est un point de ralliement pour la francophonie, avec l’école, explique-t-il.

« [Les fermetures enlèvent] un point de ralliement pour les francophones. Ça fragilise la communauté et ça accélère l’assimilation dans ces parties-là de la province. »

— Une citation de  Carol Jolin, président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario

L'AFO est d'avis que le gouvernement doit aider les organismes francophones à travers la crise et leur permettre de participer à la reprise économique.

Photo de Caroline Mulroney.

La ministre des Transports et des Affaires francophones de l'Ontario, Caroline Mulroney

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Le bureau de la ministre des Affaires francophones, Caroline Mulroney, a laissé savoir que le budget contiendra un investissement nouveau qui répond directement à un besoin exprimé récemment par la communauté, sans donner plus de détails.

Plus pour les aînés francophones

Les derniers mois ont certainement révélé la nécessité de réparer le système des soins de longue durée en Ontario. Déjà, le gouvernement provincial a annoncé quelques mesures pour améliorer la sécurité et la qualité de vie des aînées. Il s'est notamment engagé à offrir une moyenne de quatre heures de soins par jour par résident d'ici 2024-2025.

La Fédération des aînés et des retraités franco-ontariens (FARFO) souhaite que des mesures spécifiques aux francophones soient annoncées jeudi. On a besoin des soins de longue durée pour les francophones en Ontario. On a besoin d'augmenter les services à domicile et les services en français pour les aînés, indique Michel Tremblay, qui est membre du conseil d'administration de l'organisme.

Un homme en veston.

Le député néo-démocrate Guy Bourgouin

Photo : Radio-Canada

Les demandes de la FARFO sont aussi portées par le porte-parole de l'opposition officielle en matière de francophonie, le député Guy Bourgouin. Il appuie les revendications du groupe quant à la création de lits francophones. Guy Bourgouin souligne d'ailleurs que l'attente pour une place dans un foyer francophone peut durer entre trois et quatre ans dans sa circonscription de Mushkegowuk-Baie James.

« On voit qu'il y a un gros manque de services en français. Je vais garder un œil attentif là-dessus. »

— Une citation de  Guy Bourgouin, député néo-démocrate

Et l'éducation en français?

L'Association des enseignantes et enseignants franco-ontariens (AEFO) espère que le ministre des Finances se montrera généreux envers le milieu de l'éducation, compte tenu des bouleversements provoqués par la pandémie. L'AEFO demande de nouveaux investissements pour assurer la sécurité des élèves et des travailleuses et travailleurs en éducation dans les écoles, particulièrement dans les régions les plus durement touchées par la pandémie.

Une femme pose pour la photo.

La présidente de l'AEFO, Anne Vinet-Roy, demande au gouvernement de trouver des solutions pour combler le manque d'enseignants francophones.

Photo : Radio-Canada / Pierre-Olivier Bernatchez

L'AEFO aimerait aussi que le gouvernement Ford profite du dépôt du budget pour s'attaquer à la pénurie d'enseignants francophones. Nous nous attendons aussi qu’il réserve des fonds pour mettre en œuvre les recommandations du Groupe de travail sur la pénurie du personnel enseignant de langue française en Ontario, lorsque celles-ci seront déposées, a indiqué la présidente de l'Association, Anne Vinet-Roy.

Enfin, l’AEFO espère que le ministre a prévu de l'argent pour l'amélioration des services de soins de santé mentale pour les jeunes.

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