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BAPE sur GNL Québec : une chanson à répondre avant un avis juridique

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L'avocat Nicholas Ouellet, du comité Réveil, a entonné une chanson lors de son passage devant les commissaires du BAPE.

Photo : Capture d'écran

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Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le comité Réveil a non seulement fait part à la commission d’enquête du BAPE sur GNL Québec de son intention de faire parvenir un avis juridique à l’organisme dans les 10 jours ouvrables, le groupe militant a aussi livré une chanson aux deux commissaires lors de sa présentation.

Accompagné d’une chorale que l’on pouvait entendre en arrière-plan, l’avocat Nicholas Ouellet a saisi sa guitare pour interpréter GNL à la poubelle, une version revisitée de L’Angélus de Je vous salue Marie.

GNL c’est juste bon pour la poubelle. Voici pourquoi on ne veut pas de toi, a-t-il entonné.

Cette prestation a eu lieu dans le cadre de la séance virtuelle du BAPE de lundi soir. Une autre séance s'était déroulée lundi après-midi, dans cette deuxième semaine réservée aux présentations de mémoires.

Avant de se lancer, le porte-parole a invité le président de la commission, Denis Bergeron, et son collègue, Laurent Pilotto, à se prêter au jeu pendant la livraison de cette chanson à répondre.

Au terme de sa prestation, Nicholas Ouellet a expliqué que l’avis juridique que son groupe entend acheminer au BAPE concerne le mandat de la commission. Comme des dizaines d’intervenants l’ont fait depuis le début des audiences lundi dernier, il a dénoncé avec vigueur le fait que le projet de gazoduc, partie prenante d’Énergie Saguenay, ne fasse pas partie du même processus d’analyse. La portion du gazoduc est présentée par l’entité Gazoduq, une filiale associée à GNL Québec. Cette évaluation se fera de façon conjointe par Ottawa et Québec.

Les gaz à effet de serre (GES) produits dans l’Ouest canadien auraient une attache territoriale au Québec, a fait remarquer Nicholas Ouellet.

La décision que vous prendrez à l’égard de l’étendue de votre examen du projet Énergie Saguenay sera la vôtre, pleinement. Elle découlera de votre ressort et non pas du ressort du ministre de l’Environnement qui vous l’aurait prétendument dictée. Il s’agit d’un avis juridique selon lequel votre rôle institutionnel de recherche de la vérité sera rempli si, et seulement si, votre analyse des GES découlant du projet inclut les GES émis lors de l’extraction du gaz fossile, de son transport par pipeline et par bateau de sa liquéfaction, de sa regazéification et de sa combustion, a-t-il insisté.

Une levée de boucliers à prévoir, dit la Coalition Fjord

Si le gouvernement du Québec donne son aval au projet Énergie Saguenay de GNL Québec, la Coalition Fjord promet que la mobilisation va s’enflammer comme jamais.

Deux ans jour pour jour après la formation du groupe militant, le co-porte-parole, Adrien Guibert-Barthez, ne s’est pas lancé dans un long argumentaire. Il s’est cependant montré clair lorsqu’il s’est adressé aux commissaires.

Si le gouvernement donne son accord, il peut s’attendre à une levée de boucliers énorme. C’est une promesse qu’on vous fait aujourd’hui. La mobilisation ne va pas s’arrêter ici. Bien au contraire […] la mobilisation va s’enflammer comme jamais, a prévenu Adrien Guibert-Barthez, qui portait un nœud papillon bleu sur lequel on pouvait lire "NON GNL" en blanc.

Il a rappelé qu’une pétition de 89 000 signatures lancée en collaboration avec le groupe abitibien Action boréale démontre que le Québec ne veut pas d’Énergie Saguenay.

Nous traversons une crise sanitaire, qui semble insurmontable. Nous savons qu’il y a de plus en plus de chances que d’autres épidémies mondiales nous frappent dans les prochaines décennies en raison de la crise climatique. Mais je sais que nous allons passer à travers la COVID-19 et que nous allons survivre. Et parce que nous allons passer à travers cette crise, je sais que nous allons être capables de faire face à l’urgence et que nous allons réussir à faire tomber le projet de GNL Québec , a-t-il affirmé.

La SADC du Haut-Saguenay en faveur, le MAGE-UQAC contre

André Boily, de la Société d’aide au développement des collectivités (SADC) du Haut-Saguenay, a lui aussi présenté un mémoire en début de soirée. Son organisme appuie Énergie Saguenay, un projet dont la région a bien besoin, selon lui.

Le MAGE-UQAC, qui représente les étudiants de l’université, a dû se retirer et revenir un peu plus tard en raison de problèmes techniques encourus par l’équipe de la commission. À son retour, la présidente, Marie-Pier Fournier, a présenté plusieurs diapositives pour résumer le point de vue de son association, qui est contre le projet d’usine de liquéfaction de gaz naturel au port de Grande-Anse.

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