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Des organismes de santé mentale se disent limitées par leurs ressources financières

Une image floue d'un homme assis sur un lit dans une petite chambre d'hopital.

La santé mentale est un enjeu pour lequel le gouvernement du Québec a annoncé de nouveaux investissements.

Photo : Radio-Canada

Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Québec a devancé son annonce d’ajouter 100 millions de dollars pour la santé mentale au lendemain de la tuerie qui a fait deux morts et cinq blessés à Québec.

Une annonce bien accueillie par des organismes œuvrant dans le domaine dans la région. Cependant, ils rappellent qu’en Abitibi-Témiscamingue, la santé mentale est le parent pauvre du secteur de la santé.

La directrice générale du Centre de prévention du suicide du Témiscamingue, Lynda Clouâtre, veut offrir plus de service à la population. Elle souhaite recruter du personnel et multiplier les interventions sur le terrain. Le manque de ressources financières limite toutefois sa marge de manœuvre.

On est pas mal au maximum actuellement des services qu’on est capables d’offrir les ressources humaines dont on dispose présentement, dit-elle. Les besoins sont grands, ils sont importants et pour pouvoir couvrir ces besoins, et pour tous les organismes, ça va être un beau plus que d’avoir des sommes supplémentaires, dit-elle.

Le Centre de prévention du suicide de la Vallée-de-l’Or exprime les mêmes demandes. La directrice générale Hélène Blais croit que les besoins se font aussi sentir pour le suivi des malades une fois sortis du réseau de la santé.

Il y a toujours un manque à gagner, on fonctionne avec des subventions et on s’arrange avec ça. Mais on parle surtout de gens qui ont besoin de soin et de suivi à long terme… On manque d’intervenant dans n’importe quel domaine, et c’est ça, la problématique c’est le suivi de ces gens-là , insiste la responsable.

Les fonds manquent aussi à la Ressource d’aide et d’information en défense des droits de l'Abitibi-Témiscamingue (RAIDDAT).

La directrice générale France Riel doit souvent accompagner des personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale dans des démarches administratives.

Elle explique qu’avec deux intervenants, ce n’est pas toujours facile.

Nous pour avoir des gens de qualité, il faut être capable de leur offrir des salaires décents et malheureusement, ce n’est pas vraiment ce qu’on peut leur offrir, regrette-t-elle.

À Val-d’Or, le Résilient est un organisme d’aide aux proches de personnes souffrant de maladie mentale, une population qui peut aussi développer des problèmes de santé mentale faute de prise en charge.

La directrice Chantale Labrecque affirme qu’elle ne peut répondre pas à la demande.

Nous, on est censés desservir la MRC de la Vallée-de-l’Or, mais on n’a pas les moyens de le faire, déplore-t-elle. Il faudrait que j’aie un local à Senneterre. À Malartic, on est juste deux employés, on n’a pas les moyens financiers ni le personnel pour desservir cette clientèle-là.

Parmi ces 100 M $, 35 M $ seront investis pour l'achat de services au secteur privé, et 31 M $ pour le maintien du rehaussement des services.

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