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Parcs Canada envisage de capturer des caribous pour les aider à se reproduire

Un caribou traverse un pré.

Parcs Canada espère ainsi donner naissance à 20 animaux chaque année.

Photo : Parcs Canada

Radio-Canada

Afin d’aider la population de caribous du parc national Jasper, Parcs Canada a élaboré un plan qui consiste à regrouper des caribous provenant de petites hardes pour les aider à se reproduire en captivité

Parcs Canada étudie la possibilité d'élaborer un programme de conservation et de reproduction des caribous. Nous en sommes à l'étape où la proposition va être soumise à des experts externes, peut-on lire dans un courriel diffusé la semaine dernière par Parcs Canada. 

Selon des documents obtenus par La Presse canadienne et présentant une ébauche du plan datant de 2017, il est prévu de capturer des caribous de hardes trop petites pour survivre, soit composées de moins de 10 individus, jusqu’à avoir rassemblé 40 femelles et 5 mâles. 

Les animaux seraient ensuite regroupés près de la ville de Jasper, dans un enclos d'environ un kilomètre carré, entouré de clôtures électriques et surveillé.

Parcs Canada estime que ce programme pourrait permettre de voir naître 20 animaux chaque année.

L’enclos pourrait également servir aux hardes du parc national Banff, dit l'organisme.

Selon Dave Argument, chargé de la conservation des ressources au parc national Jasper, si le programme est mis en place, Parcs Canada espère pouvoir relâcher les premiers animaux nés en captivité au début de 2024.

Toutefois, il n’est pas garanti que ces animaux survivent ensuite dans la nature. M. Argument en est bien conscient.

Il y a des animaux qui nous auront demandé du temps et des efforts pour être élevés et qui vont devenir des proies, reconnaît-il.

Il admet également que l’adhésion du public est un autre problème.

Nous prenons un animal sauvage et nous le mettons dans un enclos. La population élevée dans l’enclos pourrait passer le reste de sa vie en captivité. C’est un changement important qui ira peut-être trop loin pour certains, explique-t-il.

Selon le professeur de biologie à l'Université de l'Alberta Stan Boutin, ce programme est effectivement risqué.

Il y a beaucoup de choses qui pourraient mal se passer, avance-t-il. 

Cependant, il pense que, compte tenu du déclin de la population, cette expérience vaut la peine d’être tentée. Il a d’ailleurs proposé un plan semblable, mais moins radical, qui consiste à placer dans un enclos seulement les femelles enceintes en attendant qu’elles mettent bas. 

Avec les informations de La Presse canadienne

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