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Des parents de joueurs des Broncos militent pour la création d'un monument permanent

Les bâtons de hockey, les fleurs, les pancartes, les croix et les chandails des Broncos, tous rendus gris avec le temps, rappellent le douloureux souvenir de la tragédie qui a eu lieu à l’intersection des routes 35 et 335, au nord de Tisdale.

Un chandail vert avec les mots Priez pour Humboldt recouvre une croix. D'autres plus petites croix ainsi que des objets sont parsemés autour de la grande croix avec le chandail.

Un comité de parents de joueurs des Broncos de Humboldt veut un monument permanent pour honorer la mémoire des victimes de l'accident survenu le 6 avril 2018.

Photo : Susan Ormiston / CBC

Deux ans et demi après le drame qui a décimé l'équipe de hockey des Broncos de Humboldt, des discussions sont toujours en cours afin de déterminer la façon d’honorer de façon permanente la mémoire des 16 morts et des 13 blessés de la collision survenue le 6 avril 2018.

Myles Shumlanski vit à moins d’un kilomètre du lieu de l’accident. Son fils, Nick, est la seule personne qui s’en est sorti sans blessures physiques.

« C’est une intersection difficile [...] Je connais des gens qui vivent près de chez moi qui sont toujours incapables d'y passer en voiture, même s’ils n’ont même pas été concernés. »

— Une citation de  Myles Shumlanski
Un avant-plan sur un bâton de hockey avec les mots Humboldt Strong  inscrits sur le ruban de la palette. Derrière, on y voit des dizaines de fleurs de toutes les couleurs ainsi que d'autres objets pour commémorer les morts.

Des fleurs, des bâtons de hockey et autres objets sont parsemés autour de croix installées à l'intersection où l'accident est survenu.

Photo : Chanss Lagaden/CBC

Un comité de parents de joueurs des Broncos travaille sur des plans pour construire un monument à la mémoire des victimes sur le lieu de l'accident. Certains d’entre eux préféreraient le voir érigé le plus tôt possible.

Ça me déçoit un peu d’une certaine façon, dit Kevin Matechuk, dont le fils, Layne, a passé un mois dans le coma après l’accident. On aurait tendance à croire que ce serait une chose qui pourrait se faire plus rapidement.

« Je m'imagine avoir les visages et une petite biographie de tous ceux qui sont morts, et quelque chose aussi sur les survivants ainsi que tous ceux qui ont été touchés dans l’accident. »

— Une citation de  Kevin Matechuk

J’aimerais voir un genre de petit musée dans lequel je peux me promener et rester au chaud, propose quant à lui Chris Joseph, qui a perdu son fils, Jaxon, dans l’accident.

Nous ne voulons pas attendre 30 ans. Nous voulons toujours être en vie et pouvoir le visiter, ajoute celui qui est lui-même un ancien joueur de la LNH.

Michelle Straschnitzki, dont le fils, Ryan, est désormais paralysé de la poitrine jusqu’aux pieds, suggère que ce soit un endroit pour que les gens puissent rendre hommage aux joueurs et lire des informations à leur sujet.

Elle aimerait aussi que certains des objets déposés à l’intersection soient préservés.

Le maire de Tisdale, Al Jellicoe, affirme quant à lui que le drame a laissé une trace indélébile dans sa communauté. Il aimerait lui aussi voir un monument à cet endroit.

C’est surprenant, le nombre de véhicules qui s’y arrêtent, souligne-t-il.

Myles Shumlanski embrasse un vieil homme.

Myles Shumlanski, à droite, vit à moins d'un kilomètre du lieu de l'accident. Son fils est le seul qui s'en est sorti sans blessures physiques.

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

Myles Shumlanski croit qu’un monument permanent ne va pas changer grand-chose.

Des gens du monde entier sont venus pour déposer des objets au pied de ces croix et, parfois, ça a l’air un peu en désordre, mais vous savez quoi? Ça a beaucoup touché les gens qui y ont perdu des membres de leur famille, soutient-il.

« C’est un endroit qui, quoi qu’il arrive, sera toujours là. Il ne disparaîtra pas. »

— Une citation de  Myles Shumlanski

Avec les informations de La Presse canadienne

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