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Virginie DeChamplain remporte le prix Jovette-Bernier

L'autrice devant un lutrin en train de livrer ses remerciements.

Virginie DeChamplain lors de la cérémonie de remise du prix Jovette-Bernier du Salon du livre de Rimouski.

Photo : Michel Dompierre

« Je pense que je suis brisée. [...] Ma mère est morte et j'ai pas encore pleuré. » Ainsi entre-t-on dans le roman Les falaises, de Virginie DeChamplain, lauréate du prix Jovette-Bernier du Salon du livre de Rimouski 2020.

L'autrice d'origine rimouskoise, qui faisait partie des finalistes aux côtés de Pénélope Mallard et Gabrielle Filteau-Chiba, raconte dans son premier roman l'histoire d'un deuil qui se fait entre la Gaspésie et l'Islande, dans ces grands paysages où il fait parfois bon se perdre.

Le village de Vik i Myrdal, en Islande.

Virginie DeChamplain met en scène les paysages de la Gaspésie et de l'Islande dans son roman Les falaises. Ici, le village de Vik, dans le sud de l'Islande (archives).

Photo : getty images/istockphoto / NanoStockk

Ce que je trouve fascinant avec le fleuve, c'est que ça peut être à la fois un élément très doux, très calme, mais aussi destructeur et très en colère. [...] Ça peut aider à relativiser un peu ce qui se passe autour de nous, raconte l'auteure.

Page couverture du livre en noir et blanc.

Le premier roman de Virginie DeChamplain est paru chez La Peuplade.

Photo : Courtoisie La Peuplade

C'est donc entourée de décors grandioses que la protagoniste du roman lit avidement des cahiers écrits par sa grand-mère, découverts en faisant le tri des objets dans la maison de son enfance.

L'écriture de sa grand-mère met alors en lumière la vie de cette femme qu'elle n'a jamais rencontrée, et celle de sa propre mère, qui vient de mourir.

Elle apprend à connaître les femmes de sa vie qu'elle n'a, finalement, pas connues ou très mal connues, explique Virginie DeChamplain. L'écriture, ça permet d'avoir une vulnérabilité que, parfois, on n'est pas capables d'avoir lorsqu'on est face à face, poursuit-elle.

Je file d'un cahier à l'autre, dévore les années où on s'est manquées. Comme deux trains qui se croisent à toute vitesse et font trembler la campagne aux alentours.

Extrait du roman Les falaises, de Virginie DeChamplain

On découvre ainsi, aux côtés de la protagoniste du roman, cette mère qui riait pour rien qui pleurait pour rien et qui, à l'image du paysage, est entière et insaisissable, avec toute la beauté et la détresse que cela peut comporter.

*À noter que Virginie DeChamplain est l'invitée d'Annie Landreville dans un entretien auquel l'autrice Hélène Dorion a également participé. Il est disponible en ligne sur le site du Salon du livre de Rimouski.

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