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La FSSS-CSN reproche à Québec de ne pas l’écouter sur la sécurité du personnel soignant

Jeff Begley.

Jeff Begley, président de la FSSS-CSN, en conférence de presse.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) reproche au Gouvernement Legault de ne pas l’écouter sur la question des mesures à prendre pour réduire les risques pour le personnel au front pour faire face à la pandémie.

« Depuis le mois d’avril, malheureusement, il n’y a aucun échange digne de ce nom avec nous sur ces questions. »

— Une citation de  Jeff Begley, président de la FSSS-CSN

En conférence de presse lundi matin, M. Begley fait état de plus de 17 000 personnes infectées dans le réseau à la mi-octobre. C’est de loin le groupe le plus touché et, malheureusement, il n’y a pas de mise en place de choses qui pourraient améliorer la situation de façon significative.

C’est quoi le vrai discours?

Le président de la FSSS-CSN reproche également au gouvernement un double discours, qui envoie des messages contradictoires .

Dans un premier temps, explique Begley, le ministre [de la Santé] a annoncé qu’il avait l’intention d’interpeller les syndicats de la santé et des services sociaux pour examiner et améliorer la situation. Et lors de cette même journée, nous étions sur la table de négociations sur la question de santé et sécurité. Sur toute la ligne, les porte-parole du ministère nous ont dit non à chacune des étapes. Donc, c’est quoi le vrai discours? [...] Il y a des solutions, mais pour appliquer ces solutions, il faut un dialogue, un dialogue qui manque cruellement, lance le président de la FSSS-CSN.

Sous le choc

Josée Marcotte

Josée Marcotte, vice-présidente de la FSSS-CSN

Photo : Radio-Canada

Sa vice-présidente, Josée Marcotte, en a aussi gros sur le cœur et ne manque pas de blâmer le gouvernement. Aujourd’hui, alors que le gouvernement [du Québec] a le pire bilan au Canada en matière d’infection du personnel, on s’attendait à plus d’écoute, a dit Mme Marcotte.

Elle se dit encore sous le choc de la réponse qu’on a reçue de la partie patronale, dont les représentants ont refusé de mettre en place toutes les mesures proposées.

Elle reproche à la partie patronale son ton méprisant et son insistance à revenir avec les mêmes mesures d’avant la première vague. On a l’impression qu’ils vivent sur une autre planète, qu'ils ne veulent rien faire d’autre comme si tout allait bien.

Mme Marcotte cite entre autres l’exemple de sa demande de mettre à la disposition de l’ensemble du personnel des équipements de protection individuels appropriés et nécessaires et de s’assurer en tout temps d’avoir une réserve en quantité suffisante, notamment les masques N95. La partie patronale se contente, dit-elle, de demander aux établissements de s’engager à déployer des efforts pour respecter les recommandations de l’Institut national de la santé publique.

Elle cite également l’exemple des uniformes pour le personnel et de leur entretien. La partie patronale propose d’en fournir dans certains secteurs seulement.

« On ne veut pas prendre les mesures nécessaires pour empêcher la circulation de vêtements contaminés et on veut laisser ça à la discrétion des établissements. »

— Une citation de  Josée Marcotte vice-présidente de la FSSS-CSN

Ce dont le personnel du réseau de la santé a besoin en ce moment, ajoute Mme Marcotte, ce n’est pas du mépris de la part du gouvernement, c’est de la reconnaissance et surtout un maximum de protection.

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