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L'isolement, grand défi pour les immigrants en temps de pandémie

Doriane Makamdem en entrevue.

Doriane Makamdem est arrivée au Canada en janvier 2020.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Doriane Makamdem est arrivée au Canada en provenance du Cameroun en janvier 2020. Elle s'est installée à Etobicoke, en Ontario, pour rejoindre son mari et se trouver en emploi en sol canadien.

Loin de sa famille et de ses proches, elle s’est fait trois amis au sein de sa nouvelle communauté au début de l’année. Mais l’arrivée de la pandémie, les mesures sanitaires et le confinement du printemps l’ont rapidement isolée.

J'étais très isolée parce que les quelques personnes que j'avais rencontrées, je ne pouvais plus les voir physiquement. C'était juste les appels vidéos au téléphone.

Elle travaillait dans le secteur de la beauté au Cameroun depuis 2018, mais n’a pas pu se trouver d’emploi au printemps, alors que les salons de coiffure et les spas étaient fermés. Mme Makamdem a passé la majorité de l’année à surveiller ses enfants de 2 ans et 3 mois à la maison pendant que son mari travaillait.

Je ne pouvais pas sortir, je ne pouvais pas découvrir. Je n’ai pas découvert le Canada depuis que je suis au Canada. Je suis juste à la maison.

Doriane Makamdem

L’isolement, un défi ressenti ailleurs

L’un des plus grands défis auxquels font face les nouveaux arrivants en temps de pandémie est un sentiment d’isolement, selon Moïse Zahoui, coordonnateur des services en immigration du Centre de santé communautaire du Grand Sudbury

Selon Moïse Zahoui, l'isolement est l'un des plus grands défis auxquels font face les nouveaux arrivants.

Moïse Zahoui

Photo : Radio-Canada / Patrick Wright

D’arriver dans un environnement nouveau, de ne pas rencontrer les intervenants, ne pas avoir accès à quelqu’un qui t’accueille, c’était vraiment difficile pour eux, surtout à la suite d'une quarantaine obligatoire de deux semaines, explique-t-il. La recherche du logement alors que les familles étaient en quarantaine était aussi une tâche difficile.

Au printemps, de nombreux immigrants ont également dû faire face à des délais pour obtenir leurs documents auprès de Service Canada, ce qui les plongeait dans des phases très précaires, ajoute M. Zahoui.

Le Centre de santé communautaire du Grand Sudbury a effectué la plupart de ses contacts et de ses activités de façon virtuelle au long de l’année. Cette semaine, elle prend part à une tournée littéraire, organisée dans le cadre de la semaine nationale de l’immigration francophone.

C’est là que nous aurons la chance de rencontrer les clients avec lesquels nous avons passé [des semaines] à communiquer soit par téléphone ou de manière virtuelle, dit-il.

M. Zahoui fait appel au gouvernement ontarien pour que ce dernier soutienne les organismes qui assistent les nouveaux arrivants francophones.

Je pense que c'est plutôt le temps de parler de bonifier les services francophones existants au niveau de la province de l'Ontario, explique M. Zahoui, ce qui aiderait cette population issue de la diversité, mais surtout francophone, de pouvoir s'intégrer et de pouvoir rester en Ontario.

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